‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 25 sur 84 · DÈS FAUX ENGAGEMENTS · texte numérisé non relu

DÈS FAUX ENGAGEMENTS

Le feux engagement dans lequel on prend avec le

(bible le fer de Fadvesaire » est une faute dans les armes; on ne tient rien s^il a la main légère, et sHl sait saisir l'à-propos. Il tire sur ce feux engagement avec d^autant plus de facilité que le foible est livré : il est toujours dangereux de passer Fépée d*un cAté à Fantre sans s^assurer par&itement du foîble; cela exige une grande justesse d^opposition , sur-tout si Fon a affiiire à un tireur qui ait de la main et une belle éléyation ; car il s^empare du foible aussitôt la jonction du fer.

L'engagement diffère du dégagement , en ce que le prendier sert, comme on vient de Fexpliquer, à s'em«» parer du fer, et le second poqr passer d'un autre côté, et tirer un coup quelconque. Le mattre £ût engager Fé* pée, c'est-à-dire, de quarte en tierce, ou de tierce en quarte, le fort mailrisani le foible, et tenant la pointe adverse hov^ de la ligne du corps et la pointe près du passage de Fépée. Si elle est tenue en quarte, « frappez <jlu pied pour afïermir le corps, dira le mattre, marchez, tournez les ongles, enlevez la main, levez le pied, tendez le jarret gauche , partez, relevez^vous, engagez Fépée en tierce, les ongles bien tournés , fermant liDgle comme à la parade de tierce, frappez du pied, marchez; si j'ai la ms^in basse., tournez les ongles .en quarte, enlevez, et partez quarte sur les armes. En garde , eçgagez Fépée en quarte, frappez du pied, marchez; si je serre votre fer, dégagez quarte sur les armes , tournez les ongles, enlevez, partez. En garde , et replacez-vous , engagez Fépée en quarte, achevez votre ^ngagemept pour bien vous couvrir, asseyez -vous, ef&cez votre corps , sentez Fépée légèrement en ne for*

mant que Topposition ; plus un tireur a le toucber léger, plus il est embari^ssant, frappez du pied sans remuer le corps 9 et marchez; si j^ai Tépée devant moi, marque^ la feinte une, deux, pour m'amener à Tépée tierce, enleyez la main, et partez. En garde, engagez Fépée en tierce, frappez du pied, relâchez- vous, iii dureté ni roideur dans les bras, marchez; si j^ai Tépée devant moi, marquez la feinte une, deux, de quarte en dedans pour revenir quarte sur les armes, enlevez; et tirez. En garde , engagez Fépée en quarte en dedans , couvrez-vous, étendez la garde, votre fort dans mon fbible, et la pointe basse, la main demi-tierce pour marquer une , deux et trois » ; mouvement très difficile, il faut aller très doucement pour apprendre à le faire près du talon de l'épée adverse. Si l'élève a de la peine à le comprendre , on en décompensera les temps , et on les lui fera exercer jusqu'à ce qu'il les exécute bien, et il sentira alors que les coups larges sont faciles à juger, et dérangent le corps.

Dans l'assaut, il ne suffit pas de tromper le fer pour toucher, il ËBiut encore que la pointe soit réglée par de très petits mouvements ; autrement on n'ajuste pas, l'expérience le prouve. Le mattre dit : a Marquez la feinte une, deux et trois, que la pointe frise le talon de mon fer, et passez en quarte sur les armes, enlevez la main, tournez les ongles. En garde , et partez ; relevez-vous. »

À chaque exercice, le mattre ne négligera pas d'examiner si l'élève est bien en position, et il corrigera les défauts qu'il pourroit apercevoir; il prendra garde aussi de lui donner trop dé facflité par la manière de retirer

âa main , ce qui feit partir le corps f rop tôt. Lorsque relève est bien posé, le maître lui dit : « Courrez-vous en quarte sur les aimes, engagez Tépée en quarte en dedans, frappez du pied, engagez Tépée en tierce, le coq)s en arrière^ marchez, restez là, la feinte de seconde près du fer, reyenez quarte sur les armes, retenez le corps, tournez la main, enlevez , levez le pied, tendez le jarret gauche; en garde, frappez du pied, eflEacez-vous, frappez du pied encore une fois, marchez , restez là, marquez la. double-feinte , et retombez en seconde , partez ; en garde.. ». Ici on revient aux premiers principes y qui sont les coups simples. Le maître, tenant le fer de son élève en dedans, lui dit : « Tournez ^es ongles, enlevez la main, baissez le bras gauche, restez là sans tirer et sans remuer le corps, remettez vos bras en place. » C'est un balancier nécessaire à exercer pour habituer Técolier à faire agir la main avant le départ du corps; cela se répétera donc souvent et en détail : u Tournez la main, lui dîra-t-on, enlevez au plus haut , prenez Topposition, et laissez la pointe au corps sans avancer le vôtre ^ il faut rester ployé. » Mous avons déjà démontré la nécessité de laisser la pointe au corps, ainsi que la manière, de .tenir le fleuret, afin que' les doigts. obéissent; mais nous. ne saurions y revenir trop souvent : tenez donc votre fleuret du petit doigt et de Favant-dernier, les trois autres doivent jouer sur la poignée, pour conduire la pointeà mesuré qtie?la main s'enlève; on tournant, le petit doigt s'ouvre et le quatrième aussi; en. sorte que quand la main est arrivée au plus haut^ on, ne dent plus le fleuret qu^avec le

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pouce 9 rindex et le doigt du milieu; Técolier qui répétera souv^it ces exercices se donnera une grande fecilité; ils auront le même effet pour lui que les battes ments multipliés pour les danseurs de théâtre; assouplir, donner du liant, est de nécessité dans tous les arts : on parlera souv^it de Tavantage de ces mouyements dans Texercice du mur.

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