‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 37 sur 84 · QUE DANS LA RETRAITE · texte numérisé non relu

QUE DANS LA RETRAITE

Le coupe ^ Après le menace, tant en attaque qu^en retraite, est très difficile à parer. Nous le répétons, le grand talent du maître est de savoir bien donner Tépëe à son élève dans les engagements, et 6ur*tout son (bible; dans ses parades, comme dans les temps qu^il feit; qu^il se tienne toujours près du talon du fer de Técolier, pour lui faire sentir TefFet de la tenue. Le maître «qui feit les temps comme ils sont expliqués, et le seront encore dans les leçons suivantes, gagnera beaucoup de main et de légèreté par le liant qu'il est obligé d'avoir et les connoissances qu'il acquerra à mesure qu'il donnera leçon. Les amateurs même qui veulent s'instruire dans cet art trouveront dans ce Traité les difficultés démontrées, et deviendront, en l'étudiant, de vrais connoisseurs.

Pour revenir aux coupés après les menacés, le maître dit: «Engagez l'épée en quarte, assurez- vous du fer, sentez l'épée légèrement, menacez quarte, la pointe au corps, et votre fort dans le foible jusqu'au bouton en soutenant la main; qu'il n'y ait qu'elle à passer, tournezla , et coupez vite. » En exécutant le coup de cette façon, il est rare que le fer adverse ne réponde pas au

go TRAITÉ

menacé. Pour aider en menaçant on donne au fer ad** verse un petit point d'appui qui £Bicilite le coupé, mais il faut y mettre une extrême légèreté. Après le coupé, la leçon suit depuis le dégagement, une, deux, la doublefeinte, jusqu'au contre -dégagement, la feinte et la double-feinte.

Le mattre engage Tépée en tierce, et dit: « Parez le contre de tierce, attendez ma retraite. Je me reléye Tépée devant moi; menacez quarte, la nmin baute dans mX>n foible jusqu'au bouton ; c'est votre fort qui doit être au bouton en donnant un petit point d'appui bien léger; ensuite que votre main passe le plus vite pos-^ sible, et en pivotant, quand le foible est gagné.» C'est imparable s'il y a eu de la légèreté et de la finesse. Les coups après sont les mêmes que les précédents ; on y ajoute les coups compliqués , les simples dégagements de vitesse et le salut, par lequel on finit.

Nota. Quelques maîtres font faire la feintQ de coupé, que je n'admets point par la raison suivante :

Sur un changement d'engagement, soit dans la garde, soit dains la retraite^ on tire le long de la lame en prenant l'opposition. La feinte du coupé est bien plus dangereuse, puisque la pointe fait deux temps en l'air. Un tireur ferme sur ses jambes , qui a du coup-d'œil , une main légère, arrive au corps par opposition; même un mauvais tireur sera appelé sur l'abandon du fer, sou adversaire ayant la pointe en l'air.

En admettant qu'on fasse bien la feinte du coupé au plastron , elle perd trop à l'assaut pour y être admise, ,

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