‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 47 sur 84 · DE TEMPS · texte numérisé non relu

DE TEMPS

. Ayaiilt débuté par les coups droits, le mattre Eût parer le coutre de quarte, et dit: « Attendez ma retraite, marquez une, deux, et trompez le demi -cercle par le contre-dégagement de seconde. La suite est la même jusqu'à la double -feinte. Trompez ensuite les deux contre, c'est-à-dire, le demi-cercle et le contre.de quarte sur les armes; p^rez le contre de tierce, attendez ma retraite, marquez la feinte de seconde,^ ou la feinte de quarte en dedans pour tirer quarte sur les armes^ « Celsi revient au même y parcequ'on preud le contre sur ces deux feintes.

DES COUPS D^ABRÉT,

Voyez le chapitre des coups d^arrêt^ et au second ar«. tiole où ils sont encore plus expliqués ; passez ensuite au détail des coups qui n'ont pas été démontrés.

Le maître tient le fer en quarte en dedans , et dit : «Tirez dessus, je pare le contre de quarte; en^rde: parez le contre de quarte ; si tous ne trouvez pas le fer, arrêtez-moi en quarte sur les armes, enlevez, tirez;

lia TRAITÉ

en garde. Engagez Tépée en quarte en dedans, frappez du pied tirez dessps, je pare le contre de quarte; en garde. Parez le contre de quarte et le demi-cercle; si vous ne trouvez pas le fer au demi-cercle, coupez la ligne par octave, enlevez la main, tirez ; en garde. Liez le fer au contre de quarte dans votre retraite, tirez dessus. Je pare le (X)ntre de quarte; en garde. Parez le contre de quarte, le demi-cercle, octave; si vous ne trouvez pas le fer en octave, c'est que j'aurai passé dessus. Arrétez-moi alors en quarte sur les armes, en opposant quarte sur les armes, et 'vous aurez tiré le vrai coup de temps. Eu garde; engagez Tépée en quarte, tirez dessus; je pare le contre de quarte; si vous ne trouvez pas le fer, tournez la main tierce tout-à-feit, opp'osez tierce à tierce, enlevez, tirez; en garde. Tirez dedans, je pare le contré de tierce; en garde. Parez le contre de tierce, je contre^ dégage dedans, ma pointe gagne trop en passant des-* sous votre main, prenez prime, soutenez la main, tirez en opposant la main gauche; en garde à Tépée quarte , pour ne pas faire passer la pointe devant le corps. Engagez Tépée en tierce, tirez dedans ^je prends le contre de tierce; en garde. Parez le contre de tierce, prime; si vous ne trouvez pas le fer en prime, arrêtez en seconde, et tirez le coup de temps; en garde à Fépée de tierce^ tirez dedans, je prends le contre de tierce; en garde. Parez le contre de tierce, prime et seconde; si vous ne trouvez pas le fer en seconde, opposez tierce à tierce, ou le temps. » Voilà en tierce les mêmes positions qui ont lieu en quarte; d'après cela, si le mattre est intelligent, les idées se succéderont.

DE L^ABT DES ABME8. Il3

Il arrÎTe quelquefois que le coup de seconde est jugé, que la parade se fait avec tac; d'après Fécart queoela {NToduity il y a une très belle riposte en quarte sur les armes, pour peu que la main de celui qui est paré se trouva basse; dans ce cas, celle de celui qui riposte , étant en tierce, a un jeu extrêmement vite pour rendre quarte sur les armes. Lemattre doit sans cesse veiller à ce queTélére soit bien sur les positions, et le ramener aux coups simples pour. gagner de la vitesse, et d'après les moyens indiqués. Il faut observer la plus grande légèreté dans la pointe et le touché du fer; on en devient plus embarrassant, plus dangereux pour quelque tireur que ce soit, mais sur-tout pour un tireur médiocre, qui cher^ che toujours un point d'appui. Quand on ne sent pas le fer, et qu'on manque de développement, on a beau avoir de la main, on perd toujours^ considérablement , par la raison qu'avec une pointe légère qui ne permet pas le 'moindre, point d'appui' on ne trouve rien à tromper.

