‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 39 sur 84 · DES COUPS DE TEMPS · texte numérisé non relu

DES COUPS DE TEMPS

Les coups de temps se divisent en trois classes, savoir : le coup iTarréty le coup de temps, et le coup sur le temps.

Le coup d'arrêt est un coup pris sur une marche; le coup de temps est un coup d'opposition sans tac, et qu'on appelle coup du même temps ou coup d'o{^si« tion. Le coup sur le temps est une grande faute, en ce qu'on ne doit jamais tirer sans opposition: il en résulte le coup pour coup, comme on le verra.

Le maître dit : . Si je marche sur Vous la main basse , tirez droit; car je ne peux tirer et marcher à-la-fois. Un tireur qui est bien sur ses jambes, qui a le bras souple,

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la main liante et légère , de même que la pointe , verra qae le jour qui lui est donné dans la marche appelle la pointe au corps. Le coup qu'il tire est un coup d'arrêt et un des plus beaux coups d'armes qui existent; il est certain et imparable.

Si je marche en serrant l'épée en quarte en dedans , dégagez dessus; si je marche Tépée devant moi, marquez une, deux, ensuite la double-feinte. Si je prends le contre en marchant, contre*dégagez; tous tromper les contre et les simples par la feinte et la double-feinte; Le maître fait éviter les engagements sur les marches , comme cela sera démontré dans le cours des leçons. Ce coup d'arrêt, qui est superbe dans Tassant, ne s'exécute que par une extrême retenue de corps. L'adversaire doit être pris sur sa marche, le pied en Fair. Le maître continuant, dit : Si je marche en serrant Tépée la main ^aute, tirez seconde ou octave. En seconde, la main prend plus de hauteur, et le coup est plus beau.

Si le maître marche Fépée en tierce, marquez la feitite de seconde, et tirez quarte sur les armes. S'il marche en prenant des parades simples , doublez la feinte en seconde; s'il marche en liant le demi-cercle, contredégagez seconde, contre«d^a|pea, la feinte et la doubler feinte.

' On ne doitîamais marcher dans l'assaut qu'on ne se soit bien assuré de l'épée adverse. Il faut la tenir légèrement, et être prêt à la suivre. Si on la perd, il faut cuivre le fer par des contre répétés, liants et petits , pour qu'il rfy ait ni feax temps ^ ni temps perdiis. Ren-^ 4ez la riposte; jm quittez pas le fer en marchant, si

DE L^ABT DES ARMES. gj

TOUS ne voulez tomber dans Fiaconvénient que je vais TOUS faire sentir en nt'exposant : à cet effet, je tiens Tépée en dessus , et j^ai la main basse; je marche en chan- |[eant rengagement. Je quitte par conséquent le fer; aussitôt , prenant opposition , tirez droit le long de ma lame. £n garde; dans votre retraite, parez le contre de tierce; i^mpez, dégagez quarte. Je marche pour re* gagner la mesure, en prenant Fépée de mon fort sur votre foible : passez quarte en dedans, enlevez, tirez; en garde.

Le maître change rengagement. S'il marche en prenant Fépée en quarte dedans, passez quarte sur les armes, enlevez et tirez. On fait (aire sur les marches tout ce qui a été démontré au chapitre des change^ ments d'épée^ en observant la plus grande sévérité sur les oppositions»

Observations.

Il faut éviter de' tomber dans Terreur de pinceurs démonstrateurs, qui disent: Marchez, engagez Fépée; Finconvéttient vient d'être expliqué. Si je marche en prenant Fépée:, tirez le long de la lame, ou évitez Fengagement. Une seconde faute est de dire : Rompez et parez; celui qui rompt est hors démesure, celui qui marche ne peut non plus être en mesure; car on né peut tirer et marcher à-la*fois; il faut donc saisir ce tireur sur le pied levé par un coup d'arrêt.

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