‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 58 sur 84 · L^ÉCOUER · texte numérisé non relu

L^ÉCOUER

{jii^is aux maitres. )

; ' Le maître a fait feiire jusqu^â. présent, et en détail ^ presque tout ce qui est nécessaire pour, commencer de petits assauts, conformément aux principes exposés dans cet ouvrage. Ces sortes d^assauts.ne sont autre chose qu'une leçon prise à la muette y dans laquelle le maftre dbâ mettre beaucoup d^adresse, c'est-à-dire quUl doit s'attacher à avoir une grande retenue de corps et un toucher de fer extrêmement léger.

Les tireurs qui ont la main dure appuient trop sur Je fer, et à la moindre pression de leur part, une pointe légère se dérobe et reste au corps. Ces tireurs, dis-je^ ne répondent au fer que par des mouvements convulsife auxquels un adversaire exercé les amène facilement par de feux temps. I^es maîtres ne doivent donc jamais perdre de vue ce principe de légèreté , leurs élèves et euxmêmes ne sauroient qu^y gagner.

Si le mattre est encore en âge d'acquérir tout en exerçant un élève, il a la facilité d'étudier ; la lenteur même de cet élève lui laisse la (acuité de détailler ce qu'il fait,

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et d'observer. Il en est de même de Famateur panrenu à une certaine force.

' Une grande attention que le mattre doit avoir, c'est de passer son bouton très près du talon du fer de Téléve, autrement celui-ci iroit chercher la parade trop loin, et il en résulteroit du désordre ; il ne suffit pas seulement de parer ou de tromper le fer pour toucher, il faut encore que la pointe soit régulière, qu^elle soit fixe au corps, après un mouvement quelconque, et qu^elle ne s^écarte pas d'une ligne de la direction qu'elle doit avoir; la parade en est meilleure, le fort agit davantage; à raison de ce que Tangle est plus grand. Le mattre, s'il a du goût et de Tintelligence, gagnera lui-même beaucoup de main à cette leçon. Il foudra aussi qu'il tire le mur en détail, et le fesse tirer à son élève, qu'il répète souvent à celui^^i d'enlever la main droite, et de baisser la main gauche sans tirer, en dessinant le coup seulement, et en retenant le corps extrêmement sur la partie gauche, ce qui oblige à creuser la hanche gauche, et à &ire agir la main avant le corps. Avec ce travail, s'il est trop tard pour lui de devenir un fort tireur, il pourra au moins avoir le talent nécessaire pour exercer ses élèves avec succès, et les mettre en état de tirer avec d'autres écoliers. Il faut joindre à tous ces bons principes beaucoup de patience et de douceur. ' Il a été dit que le maître doit mesurer sa force à celle de l'élève , et lui tromper le fersabs le toucher, puisqu'il sufBt que l'écolier voie qu'il n'a pas paré; s'il craint le bouton, il fera encore moins de parade, et se S4Qvera sans en former aucune ; il faut qu'il reste ea

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place sans crainte , sans iaire aucun motfyement <|a corps , ni marquer le désir de s^en aller; tous ces £uix temps seroient autant de temps perdus. Leiaaitre ayant donc la précaution de ne pas toucher Técolier^ celui-ci sentira la nécessite de parer, et pour y parvenir il ne pensera qu'à faire agir sa mam.par des contre hits finement.

TjC mattre, après avoir feit placer en {ardePëléTe^ tiendra la main basse pour appeler les coups droits , qu^alteniatiTeinent il fera tirer en dessus et en dedans , esjL exigeant que T^eolier reste Inen à «a place, et, marchant sur lui f il serrera sur les engagements , pour rhabituer à dégager sur les pressions, et le forcer à àrer. Si le maître marche la maMi>bas6e, Fécolier eidire «n coup droit; il tire énsuitie quarte sur les armes, qu'on loi pare au (contre de quarte , en lui rendant dans sa retraite quarte sur les armes, qu'il doit parer à son tour au contre de quarte.

Quand on remarque de la désunion , on £ut remettre le talon à la cheville pour reprendre Falignement , sans perdre de vue la position du corps, celle des bras, de la main , dont il ne faut jamais négliger d'examiner l'ensemble.