Gomme le mattre a beaucoup à parler, on l'avertit qu'il peut se dispenser de dire chaque fois 2 Parez le contre de quarte ou de tierce; quand on est sur un engagement, on ne peut parer que le contre de l'engagement sur lequel on tient le fer. De l'engagement quarte pour parer le contre de tierce, il faut parer tierce, ce qui est une parade simple où l'on fait engager l'épée, autrement dit, changer l'engagement pour changer le contre. Il faut donner connoissance de cela aux élèves. Souvent, quand on leur dit : Parez le contre, ils deman dent lequel. Mais ici ce n'est pas la même chose; comme

ri4 TAAITÉ

il s'agit cTune démonstration par écrit , et qu^on ne Toit pas le côté par où le fbr doit être tenu, il y a nécessité d^indiqaer nominativement le contre qu'il faut parer pour que le lecteur ne perde pas le fil de la leçon.

Observation^

La nécessité de maintenir une sévère position en &it

d'armes cause à l'élève beaucoup de fatigue , occasionée

Bur-tout par le ployé de la partie gauche. Il est de l'at*

• tention du mattre , quand il s^aperçoit que l'élève est

l désuni par cause dé lassitude, de l'habituer àse relever en

' remettait le talon à la cheville gauche : c'est dans cette

: position que le tireur doit prendre repos; il ménage

ainsi sa vigueur et conserve sa ligne dans l'assaut.

. Saint-Georges ne tirait jamais plusieurs coups de suite

sans se reprendre. Sans cette précaution on dégénère

quant à la position et à la vitesse , c'est cequ^l est essen-*

i tiel d'éviter. Si un tireur de la vigueur de Saint-Oeor-»

gès avoit recours à ce moyen , un tireur ordinaire ne doit

pas. le négliger.

DE l'art des armes. ItS

»^f^^H^^^kf*

TRENTE-TROISIÈME LEÇON

MAI^ftafi I^S FAIRE GAÇVER PIS tA YlTESSB A LA MAllf «

VB DB ÇÉOSa A LA FOME.

té mafttré ayàftt P^p^e eilgâgë en tî^fCê dit î « Pââèei qtiarte cfn dedans le pins près possible de mort for ; enletez la rnnin poiif loncher. » Si le coup est bien tiré, lô maître aura de la peine à le parer au contre dé tierce , s'il rparvient , c^est parcecjue sa parade aura été fioelrtent feite; relève alors se trouvera shfpris de éerdlr danâ tine opposition contraire âd Coup qu*il à tiré, oppositiôti à laqaellé il rt^a pas eticofèf appris à ob^îr ; car il s'imagine qu ayant cfegagë qtïarte etl dedans il ne peut avoir à prendre roppositloh de tferce. Le toattre fera doncâ dessein de ces parades du contre dé tierce pour habittier la main de récotférau liant nécessaire; târ^si elfe rt^obéit pas juste k la parade du contre de tierce, en tournant promptement tierce, après le coup de quarte dé- Teloppé en dedans, le fleuret tombera, et la raison en est, ainsi que nous avons déjà eu occasion de le faire remarquer, que le pommeau faisant point d'appui, on ne pourra résister à la force du levier qu'en fai.^ant pi-* voter la main le plus promptement possible, et en changeant l'opposition de quarte en tierce dès qu'on éprouv* la moindre résistance.

Il6 TBAITé

Dans les commencements » les élèves laissent tomber la main sur la parade de tierce y ils se découvrent et &— alitent le moyen de leur prendre le temps ; ils croient dans leur erreur qulls ne peuvent £Biire autrement , et que Feffet seul de la parade cause la chute de leur main ; mais le vrai est que , £siute par eux de la soutenir , efiFet qui n^auroit pas lieu si leur main eût conservé en tirant Félévation et la hauteur convenable , et qu^elle eût pivoté naturellement en obéissant à la force. Il est bien nécessaire de surprendre les élèves par des contres inattendus pour former leur main à céder à la force, et.au be» soin à changer vite les oppositions ; nous en parlerona encore ailleurs

. La même chose a lieu sur rengagement quarte dans les armes. Le mattre, sur le dégagement quarte sur les armes , prend la parade du contre de quarte ^ il y ailans ce cas moins de difficulté pour le tireur, attendu que la main restant quarte , il n'y a qu'à changer l'opposition quarte sur les armes en celle de quarte en dedans. ' Le maître, après cette leçon, recommande de.tirer au mur avec les autres élèves avec, la plus grande attention. On ne sauroit trop pratiquer cet exercice.

DK L^ABT DES ABMES. II7

Page 1