‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 40 sur 84 · DV COUP DE TEMPS · texte numérisé non relu

DV COUP DE TEMPS

On dktnifue la parade du tac et la parade d^opposi^ tk>n. La parade du tac se feit en tournant la main très vite. Le tac prodait T^cart de la pointe adverse, il s'ensint la riposte , ce qui fiiit deux temps. Quant à la pa* rade d^opposition , Toici en quoi elle consiste : je sup-* pose quW tire uu coup de quarte sur les armes, que celui qui doit parer le juge , il ne fera qu^opposer quartç à quarte sur les armes, ou tournera la main tierce ; il sent alors le fer qui lui sert de conducteur , la main s'en-* lève, la pointe se trouve au corps , le développement va de suite , la main n'ayant feit qu'ixn temps , qu'on ap* pelle le vrai coup de temps , ou coup du même temps, ou coup d'opposition , il devient naturel par la grMde habitude du plastron, on verra dans la suite la manière de le foire exécuter. '

Il y a trois degrés de parades. Quand le mattre livre son élève à l'assaut, il est sûr qu'il les forme bien toutes ; faute d'habitude, il se presse trop dans les commén* céments , il ne rend pas la riposte chaque fois qu'il ren-* contre le fer, parcequ'il met trop de force ; avec le temps il se pressera moins , paret^ à raison de la vitesse de son adversaire et ripostera plus souvent ; arrivé à un plus haut degré , il liera moins de contre, il prendra des parades simples , des parades d'opposition , celles-ci ne feront qu'un temps en tirant de suite, c'est ce que nous appelons coup d'un seul temps ^ coup jugé: le maître donne au plastron la manière de les tirer , les bien juger

est Fouvrage du temps et d^un travail assidu ; le midtra 0''y peut rien , tel écolier y arrive plqs £)cileinept que toi autre : la bonté de la vue y coDtriJiu^ b^ucoup , et détermine ce qu^ou appelle le CQup d^œil ; il oe faut pas d'aiUeur^ qpe les écoliers cbarchetit trop à juger pour risquer le temps > il doit méiuQ le9 ea éloigner et leur persuader que le premier principe est de serrer des contre ou de parer; c'est le moy^n de p^ Êiir« jamais de vilains assauts. Souveptmâinesapsjclierc)ieràjugeronse tromf pe et Ton feit <^e« coups pour coups .qpi 4tent le mérite d'un Jbel as$at9l. Le vi^ tireur ne doit jamais déveloj^ar qu'il ne sent^ h^tpr^ c'est iSoacoQduct^uir^ ^omme on Ta dit , pour tirer le long de la lapia. £q étndUa&t bien cet ouvrage on ^ trouvera des ex^f^cfi^ qui conduiront à tout et pap degrés.

VINGT-ÇJNQDIÈME ^EÇON-

EXJEUCICE ET J^IAKIJ^a^ DE TIR£R LE3 COUPS D^ TEMPS,

OTJ QOU^S p'0PPQ3lTÏQ^.

Le maître fait plaoer Féleve en garde; quand il y est bien xégulièremepat, il lui hii tirer des coups droits, en» levés f H&Oi aouteaus et à fond sans que le corps tombe , Où pousse sur le plastron , pins il dît : a Tirez dessus , je pare le contre de quarte , en garde ; parez le contre de quarte. Dans votre retraite ne trouvant pas Tépée au

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