Le mattre feit dégager en qyarte sur les armes, pour parer tierce et riposter secondé, que l'élevé pare au demi-cercle en ripostant quarte ; le maître parera prime ou le demi-cercle sans riposter, pour donner à l'élève lè temps de faire la reprise de seconde. S'il né le sai^t pas, il recommencera le coup jusqu^à ce qu'il le fisisse passablement. Le maigre fera souvent de faux battes

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nents pour ébranler relève , en lai âûsant observer qu'il ayoit eu rintention de le faire tomber dans un piège, et alors il lui $ût sentir Tavantage de ne répon* dre, soit h des £siux .temps, soit à d^aotres mouvements 9 que par des contre petits ou serrés, le demi-cefcle, ou des changements d'engagements suivis de parades .don* blés, et enfin de ne jamais prendre les simples que sur des coups jugés*

Après quelques coups , le maître , sur la fin d'une parade, marquera le &ux battement et la feintée une, deux; si Téléve enveloppe le fer au contre, le maître pour FafBsrmir davantage fera plus, mais avant il loi replacera la main qui se dérange toujours, ainsi que le corps; après quoi, il le surprendra par un menacé, avec le cri, l'appel du pied, et le &uz battement, et la fiante i^ne, deux; le corps du maître, e^ dessinant ces coups, doit être retenu , d'autant qu'il ne s'agit pas de tirer, i^aia seulement d'enlever la main ; si l'écolier ne prend pas le contre, il s'apercevra aisément qu'il n'a pas>paré; mais lorsqu'à tous ces coups il ne s'ébranlera pas, et no répondra que par des Uements de fer ou des42han-» gements d'engagemeots , il sera avancé dans l'art de la parade , et saura pourquoi il se trouve touché , et ce qu'il doit faire pour éviter de Tétine. Le nudtjne contredégagera lentement pour iui.feciliter l'opposition en quarte sur 1^ armes; ce quion appelle parade et ri* poste indivisées. La même chose a lieu en. tournant la main tierce toutrà-^fsiit^ et l'enlevamt au plus ibaut; l'un et l?autre de ces coups sont ce qu'on appelle le coup dû temps.

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Le mahre engage le fer en qnarte sur les armes, re. tient bien son corps, et, feisant un feux battement snr les armes , il tombe seconde, pour obliger ainsi Téléve à parer le demi-cercle qu^il Ini Beiit doubler en contre-dégageant seconde. Le maître répétera souvent ce coup , afin qae Técolier sente qu'après avoir paré le demi-cercle, si on lui coQlre-dégage seconde , et qu'il le juge , 9 peut arrêter en octave, en ayant Tattention de tourner les ongles tout-à-6tit pour adiever I^angle ; cette opposition sera le temps en ociai^e. Il y a un moyen plus simple ; quand Fécolier ne saisit pas fticilement , le maître donne le fer à prendre au demi-cercle; il reste un temps , et passe secondç lentement ; il feut que Féléve ait peu d'intelligence pour ne pas aller à octave. Le maître ensuite engage le fer en quarte sur les armes, et tire ce coup le plu9 e&levé possible, en chargeant un peu le fer pour forcer son élève à primer; !a main haute pour bien tenir la pointe adverse hors de la ligne du corps , il doit voir sous la main son maftre, s'il ne veut pas donner de jour sur les armes après )a parade, ce qui découvriroit au moins la figure. Le maître recommence à tirer droit pour faire prendre prime, et, sur la prime, il passe seconde, pour que son élève saisisse le temps en seconde par opposition. Après, le maître trompera prime , • seconde , passera^ sur les armes, pour se faire prendre le temps en dessus , tierce pour tierce ou l'opposition, ce qui est la même chose. On peut de même, sur le demi-cercle, octave et quarte sur les armes; prendre le temps; mais il feut observer, quand on a pris l'opposition en octa\e ou en $ç€Oude^

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qu'on touche ou qu'on ne touche pas , de se relever en liant le ier au contre àe quarte, parcequ'il est indispensable dans tous les cas de s'assurer du fer et de le maîtriser en se relevant à la parade, par la raison qu'il y a des tireurs qui, touchés, ne sentent pas les coups , et qu'il est bon avec eux d'user de précaution.

