‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 59 sur 84 · LOURDE ET TROP MOLLE · texte numérisé non relu

LOURDE ET TROP MOLLE

Gomme nous FaTons déjà dit, il y a beaucoup de cboix  faire dans les lames. Quelques unes ont 33 pouces; mais à c^tte longueur, elles sont rarement bonnes. On les réserve pour lé mur à^outber contre des adversaires qui donnent de' la tablature, soit parcequ^ils parent bien, soit parcequ'en parant mal , ils esquivent le coup par un mouvement ou retraite du corps. On s'^èn sert aussi contre les mauvais jeux qu^il feut tenir de loin. Si celte lame de 33.ji)ouces.et d'un joli cercle se trou* voit un peu mofle, on la rédairoit à 32 en étant un demi - pouce du côté du bouton , et un autre demi-^ pouce du côjté du talon; en retranchant plus d'un demi* pouce du côté de la pointe, on gâteroit Félégance du cercle. Sur une pointe foible , le demi-pouce supprimé ne fait que donner du corps à la lame. Voici la manière de la raccourcir par le talon : on commence par la mesurer à partir du bouton, et Texcédent de 32 pouces se marque avec une petite lime sur les cai^res près du talon; ensuite on place la lame dans Tétau; on y fait

UM ootaille ^ cbai|ii6 côMipour Wn 8>$8arer de Vé^ f«lHé des lfiloii9« QD m^t U lam^ à i'miiroît 4^um def Piailles f vm» phi« bat que le l>ord supérieur de Tétan on.ioàcboifey pow* &Ler 1% lime, qiû de ceiie iqanière »e gAte^pe^ le wIqh, ea le re&Ueni phis bas qu^U ne le fovi\y Qomm^ lalaïQe «e rétréci^t du talpii ^ la pointe , on se gardera bien d'ôter beaucoup de fer, afin de xi^ pas trop afibiblir le talon. tJn petit rebord suffit pour mnè^er }^ gpirde ; 9Î die passe» oa y lemédiera e» y met* tant un morcea^ de cuiirre* U est irrai que, comme on opère à froid, on a beaucoup de peine à limer; mais si

«a «ii^j(Q«t la hm^ ai| £qii » eiik la d^^ewapaut l on la dM4mmefoi%,: Pour avoir d^^ 4ei»r^ n^^fitj^ #t bieo k \9k iniHA» il &u^ 4wi; nj^^pargaer m brasi m Um^^ et oi> m twdarai paa k r^CAi^oUve. quel i^yantagei c^l» do^na^

pwff la beU^ e^téwtîQQ» da^ l^çi i^met.

p^ièir re9^4dier â^> g^cd^ l|^i «^ v*qm\^ ^op large, il fîi¥t prendre «a mqr^u de cwvre jarWVQ». pcëiSârable pQnr 9^d^}pef4 au ciiivr^ leQu^jie» a^^?^ ^pai^ poov nénstex %iiiE. c<mpa d^ marteau; oi^ y Sait un troqk de forme car- 9^%^^ adouQit les trs^tf traiçé^ par I9 b/n^ «mr la soie qif!9m % pii^air^e, afin que Tasisiette^ de ciMvre^ puisae pasfi^ fori jiiHe. Si la ga^de se trouTe^Qpcope tirop large» on la vea^rre dans^rétan; cMuite oa la faif entrer de ^e»i 4prè4 9on ajus^meQt pajrfait , on livae res^cé-r deaâ dit cuivre qi»^ Ia déborde » ei pourrroit blesser le poooe.

X/e% Uwt9 arrangées de cette feçon sont ordii^aM^emeut meiUeoves que celtes, ak l'en ciieit n'avoir i:iep^ ^ fiiire* Je xCmi moAie gM^e que de cetie manière v j'^

DE l'art des aemes. i63

corrige les cUfouts, et par ce moyen eUe« ae trouvent plus légères.

If ANlÈHe DE IfETTHE USE B08ETTE SOLIDEHENT.

