‹ Traité de l'art des armesChapitre 2 sur 97 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

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qui a été jusqu’à sa mort mon ami et mon compagnon d’armes; j’ai cru , par respect pour la mémoire de ces deux hommes célèbres, devoir conserver à la postérité les principes qui les firent briller l’un et l’autre au premier rang. Honoré moi-même du titre de maître d’armes des académies du Roi , il est de mon devoir de me rendre digne de ce titre, en consacrant le fruit de mes veilles à l’avancement des jeunes élèves dont l’éducation en cettç partie m’est confiée.

Je crois donc rendre service à fart que je professe, lorsque je publie un ouvrage qui, étant le résultat de quarante années et plus d’étude, d’observations et d’expérience , doit fixer enfin des principes certains, et détruire les erreurs qu’une routine aveugle fait commettre.

Je le répète, il eût été à desirer que mon père se fût chargé de ce travail; mais si je n’ai point le charme de sa diction, du moins j’ai ses principes, et c’est d’après la doctrine de ce maître que je vais essayer de déterminer irrévocablement, pour l’a-

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vantage des professeurs et celui des écoliers , une manière uniforme d’enseigner et d’apprendre.

Heureux, si je puis mériter par mon zèle l’approbation des gens instruits; c’est à cette récompense que se borne toute mon ambition, ma plus grande gloire étant de soutenir le nom de mon respectable père.

LA BOËSSIÈRE.

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