DU CROISÉ EN SECONDE
Après des coups droits et des parades de contre et en retraite, le maître fera engager l’épée en quarte. Sur ma garde tendue, dira-t-il, croisez l’épée en seconde, en tournant vite la main tierce; l’épée se trouvant en quarte , la pointe passe par-dessus le fort adverse , le tourné de la main porte le fer en seconde , et produit naturellement le croisé ; mais il faut pour cela avoir la main très haute ; si on la laisse tomber, la pointe adverse peut se dérober par-dessus et rendre nul le
croisé; en effet, cette pointe ne peut être chassée dans le dehors qu’au moyen d’une élévation de main très soutenue et tournée en tierce ; c’est elle seule , et non le bras, qui doit agir. À la vérité, plus celui-ci sera liant, et plus la main aura d’élasticité et de vitesse. Il est impossible de résister au croisé quand il est bien fait, c’est-à-dire amené à propos et fait avec un petit mouvement. On le répétera, en restant sur le temps, pour imprimer à l’élève la nécessité de bien soutenir la main et d’assouplir le bras.
QUARANTE-SEPTIÈME LEÇON