DES ÉPANCHEMENTS DES BOURSES SÉREUSES
Voyant que le liquide se reformait sans cesse, je pratiquai, après la septième aspiration, une injection composée d'eau et d'alcool au quart, et je laissai quinze grammes de liquide dans la poche séreuse. Aucun accident ne se produisit, le liquide ne reparut pas après la quatrième injection, et la malade quitta l'hôpital n'ayant plus qu'une gêne légère dans la marche.
Observation II. — Kyste synovial du cou~de-pied^ deux aspirations. — Guérison. (Markheim.)
Une dame portait sur le cou-de-pied droit une tumeur du volume d'une grosse amande ; pas de douleur, pas de changement de couleur de la peau, mais le siège même de la tumeur rendait la marche fort gênante.
Une première aspiration fut faite avec l'aiguille n^ 2 de Dieulafoy et donna issue à un liquide épais, filant, ayant une couleur de gelée de groseille. Une compression modérée suivit cette opération, mais le liquide reparut. Une nouvelle aspiration fut pratiquée, et un liquide de même nature et moins abondant fut retiré. La guérison suivit cette deuxième aspiration.
Observation III. — Hygroma du cubitus, — Aspiration. — Guérison.
Dans le rapport de M. de Kieter (de Saint-Pétersbourg) je trouve les deux cas suivants sommairement signalés : un hygroma du cubitus après plusieurs aspitions a été guéri en deux semaines, et M. le docteur Yanovitch-Tshamsky signale aussi un Cas d'hydropisie d'une bourse séreuse guérie par une aspiration.