‹ Traité de l'art des armesChapitre 10 sur 97 · PLAN DE L’OUVRAGE · texte numérisé non relu

PLAN DE L’OUVRAGE

La division de cet ouvrage étoit une suite nécessaire de la méthode que j'établis, les progrès de l’élève forment les leçons successives après une petite instruction préliminaire sur le choix des armes, des fleurets et des ustensiles propres à l’étude; je le place en garde dans la première leçon, je le conduis ensuite au développement des coups simples, et lui enseigne le principe non moins essentiel de la retraite. Parvenu à la quatrième leçon , je lui fais répéter le long de la lame ce qu’il a appris précédemment , et je lui indique les marches et les reculés.

Je passe après à la connoissance des dégagements, et de suite à celle des parades simples , auxquelles j’ai joint les feintes et doubles-feintes avec des observations sur 1 efort et le foible.

Dans la huitième leçon, j’expose la théorie des enga-

TRAITÉ

ments , et fais connoître le danger des faux engagements.

Les parades simples du demi- cercle et d’octave forment le sujet de la neuvième leçon, et la dixième est consacrée à la démonstration du contre-dégagement.

Ces premières instructions se terminent par celle du salut. Jenseigne ensuite à l’élève la manière de lier les coups avec les parades , et cela me conduit à l’exercice du mur. Ici se borne la première partie de l’étude, et l’élève arrivé à ce degré devient intéressant.

Dès la quatorzième leçon , je l’exerce aux parades doubles et aux ripostes diverses: je donne l’analyse des demi-cercles et de leur application ; de là je passe à la démonstration des coupés sur pointe. Les battements réels, les faux battements, elles menacés, forment des articles très détaillés, attendu leur importance.

J’enseigne dans la vingt-deuxième leçon la manière de prendre les contre en retraite en dessus les armes et en dedans des armes. Je fais suivre l’art d’éviter les changements d’épée. Les coups de temps et leurs divisions exigeoient de grands détails, et embrassent plusieurs leçons. À la suite d’un article sur la flanconade, j’ai enchaîné les diverses instructions que l’élève a reçues dans les leçons précédentes , et cela m’a conduit à des exercices plus compliqués jusqu’à la trentième leçon.

Les doubles-contre ont leur place, ainsi que la manière de doubler toutes les parades, et lorsque l’élève en a la pratique, je l’exerce à la muette à tout ce qu’il a appris. Dans la quarante-troisième leçon, je le ramène à une répétition de toutes les parades en enchaînant

tous les coups qui les font naître; je l’habitue ainsi par gradation à tirer parti de la science des parades.

À la quarante-cinquième leçon, l’élève est parvenu à faire assaut, et les exercices sont plus intéressants pour lui, ainsi que pour le maître.

L’étude la plus importante des armes étant celle du mur à toucher, j’en traite avec détail dans ma leçon suivante. Une instruction particulière sur le choix des lames de fleuret et la manière de les monter m’a semblé indispensable; j’en ai donc fait un article à part avant de passer aux autres parties de l’enseignement.

J’ai destiné la quarante - cinquième leçon à la démonstration des divers battements, et à cause de leur relation avec les croisés, je les ai traités ensemble jusqu’à la cinquante-unième leçon, où j’enseigne la manière de les éviter l’un et l’autre; naturellement cela m’a conduit à parler de l’art de tirer sur les adversaires qui changent le fer en retraite, et j’en ai fait le sujet de la cinquante-deuxième leçon.

La manière d’arrêter les tireurs qui courent en quittant le fer est une partie essentielle de l’art ; j’en ai traité dans la cinquante-quatrième leçon , que j’ai fait suivre d’une dissertation sur la longueur des fleurets propres à l’assaut. J’entre après dans le détail des assauts, et je donne des instructions relatives aux divers cas qui peuvent s’y présenter, ou aux différents jeux qu’on se trouve avoir à combattre.

On ne s’étoit pas occupé jusqu’à présent de parler des gauchers dans les traités sur les armes. J’en ai fait un chapitre particulier, c’est le sujet de ma cinquante-

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sixième leçon; je me flatte que le lecteur y trouvera de l’intérêt. J’ai jeté un coup-d’œil sur l’exercice de l’espadon, à cause de son rapport avec celui des armes, mais sans m’étendre beaucoup. Les enfants et les jeunes demoiselles méritoient un article à part, et j’ai cru devoir terminer mon cours en traçant ce qui convient au développement de leurs grâces.

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