‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 22 sur 84 · SEPTIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

SEPTIÈME LEÇON

A LAQUEtiLE ON A JOINT LA FEINTE ET LA DOUBLE-FEINTE.

h^élève étant placé selon les principes développés dans les leçons précédentes^ lenKiitre, après avoir bien exaininé et corrigé les délisiuts que peut avoir l'écolier, soit dans sa garde, soit dans le développement , tient le fer en quarte en dedans, eti lui dit: » Étendez votre garde , formez la ligne d'opposition , afin d'écarter ma pointe; tenez mon foible avec le fort de votre épée, les ongles un peu inclinés en tierce pour former l'angle, et votre pointe à mon corpg, de même que dans la parade (la pointe ne doit pas être plus écartée que dans l'opposition ); frappez du pied, effaces^ les hanches, pliez dessous vous , le bras gauche à sa place, relâchez la dureté du bras » ; puis on le fera marcher en coupant toujours

les temps pour se replacer; on lui fait aussi marquer un appel pour asseoir le corps sur la partie gauche , ensuite rompre la mesure en gardant toujours la même distance d^un pied à Fautre, et frapper de nouveau du pied sans remuer le corps. Après quoi , le maître^ passant dr quarte eu tierce, feit parer tierce; il n^y a que la main à tourner, ce qui forme un angle suffisant; peur écarter la pointe de la ligne du corps ; si Técart de la parade étoit plus que suffisant , le pareur trompé met* troit trop de temps pour revenir à la parade; le maître ne doit donc que £aire opposer sans tac, et, en se relevant y il fait placer la main en garde partagée à même de parer et de tirer, et dit à Féléve : « Parez quarte, en opposant simplement quarte sai^s trop d^écart, seulement que ma pointe soit hors de la ligne de votre corps, et que la vôtre se trouve dans ceUe du mien , si elle va à ma droite hors de la ligne, il en résultera un vide à votre fort, qui donnera un jour à la mienne, comme on Ta démontré plus haut. »

. 11 est essentiel que le ^nahre sache parfaitement donner son fer en feisant parer; il doit avoir soin de porter son foible dans le. fort de Féléve, en passant son bouton près du talon, et de bien tirer au corps, afin que ce soit bien dans la ligne que Fécolier forme la parade, qui autrement seroit mauvaise ; lorsqu'il Faura bien £aiite, le mattre dira : « Attendez ma retraite; si je me relève en baissant la main, retenez le corps, tournez les angles, ^evez la main pour prendre le foible par opposition, et marquez bien les trois actions; le foible étant maîtrisé, soutenez la main, asseyez -vous sur la

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partie gauche, effiioez les hanches, levez le jûed droit toujours en rasant la terre, tendez le jarret gauche. »

Le coup tiré, le mattre, comme c^est d^usage, examine le développement; il aura soin qu'au moyen de l'enlèvement de la main, et de la fectlité qu'il en donnera , le fort de l'élève soit toujours dans le foihle. Le pied étant posé on^-le coup développé, le feible bien maintenu, la main ne doit point se porter en avant dans l'élévation, ce seroit aux dépens de la hauteur, et le fbible resteroit dans le fort de l'épée adverse ; comme ce déftiut est commun à tous les écoliers, il iant outrer l'élévation dans la leçon; car dans l'assaut la main tombe toujours; en outrant donc comme on l'enseigne, la main se soutiendra à hauteur convenable. , L'écolier remis en garde, le mattre engage en quarte, fait parer tierce, en opposant tierce à tierce; le seul tourné de la main écarte le fer; il faut tourner les ongles cout-^-fiiit , enlever la main, lever le pied, tendre le jarret gauche , et rester sur la coup. Le mattre alors, tenant le bouton du fleuret/ de sa main gauche;prendra le fort avec la droite près la garde, et remuera le bras pour l'aasonplir; il est communément trop roide ,^ sur-tout dans le coup de tierce. L'élève se remet en garde d'un seul temps, 4$ on lui fait parer quarte; le mattre alors se relève en serrant l'épée , fiiit dégager dessus ; la main quarte et les ongles tournés , on enlève la main au plus haut, en prenant l'opposition. Il en est de même si on a tiré tierce; c'est la quarte sur les armes.

L'élève revient en garde, et le mattre lui dit : « Parez

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