‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 28 sur 84 · DU SALUT · texte numérisé non relu

DU SALUT

Le salut en fait d'armes se compose des plus beaux mouvements de cet exercice^ aussi, dès que l'élève est un peu formé par les premières leçons, on passe à celleci pour lui donner de la grâce et ^ç l'aisance, bien entendu qu'avant on aura eu soin de lui faire porter sa tête très en arrière, et de la lui fiaire tourner à droite et à gauche par des mouvements moelleux. Gomme les bras ont besoin de toute leur élasticité, le meilleur nioyen pour la leur procurer sera de feire prendre à l'élève un bâton qu'il tiendra dans b position du talon

à la cheTÎHe gauche, comme son flearet, c'est-à-dire, des deux mains. On lui fera lever les bras très haut : ou lui en fera d'abord ployer un, puis baisser les deux en

. tièrement derrière le dos, sans biaiser toutefois; car il auroit trop de fecilité pour relever; le bras qui a ployé se. tendra, et Tautre pliera; ensuite on aura la faculté de relever; mais on aura toujours Fattention de ne pas biaiser. Cet exercice fiait par&itement rentrer les ëpau«

: les.> Il £siut en même temps renverser la tête et la tourner à droite et à gauche, comme on Va dit.

L'élève ainsi préparé , on le laisse dans sa position , c'est-à-dire, le talon à la cheville, la tête haute et tournée à droite, la poitrine ouverte, les épaules bien ren-

^ trées, les bras tombant le long du corps, la lame du fleuret dans la main gauche. Le mattre alors le prendra par les deux mains pour l'aider jusqu'à ce qu'il fasse régulièrement le salut, lui lèvera les bras, en lui disant: En garde, et les lui placera; puis, lui tenant les deux mains, il conduira la gaoc^ an bouton du chapeau, par où il doit être pris^^àns aucun dérangement de la tête: frappez deuxfois du pied, continuera le mattre, sans remuer le corps, restez ployé, ôtez le chapeau, étendez le bras, amenez la main gauche à la place qu'elle occupe dans la garde; aussitôt qu'elle baisse, que la droite s'enlève au plus haut en tournant les ongles de quarte, et formant un beau balancier. Le mattre, poursuivant sa leçon : dit : « Enlevez-vous en portant le pied droit à l'endroit de la boucle derrière le talon gauche»

; restez là, tendez les genoux, grandissez-vous, la tête et le oorpsr droits, la main droite tout-à-fait tournée,

comme sur le développement de quarte hiëo enlevée^ et marquant Toppositioa de quarte en dedans, baissez répaule, que le bras gaudie ne soit pas roide, Touvertare du chapeau en Tair, tombez en garde du pied gauche, placez le bras droit à la garde ordinaire, sans abandonner la main, frappez deux fois du pied. » Le maître fait former la parade de quarte par un mouye* ment large, puis celle de tierce également, et la main tournée en tierce. L^avant-bras doit ployer à Fendroit de la saignée, mais non le poignet; le maître amène la main devant Festoméc^ et quand la lamè^du fleuret est à hauteur du chapeaU, formant un cercle, la main gau-* che se relèvie daïais lé temps même que la main droite revi^it à sÀ place, le chapeau se remet sur la tété par UU mouvement gracieux , et la main ne s^éloîgne du bouton qu'après un appel du pied; tandi» qu'elle baisse, le bras droit s^enléve, et foit balander; on-feit une passe en avant en rapportant le pied gauche à la boucle du droite et Ton reste dans cette position où le mattre vous laissa pour en examiner et en corriger les défouts; après quoi^ il vous dit : « Retombez en ^rde du pied droit j^ ra^^ menez le bras gaudie en place. » Cette dernière passe eh avant est pour regagner ie terrain qu^nn avoit cédëi |Kar honnêteté. Voilà le grand salut de.Fassaut; il èx^ mande à être exécuté doucement, parceque Fensemblef de tous les mouvements est long à retenir; pour cettQ raison , le maître conduira toujours les bras, et tiendra les mains, juaqu^à ce que \écxXvsx soit en état de faire l<t «alut seql.

. ^ikt€^, La manière d'avarm^er et de reculer: tjae Ton

DE L^AfiT DES ARMES. 5<

Tient de voir dans le salut , s^^p^eUeJaire des passes; la première, qui a eu lieu en arrière, a été pour céder le terrain {vojr. pi. XVI ).

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