On met le fleuret dans Tétan, en ne laissant passée <|a# ce quHl fapt pour le pivoc de la rosette. On a une petite Unie plate et sans dents k Tun des petits côtés, et ce petit c^té sert d^appui de la rosette, et ne lime pas r^tan. On Ume de cbaque côté sans arrondir ; car cela 09 seroit pas si solide; mais la rosette entrant avec force £ur un pivot carré, les carres lui donnent la plus grande fermeté. Il fout avoir f attention de ne limer qu'à froid, amtremwt le pivot détrempé plieroit sous la rivure. Il est presque impossible de mettre une risette solide ^i ¥m fait passer la lame an feu, à moius que ce ne soit une lame très forte et cassée de beaucoup.

On pi^nd ^ cuivre jaune de l'épaîsseur d^une pièce 4e deuE liardb» dont on n^emploie que la quatrième partie. On a un poinçon très petit, et fait exprès, bie» pointu, bien trempé, on perce la rosette sur du bois asae* tendre pour que le poinçon, en traversant, puisse y entrer sans s^émousser. Il fout que le trou soit très peti^ çj» fagnmdit toujours assez. On met ensuite la r4>seMe dans ^étaiu pour limer ce que U poinçon a feit I^ver^ Après on redressa la rosette avec le gros marteau; on reprend le poinçon et la rosette qu'on met sur Tétau qu'on, laisse exprès entr'ouvert pour laisser passer lai pointe du poinçon sansTémousser; on le repasse à petita coups de marteau dans le tFou de la roaette pour

l()4 TAAITÉ

le (aire de la grandeur convenable au pivot; enstdte on met le bout du fleuret dans Tétau à fleur des points d^appui de la rosette. Si le pivot étoit plus long, il pourroit se casser. On ajuste la rosette qui doit entrer de force à Taide d^un petit pommeau neuf qui né doit servir qu^à cela, et dont le trou sera fort petit. On doit faire entrer en entier et de force le pivot de la rosette, on en limera ce qu^il y aura de trop pour la .rivure , en*-» suite on rivera avec un petit marteau. Cela étant foit, on arrondit la rosette , et on finit par quelques petits coups de marteau pour raffermir ce 'que la lime auroit ébranlé. Remarquez qu'on, se. sert du grand marteau pour percer la rosette et pour la redresser, mais que pour river on se sert du petit marteau, d'abord par le coin , et on finit avec la plane.

On n'a de bons marteaux qu'en les fiiisant forger par les serruriers , et en se donnant du soin pour s'assurer de leur trempe et de la bonne qualité de l'acier;- ceux qu'on achète chez les quincailliers sont de fer, et ne valent rien.

MANIÈRE DE BIEN BOUTONNER tJN FLEURET d'ASSAUT.

Le bouton étant réduit à 2. lignes de diamètre par la lime dont on s'est servi, on prend de la peau douce, on en tire une petite bande un peu plus large que le bouton, parcequ'en la tirant elle se rétrécit. On en feit quelques tours sur le bouton , et on couvre avec la peau qu'on met double. On tient le fleuret de la main gauche , passée à cet effet au baùt du boutoo. pour l'as,-

DE L^AIT DES AfiMES.

sujettir > et^ ayec de la ficelle extrêmement mince, on &it un nœud 9 appelé nœud de marinier: il se feit en tenant le bouton et Fun dés bouts de la ficelle dé la main gauche, tandis que la droite saisit Tautre bout qu^elle croise en dessous et recroise une seconde pour former un second anneau par-dessus le premier. t)ans cet état, les deux bouts déficelle qui doivent serrer le bouton se trouvent en dedans. Il faut que les deux brins en soient disposés de manière à ce que le bouton y passe bien juste, pour qu'en serrant, cela fasse tendre la peBu. Jl ne reste plus après qu'un nœud à jEaiire. On tient à cet effet le fleuret dans ses jambes , le courbe devant soi, en sorte que le nœud étant fait en dessous ne paroisse pas. On finit par couper près de la ficelle la peau qui excède.

