‹ Traité de l'art des armes: à l'usage des professeurs et des amateursChapitre 72 sur 84 · CINQUANTE-SIXIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

CINQUANTE-SIXIÈME LEÇON

DES BATTEMENTS ET DES CBOISÉS QUI SONT D^ffNE 6BANDE BESSOUAGE POUB LE DBOITIEB QUI N^A PAS l'hABITUDIS DE TIBEB avec les GAUCHERS.

Le mattre tenant en quarte sur les armes Tépée de relève qui,lni*inéme se trouve en quarOe en dedans, dit: « Engagez Tépée en quarte sur les armes; si ma garde est teitidne , battez Fëpée en quarte , et si le fer en est écarté, tirez quarte droit. ( Voyez à Tarticle des balte^ ments la manière de les feire avec régularité. ) En garde \ engagez Féjpée en tierce ; si ma garde est tendue , battez le fer en tiercé et rendez quarte ; on peut rendre égale* tfïfint là main tierce, car la pointe étant écartée par lé battement» eHe n^a .pas le temips de reveiltr devant un tireur vite. En garde Tépée en quarte sur les armes; si j'ai la garde tendue , battez le fer en quarte sur les armes ; si j^obéis la main haute , tirez dessons. On peut étendre cette leçon d^uis la feinte jusqu'au cOntre-dé* gagemént double , ce qui donne de la àiain, des doigts, et la retenue du coips. En garde à Tépée quarte ; engagez répée en tierce ; si ma garde est tendue, battez le fer en tierce , et si ma main est baute, tirez dessous. En garde à Fépée tierce ; liez Tépée au contre dô tierce, et si j'ai r^ée tendue,. batt3ez*la et tirez dr6it; mais si mu

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main est hante, tirez dessous. En garde à Vépée tierce ; engagez Tépëe en quarte; liez Fépée en quarte sur les armes ; si ma garde est tendue , battez le fer et tirez quarte. Quand le fer du gaucher n^est pas assez livré , on essaye des menacés vigoureux qui produisent souvent une tension telle qu^on peut les battre.

Contre un gaucher, de même que contre un droitier qui tire un c6up quelconque, sans se relever, on fait usage des battements et des croisés après la parade.

Pour continuer, le mattre, après avoir fait tirer des coups droits et des. dégagements de vitesse., dit : a Engagez Fépée en tierce, et si la mienne est tendue, croisez-la au demi-cercle, tournant les ongles et tenant la main au moins à la hauteur de la bouche, pour fiormer un grand écart; plus le mouvement du croisé est rapproché des doigts ou de la main , et plus il est violent. À la suite du croisé, on tire dans le jour. En garde à répée en quarte sur. les armes; engagez Tépée en tierce, frappez du pied ; engagez-la en quarte, frappez du pied. Si j^ai Fépée tendue, croisez-la en tierce , comme si vous croisiez en seconde avec un droitier. » Ce mouvement produit le même effet contre le gaucher que le croisé au demi-cercle contre un droitier. « Soutenez la main et tirez tierce. En garde,- liez Fépée au contre de quarte en vous relevant. Engagez Fépée en tierce, croisez Fé- ^ pée au demi-cercle; si j'obéis, tirez quarte sur le& ar- ^ mes; après le croisé, faites la. feinte, la>double^fein«* te, etc. En garde à Fépée quarte; et liez-la en quarte sur les armes; croisez- en tierce ; si j'obéis , croisez au demi-cercle, et dans le cas où le fer ne seroit pas e^corc

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assez dérangé, rebattez-le en quarte sur les armes. » Il n'y^a pas de main qui puisse résister à ces trois brisements réunis , pour peu que le fer ait été livré.

Il ne feut &ire faire tous ces temps-là avec vitesse que lorsque la main de Téléve est bieu formée; car quand dans ces battements les angles ne sont pas bien achevés par le tourné entier de la main , Texécution ne peut rien valoir. Il a déjà été observé que ce qui est mal fait au plastcon est encore moins bien eftécuté dans rasfeuit. * •

' On' fait *au$si avant ](es croisés de» m^înacés, pour ferire tendre ou livrer le- fer. Par exemple t^JËngagéz î'é» jpée eu quarte en dedans, frappez du pie^, -et mebacez quarte en faisant un second appel; si je réponds en ten^» d^int Pépée, croisez au demi^ercle; si j!obéi^,' rebattez le f^r en ;quarte sur les armes ^ tournez liés^ ongles , en-^ leve^ 6i:tire2: ,, . ^

• L'jépée se trouvant engagiée çn quarte SQr les armes , lemiittre dit: « Menacez; je tends-le fer^ crôiâ0z4e.6a tierce ; si j'obéis ) rebattiez'le en tierce et rendez. » On péut-tii^er'iiei^ce le fefétaûi' écarté^ par la raisbn^que lâ parade du contre n'est pas à cr^indre^ r ! Après tme :Iaç<m «6mme celle- et, qui encr^fDe'tiVèc elle quelcple dûrec^ , onVevienc^aïix^oups simples ^t*de légèreté. Oh ^ne dôic jamais finir par de& croisés tii-deg, battâmei!i,«s^'

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