Le maître dans le cours de ces petits assauts amène l'élève à feire beaucoup de contre, qu'il trompe souvent pour l'accoutumer à doubler dans tous les sens ; par ce moyen , la parade double devient chez les écoliers une seconde nature; ils doublent et triplent même les |>arades. Un pareur qui pare , ce qu'on appelle bien , et toujours d'après les vrais principes, est très difficile à toucher. Le maître dans ses retraites serrera de la pointe pour donner la fecilité de couper, et amènera graduellement l'écolier à l'exécution de tous les coups démontrés dans les leçons précédentes. Ce sont là les moyens que nous avons employés, et qui sont jugés tes meilleurs pour faire faire des progrès rapides et assurés SLUX élèves. ^

Il faut bien se garder, avant qu'ils soient en état , de les fioiire tirer avec des écoliers plus forts qu'eux , cela les retarderoit au lieu de les avancer, parceque, comme nous l'avons déjà dit, on trouve difficilement des écoliers assez complaisants pour ne tirer que d'après la foiblesse de l'élève qui s'exerce avec eux ; il faut donc mieux pour ce dernier, en attendant qu'il ait acquis la régularité nécessaire, ne tirer qu'avec le maître.

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OBSERVATIONS SUR tES DUVÉRERTES SORTES DE LAMES PROPRES A FAIRE ASSAUT ET A TIRER LE MUR A TOU* CHER.

Il injut à rëcolier parvenu au point de feire assaut un fleuret convenable; celui avec lequel il a commencé est trop foible, et ne convient qu^aux seuls commen*çants. Aujourd'tiui il lui £Eiut un flburet à l^me carrée^ et voici la manière de choisir ces lames : on en place un paquet sur le comptoir du fourbisseur, les boutons en bas y et les soies en Tair^ pour les égaliser et vérifier les longueurs. On en choisit une de 32 pouces qui sort de modèle; on la couche sur les autres ; et en joignant les boutons, on voit facilement ceHes qui conviennent ; et de cette manière on est dispensé de les mesurer les unes après les autres. Mais avant il faut avoir le soin de les examiner d'un bout à Fautre sur tous les sens y pour s^assurer qU^elles n^ont point de pailles qui les feroient rompre. Pour les essayer, on les fait ployer en baissant tant soit peu la main; si on la baissoit trop, on force roit la lame dans son fbible, et elle pourroit se casser.

Une bonne lame doit décrire son cercle depuis la pointe jusqu'au fort; celle qui ne le décrit qu'à partir du milieu est mal feite; pour qu'elle soit bonne, elle doit aller toi:gours en diminuant depuis le fort jusqu'à la pointe ; quand elle ne ploie qujs du milieu , c'est qu'elle a trop de fer à son foible , alors elle fouette, et c'est un grand défaut qui empêche d'ajuster. Un peu

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d^habitode fait aisément diBtiii|;uer une lame bîeD faite , et Fon sent à la main H elle est loiirde de la pointe. Il ne la fiiiu pas non pUis trop foible, elle ploieroit comme du plomb , ou finirait par casser. Une lame d^assaut abesoin d'une certaine roideur, et si elle est molle, elle le deviendra trop encore par le tour qu'on est obligé de lui donner, et le travail de Texerdce aebévera de ramollir au point de ne pouvoir plus s'en servir. 11 est 4es lames d'une trempe sécbe dont l'expérienee apprendra à se méfier; mais si pourtant on en renomtre une d'un joli cercle, et qui plaiee, quoiqu'un peu roide, on pourra la prendre, en ayant attention pour l'assouplir de la passer un peu au feu.

MANIÈRE DE MONTER UN FtEURET d'aSSAITT.

On placé en travers dans un étau la soie de la lame , sans la serrer toutefois, de crainte de la casser en la courbant, et l'on tire à soi , de manière que la courbure soit en dessous. Il faut qu'en ployant toute la soie obéisse, et pour cela les mâcboires de l'étau ne doivent que la toucher; en s'y prenant ainsi, on courbe la lame sans risque, depuis l'appui de la garde jusqu'au milieu , en y procédant par plusieurs temps. D'abord de la main droite on tient la barre de l'étau, et de la gauche la lame, au long de laquelle on met le bras pour avoir plus de force ; puis sans serrer, comme on l'a d^a dit , et les mâcboires de l'étau ne touchant que ta soie , on courbe , on lève la main droite en retirant la soie, pour ployer la lame jusqu'au milieu. Plus decoui4)ure n'est

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pas nécMsaire; s^il y en avoit trop on la redresserôît, on replaceroit la lame dans Pétau, la courbure en dessous, et on Finclineroit en dedans de peu de chose. ^

On prend une poignée analogue à la main, à laquelle le fleuret est destiné; le choix de cette poignée n^est pas indifIGérent pour bien tirer. Grosse on petite , elle doit avoir une forme unique, c'est-à-dire être aussi grosse du haut que du bas, et avoir les carres bien tranchants. Si elle est ronde ^ elle tourne dans la main. Une poignée bien faite doit pouvoir être tenue dans la main, sans qu^on soit obligé de serrer. Sa circonférence ordinaire est de 2 pouces 9 ligues , un peu plus , un peu moins , selon la main. La longueur en est à peu près la même pour tous les tireurs, c'est-à-dire de 4 pouces 9 lignes.