Ces détails paroissent minutieux, mais ils sont indispensables pour parvenir à bien boutonner un fleuret. Lorsqu'un bouton est bien &it, la pointe passe beaucoup mieux, et c'est un avantage auquel les bons tireurs ne sauroient être indifférents.

l66 tRAITÉ

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QUARANTE-^UATttlÈIltfi LEÇON.

m ITOR A tOf^HÉR Et ÛC IlÉRtTe M Ut Jlfitl TIBBR.

Le mur à toucher, comme kiôus Pavons déjà dit, ê^ ce (}u^il y a dé plus essentiel et de plus beau daâs les armes; te bien tirer est le fini, là pèrfèctioii dèTâit, auxquels on né peut atteindre sans conhoitré et suivre lès principes qui y conduisent. Je peiix assurer qùfe j'ai "VU peu de personnes le tirer comme il faut. On sentira pat* tous les détails où j^entre à cet égard combien les jeunes gens ont tbrt de né pas s^y appliquer, puisqu'on peut toujours parvenir à le tii^ér, sinon très bien, du moins relativement à ses mèyeiis, et qu^il est d^un avantage réel, comme nous le démontrerons.

On pourra trouver ces détails éxtrêmements longs; mais lorsquMl s^agit d^approfondir un «art quelconque, il se présente des difficultés et des défauts dont il Faut expliquer les causes et les inconvénients , afin d^apprendre à surmonter les unes et à éviter les autres. G^étoit le principe de M. I^a Boëssière père, principe soutenu et bien justifié par le célèbre Saint-Georges, son élève, et par tous ceux qui ont eu le bon esprit d^imiter celuici , sans cependant approcher de sa perfe<::tion.

Ce principe ne peut être contesté, trop de preuves en ont constaté rexcellence pour quHl soit attaqué. Aussi

DE L'ABt DEi ABME8. l6^

^ijé prts tôtoted les pirëcaUCioiis néùetièeiitèê pônr bien rétablir, et garantir oettt qni tnédiMitMit e«l OQtrmgt il«i déâagréttient de tomb^ dans 1^ Ai^t6ê qid 1«b ^loigneroient de la perfection.

L'écoIièr arrivé au degré d'instroÈliM Cdtivêiiable^ poin* tirer te ttitir à toueber, ifen^à-dire qnand il mt bien a:d8oo{^i» qu'il a la retenue du torpê exigée, que sa Êtiain pasfte bien la première, peut commencera ê*j exercer. La plus grande difficulté que les tireurs ont de la |)eine à surmonter est le départ de lu main la pre« mière. Quand on voit un élève retirer son bras dané Fexerdcedu mur, on peut juger alors qu*il n'^st pal encore en état. Il font î^ekercer de nottirebU en détail, à Fimittitîon des meilleurs tireur^. M. de 8ai!nt«-0e6rgé lui-même, quand il se remettôit au)t iadiUM, firoit le plus lentement possible pour bien rétâMir Fensemblè •des ttibuvèments, et les bien Sftntir.

Lé mur à touchef ekigè Hh fleuret d'assaut, qu^on bppèlle lame carrée^ dont on détermine la longueur une fois pour toutes. La bonne est de 32 pouces, 32 pouces et demi , et même de 33 ; mais à cette dernière longueur il est peu de lameé 6onVènables; elles sont rarement bien faites, et le plué souvent lourdes et roides. Lorsqu'on en renCMtre de bonnes , il fout le^ bien codserrér, parcequé Toti troûVe deè {)âfëurë et des tireurs plus difficiles à toucber les uâ^ que lei nutres.

Les flétirets longs sont plus àtanta^ut j^tir eôtà«^ battre les mauvais jeux qu'il faut tenir dé loin. Ob par* lera ailleurs du mérite de ces sortes Ae fleurets*

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On met en prëgence deux ëléves; ils prennent leor mesure, comme cela a été expliqué.

