‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 48 sur 84 · TRENTE-QUATRIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

TRENTE-QUATRIÈME LEÇON

SXEaCICE DES COUPS SIMPLES EN PARADES ET RIPOSTES QUI SE FONT APRÈS AVOIR TIRÉ LE MUR , D^ÉLÈYE A ÉLÈVE.

Cet exercice est un des plus essentiels à faire suivre aux ^éves ; mais avant de le commencer ils. doivent déployer des coups achevés et bien à fond pour qu'ils aient toute la valeur qu'ils doivent avoir pour toucher. Si ces coups sont tirés, comme on Fa déjà dit, à la douzaine, c'est une étude en pure perte ; le tireur est relevé aux dépens et du coup qui n'est pas achevé et de la garde dans laquelle l'écolier n'a pas^le temps de se replacer. Le lecteur voit que tout exercice destiné à rendre fort dans l^assaut n^a de mérite qu'autant qu'il est détaillé et fini, et que les temps sont bien coupés pour en sentir la va» leur.

^ Le maître dit: « Engagez Fépée en quarte ; passez Ip bouton le plus près possible sur les armes, tournez les ongles , enlevez la main très haut, partez ; touchez, s'il vous est possible, parcequ'il y a un avantage réel à toucher le mattre malgré sa parade; restez là; observez, votre position ; je pare tierce, revenez à cette opposition , relevez-vous ; je riposte seconde , parez le demi-cercle , restez sur la parade pour examiner si les ongles sont tournés de manière à former un grand écart et obtenir plua

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de jour pour la riposte; la main à la hauteur de la lii^U'* cbe, riposte/, quarte en la soutenant ; je pare quarte, relevez-vous ; je riposte quarte surles armes; parez tiercé, quundje me relevé ripostez seconde que je pare au demi-cercle; Velevez-vôus, parez quarte ; quand je me re-> levé recommencez eu tirant dessus. Ce sont les positions et Jés coups qui se rencontrent le plus souvent dans Tassant, il fbut !es faire exercer lentement et en détail, ob« servant que la main passe la première et arrive ^au plus l^utî surtout qu'il y ait de (a vîf^s^^ 9I qu'on reste sur les t^mp$; by<9 sw» 4'46«rt«t YOtre poiutel^ moioa pos*:

W^ ÇPIfTW IST DQ17^I,E^*CONTBE, ET PK TOUTES I,KS

Les contres ont été dëuiotitrés plusieurs fois; on a pré. sente leur utilité pour le jeu dé la maki et là retenue ihï Coirf)S.. Celui qui tire ^e premiérpasselëimainlaprçm^re quarté sur les armes,' Tautre piire au contre de quarte f fqirès queUiues coups un de^ deù« parera tierce, pour cjiaoger le contre dé quarte en celui de tieree. La main sur ente parada pÎTOie en $e soutenant très haut et en changeast ropposition. Le pareur uq doit pas voir la fin ^re de r^dfersdirç mr la ]|ps|rad0 de tierce , il: y afiroif

DE L^ABT 0E8 ABME8. 11$

alors un trop grand jour. Le tireur relevé et remis en garde, Vautre lui développera un coup de quarte en dedans à fond et bien soutenu, on le lui pare par le contre de tierce. Cette parade est plus lente que le contre de quarte, à cause du tourné de la main qui exige plus de temps. Cette difficulté de tourner la main assez jvite donne aussi plus de brillant aux coupsi qui dans Tassant se font souvent sur les armes.

Le pareur doit exécuter franchement en tierce^ c^estàrdire que la main seule doit conduire Faction de la pa? riide, en rapprochant le mouvement des doigts sans re* muer ou retirer en tournant le haut du corps : cela en effet ne s'appelle plus parer , mais seulement éviter le coup, et c^est un grand défeiitpour Tassant, attendu quWnepeut tir^ en retirant le corps ou en le tournant , à cause des temps perdus. Venons maintenant à. la parade du contre de quarte sur lès «rmes. Les tireurs en présence^ un des deux tire quarte en dedans, TaniCre ^ ail lieu du contre en tierce , pare le contre en quarte sur les armes.

Le pareur laisse le tireur se relever et se replacer, pour tirer à son tour dans les armes. On se rappellera de nepasexécuteroes coups précipitamment, c'est-à-dire^ de ne pas les tirer sans bien couper Jes temps. Après cet e^rcice on passe au double contre.

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TRENTE-SIXIÈME Ï^EÇON,

EXERCICE DES DOUBLES-fCONT^E.

• Les doubIes-ck>ntre, après les contre-dégagements » sont également dHine grande utilité pour donner de laé main et de la retenue de corps.. À vaut de tirer |on convient toujpurs de 'celui qui doit partir le premier, pour éviter qu'en tirant tous deux àJa-fbis, il n'arrive des accidents. Tant que les élèves ne sont pas bien au fiait ils ne doivent point chercher à toucher : ils se gâteroient au lieu de s'avancer. Le mattre écartera les maladresses en exigeant des élèves dans ces sortes d'exercices qu^ila soient hors de mesure ^ quand l'action de la main pré-t cède bien le mouvement du coips, quand ils ont pratiqué quelque temps le mur à toucher , c'es^ alors qu'ils peuvent essayer à se gagner de vitesse.

• Les élèves étant doue en présence ^ celui qui doit corn-» çienoer contre-dégage quarte sur les armes, l'autre pare le doublé contre de quarte en dedans. Plus ce contre sera petit ef plus il sera vite ; tout le monde ^sait que moins^ un cercle a de dicpuètre et moins il faut de temps pour le parcourir. £nsuite on passe au double contre en tierce ; ( dont le mouvemeet est plus difUcile comme on le s^it ) ou au double contre çn quarte sur les armes. Celui qui doit tirer çontre-dégage quarte en dedans; l'autre double

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le ccmtre en qaarte sur las armes y mouvement d^autant meilleur qu'il est difficile*

Le pareur laisse relever et remettre en place son ti* reur, ensuite il contre dégage, c^est également passer la main quarte. Cet exercice donne la fecilité de bien ramasser le fer en quarte sur les armes , pour tirer ou entrer droit sur un coup [développé ou sur une marche. Si rélève est en état de tirer à toucher y il passe le premier dégagement lentement, et presse le seconde vite, de cette manière il touchera in&iUiblement*

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