‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 65 sur 84 · SUITE DE LA LEÇON · texte numérisé non relu

SUITE DE LA LEÇON

Le maitre , étant en garde, dit : « Parez le contre de quarte; si je change le fer en, me relevant la main haute , évitez le changement en passant dedans , tournez les ongles, enlevez et tirez. En g^rde: parez le contre d^ quarte;., si je change .l'épée en me relevant, marquez la feinte une, deui. » Le reste se fait de suite,

igé TRAITÉ

comme aux leçons precëdentés, depuis la feinte jusau au contre -dégagement doublé; tromper Tes deux contre. « En garde, continue le mâftre: parez lé contre - ^ , ^ éve en changeant l'engagement ,

faites lé faux battement ^ et, sur là pression adverse, dégagez dedans. » On suit encore depuis le dégagement Jusqii^au contre-dégagement doublé pour tromper les deux contré. £n garde : pafèz tè contre de quarté ; si je change Fépée en me relevant, battez Tépéé en tierce, ou croisez le fèi* au demi-cerclé. En gardé : parez le contre de quarte; si je me relève en changeant le fer, -menacez quarte sûr les armes. » On donné de la suite à la leçon en feisant succéder au menacé les coups compliqués.

CINQUANTÊi-TROISIÈMË LEÇON.

POUR ÉVITER L^ENGAGEMENT SUR CEUX QUI VEULENT PRENDRE LE FER EN MARCHANT.

Il y a des tireurs qui tirent sans s'assurer du fer et 1q quittent même eh marchant ; c'è^t ûiiîles plus grands déSaïuts, cela expose à être blessé en se faisant arrêter sur la marche ; dans ce coup, il y a vraiment du dan» ger; car lés deux actions, celle dfe celui <Jui serre en courant, et celle de celui qui tire , font que le coureur se trouve baiser en quelque sorte la garde de celui qui

DE l'aBT des armes. i^J

prend le coup d^arrêt , et si dans ce moment le fleurejt vient à ci^ef, il en peut résulter de graves accidents, qui sont moindres à Ja vérité quand le tireur qui développe le coup d^arrét enlève bien la main.

Il y aussi à craindre le coup pour coup avec les tireurs qui hasardent le coup d^arrét sans savoir le prendre; il est vrai que le coureur appelle le coup d^arrêt; mais y sUl est mal pris , Passant devient des plus vilains , et présente Timage d^un affreux combat dé gladiateurs où les deux antagonistes sotit blessés à-Ia-fois. Et Tart des armes, comme nous Ta vous déia dit, consislje à toucher sans être touché.

Le maître commence , et dit : « Tirez dessus , je pare le contre. En garde : parez le contre de quarte dans votre retraite; rompez et dégagez; vous me faites ainsi perdre la mesure par une fuite simulée ( observez bien alors vos positions); je marche pour la regagner, la main basse; tournez vite la main, enlevez, détachez le pied.drçit, teodez le jarret gauche et tirez; c'est le vrai coup d'arrêt; en garde, en relevant précipitamment le bras gauche, qui, faisant balancier, aide beàucoi^p à la retraite. » Le maître ajoute : « Tjrez quarte en dedans ; je prends le contre de tierce. En garde : parez le contre de tierce et quarte dans votre retraite ; rompez et dégagez sur les armes, assurez^vous bien sur vos jambes , et, si je regagne la mesure la main haute, tirez seconde avec opposition , et la main aussi très haute. En garde à Fépée de tierce; si vous ne la trouvez pas, suivez -la au contre de tierce et quarte, puis rompez et dégagez tierce; je marche pour regagner la mesure en prenant

Yépée quarte en dedans, sans m^assurer du folble adverse; tirez droit, en tournant les ongles tout-à-J[ait,Ia main au plus haut; partez, restez là un temps, dessinez-* TOUS sur le développement , la tête et le corps droits en cav^nt l'a hanche gauche, le jarret hien tendu , le pied d^aplomb. » Il faut que Fœil du maître soit partout. « En gs^rde à Tépëe tierce; parez le contre de tierce, rompez, dégagez quarte. Je regagne là mesure en marchant et en prenant le fer sur les armes la main haute; dès que je quitte Tépée, évitez rengagement en passant dedans, tournez les ongles, enlevez, prenez Topposition, développez-yous à fond sur ma marche; C^est un des plus beaux coups d^arrêt quHl y ait. Ep garde: tirez quarte sur les armes; je pare le contre. En garde : parez le conti:^ dans votre retraite, rompez, dégagez sur les î^rmes ; je marche pour regagner la mesure en passant Tépée en dedans, évitez l'engagement en passant sur les armes, tournez les ongles, enlevez et tirez. En garde : tirez quarte en dedans ; je pare le contre de tierce. En garde : dans votre retraite , pare% le contre de tierce, rompez, dégagez quarte; je marche pour regagner la mesure en prenant votre fer çn quarte $ur les armes; faites-le-moi perdre par la feinte une> deux, tournez les ongles, enlevez, prenez Topposition , et ainsi de suite; car sur re. changement on peut faire Is^ double-feinte, le çontrC'dégsigementj etc, »

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