Celui qui se met à tirer Commenee par déployer quel* ques coups en détail pour s^a^souplir et mettre le juste ensemble dans ses mouvements; à cet effet , il passe la main y la tourne, Tenléve, et prend Topposition sans tirer. Quand il sera juste en mesure et à piôrtée de toucher, il se mettra en g^rde, Teqgagement en quarte ou en tierce une fois posé, il ne doit plus remuer; la garde doit être une garde d^assaut; il faut que le corps soit l]^iea assis sur la partie gauche, que les hanches soient. effacées pour procurei^ la vitesse du développement, plus le jarret gauche est ployé, plus il fait ressort, et plu5 vite il chasse le corps. Le bras , la main assouplis doivent être continuellement relâchés et placés demitierce. T^ main dçns cette position en a plus de tour et de jet, et conséquemment l'action plus de vitesse. La poiute doit être légère et basse, afin de n'avoir que le boutou à passer. Si Fépée est engagé en quarte pour tirer dessus les armes, le pareur doit prendre le fer du tireur près du* bouton avec son fort, mais douce-» ment et légèrement sans prendre de point d'appui. II Hura l'attention de donner un peu de jour. Cependant il en donnera plus ou moins, selon la force du tireur. Comme c'est un jeu de convention , si l'on ne donnoit pas de jour, il ne seroit pas possible de toucher; la ligne d'opposition y mettrait empêchement. Le tireur doit attendre que son fer soit joint, pour ne pas surprendre; mais quand il Pest,le tireur passe son boutoii, en frisant

DE L^llT DES ARMES. 169

très pires du fer et en y mettaot autant de lëgèreté que de vitesse; rélëvation delà main doit être au plus haut, en tournant les ongles au plus vite, le pied droit doit raser le sol, et à Tinstant qu'il se détachera de terre, le jarret gauche tendra et fera Tare. Le pareur tournera la main tierce au plus vite; ce qui formera Fangle et mat* tiisera de son fort le foible de son adversaire : il aura attention à ce quHl n^y ait que la main qui agisse. Si le départ est précédé du moindre petit mouyement, ce nVst plus tirer le mur franchement; c'est qne feinte, ou , comme on le dit communément , c'est tricher. Il faut alors recommencer le coup jusqu'à ce qu'il soit dé- Teloppé franchement; car le plus foible mouvement ébranlant un pareur, il n'y a pas de mérite à le toucher, puisqu'il y a surprise.

Après plusieurs coups tirés, comme la main baisse, et les jambes perdent leur ensemble, il font revenir à tirer le mur en détail pour tàeher de regagner la préci- , sion et l'harmonie de tou^ les mouvements. •

À cet effet, passez la main en tournant bien les ongles, enlevez, baissez le bras gauche, laissez la poiute au corps, le tout sans tirer, ne négligez pas non plus d'assouplir et de faire jouer les bras pour vous donner de la ^cilité dans le développement. Que le pied gauche sur-tout ne remue pas , et ne retarde pas ainsi la rapidité du développement. Il a déjà été dit que la partie gauche ne pouvoit foire deux choses à^a-rfois, tendre I^ jarret et lever lé pied, ou le tourner. Il faut donc nç ^^occuper uniquement que de cette tension du jarret,

t7Ô TRAITé

puUqaé d^eUe dépendent la chasse du corps et l^sti» ijvie rapidité dti développement , après Félétation delà main.

Le pareur n^est pas plus dispensé qae le tiretir d^étrè régulier. 11 doit ^tre ferme sûr ses jambes, ne pas s'ébtunler; s^il retire le corps en parant, ou tourne Tépaule droite à droite, il ne pare plus aIot%, mais il esquive, il n^y a pas de raison pour qu'on le touche, cela est même impossible si Ton veut considérer que le tireur n'a que bien juste la mesure qu'il faut pour toucher, et que le pareur, par ses hux mouvements et retraite de corps, met vraiment le tireur à un pied de lui. Il vaut mienit dans ce cas abandonner la partie que de continuer à tirer contre un tel adversaire. Il y a plus à gagner à s'exercer avec le plus foible écolier.