Pour monter le fleuret, on met la lame dans Fétau , le bout de la soie en Fair, et le courbe du côté du monteur; c^est le sens convenable pourvoir Fefïet du coup de marteau. La garde doit être forte ; si le trou en est trop étroit, on l'ouvre avec une petite lime bien carrée, et on a Fatcention de limer bien également; car si le trou n'étoit pas bien carré la garde seroit de travers.'

Si la garde elle-même n'étoit pas percée juste dans le milieu, on mettroit le côté qui excédèroit en dedans de^ arines; car en dehors cela produiroit un vilain effet. On fait entrer la garde de force et à coups de marteau', pour qu'elle n'ait pas de jeu; une garde qui remue dans le cour d'un, assaut contrarie infiniment un tireur^

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Qaand le trou de la garde se trouve trop lai^é, on le rétrécit en en serrant les côtés dans Fétaa. Cette garde étant bien chassée et portant d^aplomb snr les talons de la lame, on s^occupe de la poignée^ qui d(Ht être percée également dans le milieu de son épaisseur. Quand le trou ne s^en trouve pas assez grand, on Tagiandit alors avec un outil à cet usage qui se trouve chez les fourbisseurs; ensuite on présente la soie dans la poignée, en observant les vides où devront se placer les coinSy ce sont de petits morceaux de bois blanc, plus ou moins épais et proportionnés aux vides qui sont entre la soie et le bois de la poignée. Dans le cas d^inégalité d^épaisseur aux côtés de la poignée, il est clair que les coins les plus forts se placeront aux côtés foibles et les minces aux plus épais. La longueur de ces coins est de % bons pouces ; on en met un sous le courbe du fleuret, et on le choisit même un peu fort , parceque la courbure de la lame forme un creux qui gêne pour la tenue et feit parottre la lame plus pesante. On aura soin d^éviter également ce vide du côté gauche, qui est le dedans des armes, au moyen d'un coin semblable et un peu fort; ce côté Êsitigue beaucoup à cause des parades. S'il avoit moins de bois que Vautre, le fleuret feroit mal à la main; il est même préférable que le plus épais du bois soit à gauche, la raison qu'il s'y trouve un creux provenant du tour. Il £aut le plus qu'on peut placer la soie du fleuret dans le milieu de la poignée. On met communément les coins dessous et de chaque côté, ms|is rarement dessus. Ces trois coins bien placés doivent maintenir la poignée droite, et l'empêcher de tourner.

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Us ne doivent pas être trop gros ; car en gonflât la poignée se briseroit. Pour éviter cet accident on prend* un chame-poignée ; c^est nn morceau de bois rond 9 dur et percé, dans lequel passe la soie; quelques petits coups de marteau suffisent pour feire descendre la' poignée, mais il fieiut avoir soin que cela ne 9ok que de très peu de chose à dbaque coup de mar* teau, afin qu'en dégageant le fleuret de Fétau on puisse observer la direction delà poignée, et y remédier si elle est feusse. Pour peu qu'elle tourne d'un côté ou d^tm autre, on la replace en travers dans Fétau, la courbure devant le menteur; on prend une lime forte comme le carreau , qu'on passe dans la garde du câté de la poignée* Le bout de cette lime porte sur la lame, qu'on retourne autant et si peu qu'il est nécessaire. Ou remet ensuite le fleuret dans Fétau pour recbasser la poignée. Quand tes jours sont remplis , que la poignée ne tourne phis^ on coupe les coins à fleur de la poignée. Le coin de dessous se coupe en dernier. La poignée doit toujours être bien soutenue en dessous , mais sang gonflc^meot; si on s'aperçoit qu'il y en ait on coupe le coin de suite, oti regarde très souvent le fleuret en le prenant à la main avant de faire entrer la poignée jus*^ qu'à b' garde; si on agissoit comfne beaucoup d'insou-^ dantsqui', «(près Favoir ajustée tant bien que mal , la chassent à grands coups de marteau , et sans intervalle, elle se gonfleroit et se briseroit nécessairement. Une poignée bien faite n*â pas de prix , et , comme un fleuret bien monté, elle ajoute à la force d'un tireur.

