ÉPANCHËMENTS SANGUINS DU TISSU CELLULAIRE
abondance, si Ton a scdn surtout d'exercer, après Taspiration, une compression graduelle et méthodique sur la partie malade.
Observation I. — Tumeur sanguine de la cuisse. — Une aspiration. — Guérison. (Dieulafoy.)
Une femme, âgée de 43 ans, entre à Thôpital Beaujon, dans le service de M. Dolbeau, à la suite d'une violente contusion de la cuisse gauche. Cette femme a été renversée Tavant-veille par un omnibus, et l'une des roues de la voiture a fortement contusionné là fesse et la cuisse du côté gauche. Il n'existe pas dé fracture, mais les mouvements sont extrêmement douloureux et presque impossibles, la peau présente une teinte ecchymotique dans une vaste étendue, et la palpation permet de constater une fluctuation qui s'étend depuis le grand trochanter jusqu'à la partie médiane de la cuisse. En présence de cet épanchement considérable, je pratique l'aspiration au moyen de l'aiguille n° 2, et je retire cinq cents grammes d'un liquide sanguin, noirâtre, sans odeur et sans caillots. Le soulagement qui suit l'opération est immédiat, et la piqûre faite à la peau est si insignifiante qu'il est à peine possible de la retrouver après la rétraction du tissu. La partie malade est entourée d'ouate et de bandes roulées de façon à exercer une compression assez énergique. Aucun accident ne survient à la suite de cette aspiration, le liquide ne se reproduit pas, la malade commence bientôt à marcher, et dix jours plus tard, elle quitte l'hôpital complètement guérie de son accident.
426 DE l'aspiration dans le tissu cellulaire.
Observation II. — Tumeur sanguine de la région lombaire, — Une aspiration. — Guérison. (Liber-