Il ifaut donc avoir soin que le pareur soit lui-même placé régulièrement, pour trouver, en s'exerçaut aut parades du mur, les moyens de s'y affermir et d'acquérir du coup-d'œil. En prenant le fer en quarte sur les armes, qu'il pare la quarte en dedans uniquement de la main ; que pour parer tierce il ne fosse que la tourner au plus vite pour former l'angle. La tierce ou le coup sur les armes est plûS difficile à parer au mur à toucher, parceque le tourné de la main la rend plus lente qu^à la parade dé quarté en dedans. Par cette ràiâou, et parceque le dessus est plus difficile à défendre contre une main légère, on tient plus communément dans Tassaut le fer en dedans.

Celui qui devra parer quarte en dedans laisse mettre le tireur en garde l'épée bien devant lui. Quant à lui , il

DE l'ait des AIMES. 17I

s'â{fen[iiir& sur iges pmlies ; car, pour parer couinie pour tirer, la position est la ttiém«, le corps phuAt uu peu eu avant qu^eû arrière pour plus de soIicBti; il prendra le fer en quarte sur les Armes, la maiu ni tierce ni quarte, niais les ongles légèrement tournés en dessus, afin que la main ait plus de tour et de jeu pour parer.

A peine le tireur, dont Tépée est tenue; légèrement et sans appui , en quarte sur les armes , passe le bouton pout développer quarte en dedans, que le pareur détermine sa parade en tournant les ongles demi-tierce, et formant Tangle pour mattriser le fier de son fort; cela iB*appellfe encore trancher hefet. Dans cette parade , la main «eule doit agrr. Le pareur comme le tireur doit s^'occuper d^assouplir ses Ibras et sa main , et de mettre ])eauco]Lip de liant. Il faut mieuï se décider à être touché que d'^employer des moyens contraires aux principes.

ï^our bien apprendre PexerciCe du mur à toucher, tsh tire avec les dîflf^rentes forces, et même avec des écoliers foibles; en parcourant ainsi tous les degrés, on arrive plus sûrement au but. ' i

Quelques personnes qui croient bien tirer le mur ont le tort de se mettre trop près, ce nW pas là s^exercer franchement. Il n'y a qu'une garde à prendre, c^etft celle de Tassant. Au surplus, toutes les licences qu'on peut prendre en tirant le mur ne servent à rien dans Tassant, où, en général, il ne faut se laisser trop ap« procher. II y a de mauvais tireurs de mur, qui pour toucher passent le coup sous la main en faisant des temps ; quand on s'aperçoit de cette ruse, on passe dans

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.la garde du fleuret un mouchoir dont ou laisse pai<<^ dre le«bout que ces tricheurs ne manquent pas d^attraper à chaque coup. Un bon tireur, au contraire, touche rarement le mouchoir, parceque son bouton passe sous le talon du fer adverse , et que Faction de sa main précède toujours le mouvement du corps. On laisse toujours mettre le premier en garde un tireur de mur, qu'il soit fort ou foible, afin d'éviter d'être surpris. On prend alors son foible juste à la hauteur où il se trouve. Avec toutes ces précautions, il est bien difficile d^étre touché.

Avec les tireurs qui tirent mal le mur à toucher, .passent en dessous et déploient le coup bas, le pareujr doit avoir l'attention de tenir sa main plus basse encore que leur garde; comme ils n'ont pas l'art d'enlever la main, ils ne sauroient tirer que bas. On doit donc couvrir tout-à-fait le seul endroit où ils se dirigent , et donner tout le jour en dessus. Si au contraire on tenoit la main haute, il seroit possible que par habitude, tirant vite, il touchassent en passant dessous. Il y a plus de ces tireurs que de ceux qui sachent enlever et passer la main franchement. Pour cette raison, on avertit de les laisser mettre en garde les premiers, afin de n'engager leur fer que de la manière que l'exige leur tenue et leur garde,

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