PAR ASPIRATION
Les accidents qui étaient souvent la conséquence des opérations pratiquées dans les épanchements hématiques, rinflammation des parois du foyer, la suppuration de la poche, les fusées purulentes et les symptômes d'infection, avaient engagé les chirurgiens à user de la plus grande réserve dans le traitement de ces épanchements. Toutefois, M. Voillemier avait démontré rinnocuité de la ponction de ces foyers sanguins, pourvu que cette ponctiou fut pratiquée à l'aide de fines aiguilles et à Tabri de l'air. L'aspiration réunit toutes les conditions de succès, puisqu'elle met à notre service, d'une part, des aiguilles extrêmement fines, dont la piqûre est insignifiante, et d'autre part une force aspiratrice puissante, attirant le liquide épanché et s'opposant à l'introduction de la moindre bulle d'air à l'intérieur de la poche.
Si le liquide se reproduit une seconde ou une troisième fois, on l'aspire de nouveau, et on le poursuit par ce moyen tout mécanique jusqu'à épuisement, sans qu'il soit nécessaire de pratiquer des injections. A chaque aspiration nouvelle le liquide perd son caractère hématique et se reforme en moins grande