‹ Traité de l'art des armesChapitre 52 sur 97 · SE FONT APRÈS AVOIR TIRÉ LE MUR, D’ÉLÈVE A ÉLÈVE · texte numérisé non relu

SE FONT APRÈS AVOIR TIRÉ LE MUR, D’ÉLÈVE A ÉLÈVE

Cet exercice est un des plus essentiels à faire suivre aux éléves ; mais avant de le commencer ils doivent déployer des coups achevés et bien à fond pour qu’ils aient toute la valeur qu’ils doivent avoir pour toucher. Si cef coups sont tirés, comme on l’a déjà dit, à la douzaine, c’est une étude en pure perte ; le tireur est relevé aux dépens et du coup qui n’est pas achevé et de la garde dans laquelle l’écolier n’a pas le temps de se replacer. Le lecteur voit que tout exercice destiné à rendre fort dans l’assaut n’a de mérite qu’autant qu’il est détaillé et fini, et que les temps sont bien coupés pour en sentir la valeur.

Le maître dit: « Engagez l’épée en quarte; passez le bouton le plus près possible sur- les armes, tournez les ongles, enlevez la main très haut, partez ; touchez, s’il vous est possible, parcequ’il y a un avantage réel à toucher le maître malgré sa parade ; restez là ; observez votre position; je pare tierce, revenez à cette opposition , relevez-vous ; je riposte seconde , parez le demi-cercle , restez sur-la parade pour examiner si les ongles sont tournés de manière à former un grand écart et obtenir plus

TRAITE

de jour pour la riposte; la main à la hauteur de la bouche, ripostez quarte en la soutenant ; je pare quarte, relevez-vous ; je riposte quarte sur les armes ; parez tierce, quand je me releve ripostez seconde que je pare au demi-cercle; relevez-vous, parez quarte; quand je me releve recommencez en tirant dessus. Ce sont les positions et les coups qui se rencontrent le plus souvent dans l’assaut. 11 faut les faire exercer lentement et en détail, observant que la main passe la première et arrive au plus haut; sur-tout qu’il y ait de la vitesse et qu’on reste sur les temps; ayez soin d’écarter votre pointe le moins possible.

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