H arrive souvent, quand les coins sont trop forts ^

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que la poignée se gonfle ao premier coup de marteau ( dès qu^on 9^en aperçoit on coupe les coins à fleur de la poigne; on met la lame dans Fétau, quelques coups, sur la garde ramènent la poignée; alors on fait d^autret coins plus minces , en observant que la soie va en aug* mentant d^ëpaisseur du côté de la garde, quand la poignée est enfin descendue sans gonflement jusqu^à la garde; car autrement il Caïudroit mettre Fendroit gonflé dansVétau pour Fapplatir; le fleuret se trouve monté, au pommeau près qu^ils^agit déplacer; mais avant de s'en occuper, on regarde si la poignée est droite; si elle «e Fest pas, on la redresse, comme cela a été indiqué* On la met dans Fétau près de la garde, et on donne un peu plus de courbe en dessous; on retourne ensuite le fleuret pour incliner la lame en dedans ; ce qui le rend plu» agréable à la main, et lui donne de Favantage pour aller au corps. Ce tour donné on reprend le chassepoignée et le marteau dont on donne quelques coups pour raffermir ce quia été ébranlé; on rempUt les vide» qui peuvent exister entre le bout de la soie et la poignée avec des petits morceaux de bois blancs , qu'on enfonce aux quatre côtés du trou , afin de bien assu^ jettir la soie dans le milieu du trou de cette poignée ; on prend ensuite le pommeau , qu'il faut présenter et ajuster avant de le garnir de bois. Si la soie est trop grosse, on met dans Fétau un niorceau de bois plat, auquel on ùàt une rainure avec la lime pour y fixer le bout de la soie. La lime avec laquelle on abat les car* res de la soie sert aussi à arrondir. On coupe un peu de la poignée. du côté gauche, en des^sbus en Biaisant,

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pour poaYôir courber le pommeau de ce côté, pouf qu'il ne gène pas la main , et n'empêche la juste (érection de la pointe. On ôte fort peu de bois, on aura soin que le pommeau soit d'une bonne force pour alléger la lame; ensuite on Sait deux coins, chacun de la moitié de la circonférence de la soie ; on les place aux deux côtés opposés, l'un sur la carre du dedans en dessous , et l'autre sur la carre du dehors en dessus; puis, à coups de marteau et à l'aide d'un gros pommeau destiné à cet usage, on chasse le pommeau à moitié descendu. S'il se trouvoit trop de bois, on le retailleroit avec le couteau. Après l'ajustement parfait, on coupe le bout de la soie qui peut être de trop, on n'en laisse qu'une ligne pour la rivure. Après qu^^elle est faite, on donne un coup de marteau avec le gros pommeau pour plus de sohdité. Le fleuret ainsi monté , on met le pommeau dans l'étàu pour l'indiner à gauche , ainsi qu'on l'a recommandé. Il faut même avoir l'attention qu'il ne soit pas trop gros'; car^ dans ce cas, il feroit lever la pointe qui perdroit sa direction. Au fleuret d'assaut, on diminue le bouton qui est toujours trop large et mal arrondi; mais on se garde de le passer au feu, cela gâteroit la lame. Il vaut mieux se servir de vieilles limes. Un bouton ainsi diminué est plus joli, et donne la facilité de passer plus finement la pointe.

On se sert aussi d'une vieille lime pour abattre les carres de la lame,' qui sont toujours tranchantes, et causent quelquefois des accidents.

Quand le fleuret est tQut-à-£aiit monté ,' il ne s'agit

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plas que de lui donner le tour, en passant la lame sous le pied et sous le bras. Quaiu) on a 6aiit prendre à la lame un pli déterminé, elle est moins sujette à se casser, est plus avantageuse à la main; en effet, la lame dé« crivant bien le demi* cercle, et le tireur tournant lei ongles , on sent que la pointe gagne sur une Ugne droite.

MATSIÈ&E DE TIRER PARTI d'UKE LAME TROP LONGtns, TBOP

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