‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 34 sur 84 · DES FAUX BATTEMENTS ET DES BATTEMENTS RÉELS · texte numérisé non relu

DES FAUX BATTEMENTS ET DES BATTEMENTS RÉELS

LeSkJaux battements, les battements réels ainsi que les engagement&y les croisés et les nienbcés s^a{^peUent des attaques au for. On les distinguera par les détails suivants.

Les &UX battements ne sont que de petits battements ou firoîssements de la pointe sur le fort ou le' talon adverse > ils produisent une pression ou un ébranlement y un dérangement quelconque dont on peut profiter^ Le battement réel est un battement du fort sur le foihlead-> verse qui produit un grand jour en écartant le fer. Il est très difficile et ne doit être ftiit que de la main par inae grande élasticité ^ue Téléve n'aiequiert qn^à la l<»igue. Par cette raison on n^ doit en^doiMier ciHinoiseaxice au» écoliers que le plus tard possible et lorsqu'ils ont tout àla-fois le liant et Télasticité néeessaires ; lorsqu'on vent le leur faire faire trop tât, ils ne le font que du bras et de Vépaule aux dépens de Jia main et n'ont alors que de la dureté. Au surplus ) nouiS parlerons des battexnentis et des croisés à la fin des chapitres des leçons. Plus on diffère

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d'y exercer Fécolier et mieux on parviendra à les lui faire faire adroitement.

Li'éléve s'ëtant placé en garde d^un seul temps, le maître lui fait engager Fépee très souvent pour l'habituer à la prendre juste. L'engagement est aussi une attaque au fer ; il Taccoutumera aussi à frapper du pied chaque fois pour asseoir le coips sur la partie gauche et le rendre immobile et ferme. Ensuite il le fera marcher et rompre avec la même fermeté ; il ne lui passera pas la moindre £aute , la bonne leçon ne soufirant aucune négligence. Le maître fera tirer sur les armes et parer le contre^ l'élève parera de même le contre dans sa retraite, le maître alors lui dira: a Attendez ma retraite, que votre pointe soit près de mon fort, faites un faux battement, c'est à*<iire , battez de votre pointe sur mon fort , ce doit être un petit mouvement fort vite ; la pression à laquelle' il oblige le tireur qui n'a pas son contre bien affermi suffira pour interrompre cette parade. En général, le feux battement est fort bon : dailleurs il n'y a rien de mauvais dans les armes , mais il fautl'à-propos. Lorsqu'on fait un &ux battement on ne tire pas du mé^ -me côté, à moins qu'on ne marque la feinte : une , deux. On pourra suivre, après le faux battement, tout ce qui S'est pratiqué dans les leçons précédentes : feinte , double-feinte , contre-dégagement , revenir , et la doublefeinte.

DIX-NEl)VIÈME LEÇON.

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