SIXIÈME LEÇON
DES PABADES SIMPLES DE QtTARTE ET DE TIEKCfc.
Lorsque Tëlève devient ferme dans ses positions , le mattre lui feit exécuter des parades siiiiples. Il le feit mettre en garde comtiïe dsms la leçOn précédente, c^està-dire , de lui-même ; de son c6té , le mattre «n feit autant , et engage Tépéé en tierce , et dégage qnarte dans les arinês pour faire parer quarte à Técôliér. Cette parade consiste à écarter la pointé dé Tadvèrsaire de là ligne du corps ; il lui prend la main pour lui feire sentir FefFet de la parade, en le plaçant dans la position demiquinte, et en opposant quarte à' quarte sans tac. Il ne s^agit id que de chercher la position ou opposition; Dé là, pour parer tierde, il ti^y a que là main à tourner tierce.
Le tourné de la main formé un angle assez grand
pour écarter la pointe de la ligne du corps; la main étant placée en garde partagée, il faut, après la parade finie 9 que la pointe du paréur reste fixée au corps sans s^en écarter d^une ligne; car si elle s'écartoit du côté du fleuret de Fadversaire, il se trouveroit au talon un vide qui niUroit à la parade, puisqu^il y auroit un jour; c^est ce qu'on appelle parer de la pointe.
Observations sur le fort et lefoible.
U est essentiel d^apprendre à Fécolier à connoitre le fort et lefoible de son fleuret. I^a lame est divisée en deux parties : le fort , qui prend depuis le talon auprès de la garde jusqu'au ïnilieu, est appelé partie défen^ sive^ pu ce|Ie.avçc {aquielle.on pare; depuis le milieu jusqu'à la pointe, c'est le foiLle, qu'on appelle /;ar£ie offensii^e^ et avec laqu^le on touche; ainsi, parer, c'est 0{^oser lf3 fort au foiblë de l'adversaire qui doit absolu^lLent céder; car, eût41 une force, d'Hercule, sa pointe ne peut résister, au fort qu'on lui oj^ose, et qui produit l'effet du lévipr;, aussi , dans le coup tiré , c'est le foible que l'on combat en. évitant le fort, et c'est pouc parvenir à l'éviter que l'on fait enlever la main aux écoliers sans tiirer, et. qu'on insista particulièrement sur la
nécç.ssi,té de çejtte éléyatioî),.
. . J(ç reçpmnijBinderai toujours la belle position en fait d'armes: pouç y.paryeijûr, le maître enseignera lentement , |e,raj rester sur touts les temps , pour bien imprimer la position, à pouvoir s'en rendre compte parfai-» temeht , et faire ^ir ^ Téléve l'ensemble d^s mauve«
DE L^ART DES ARMES, 3g
ments, et ramener à en sentir Futilité. En tirant vite et se relevant de même, le mattre n^a pas le temps d'examiner si tous ces mouvements sont réguliers. Dans notre académie , nous ne nous sommes jamais permis de donner une leçon d^action avant que Técolier ne fût parfaitement bien sur ses jambes, qu'il n'eût le corps bien placé et la garde devant lui. Si on néglige cette méthode, l'élève tirera toute sa vie sans atteindre la force qu'il devoit se promettre de ses moyens physiques, parce* qu'on les lai aura mal fait employer {vojr» pi. X et XI ).