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DIRIGER LA LUMIÈRE

612. Les appareils destinés à modifier la lurnii sont des enveloppes seulement translucides 9 qui c pow* objet de rendre la lumière diffuse^ et d'atténv réclat de la flamme , qui sans cela fatiguerait la vue.

513. Ces enveloppes peuvent être en papier, entoil en porcelaine ou en verre dépoli; elles ont la fon d'une sphère entière , d'un hémisphère y d'un cylind un peu renflé à sa base , ou d'une sphère aplatie. I premières se placent sur les lampes dont le résefvc est dans le pied de la lampe; les secondes sur . lampes astrales ; les troisièmes sur les becs de gaz, les dernières sur les lampes sinombres.

514. Les globes en verre dépoli ont été inventésp les frères Girard; on les emploie beaucoup aujou d'hui. Le dépolissage de ces globes est intérieur, s'exécute par un procédé très*siiiiple. Ces globes, ' sortant de la verrerie , n'ont qu'une seule ouverte .tqbulée; on y introduit des cailloux roulés , de Tém j^i 40 l'eau ; après les avoir fermés avec un boucho

' ^es couche dans une caisse carrée, très-longue, a ir deux tourillons placés dans la direction )i et qui peut être mise en mouvement aumoy

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d'une manivelle. Les globes sont fixés dans la caisse i?6c de la paille ou du foin. La caisse étant fermée , on la fait mouvoir pendant 8 heures, en Tarrétant toutes les 2 heures, pour changer la position des globes et renouveler rémeri. Après ce temps , le dépolissage eit complet; il ne reste plus alors qu'à enlever la tubulure de chaque ballon , et à les percer de l'autre côté. Ces opérations s'exécutent à Taide d'un cylindre creux m cuivre rouge, de la dimension de l'orifice que l'on Tcut pratiquer / et que Ton fait tourner rapidement nr le verre, à l'endroit que l'on veut percer. Cet espace I été préalablement entouré de mastic, afin d'empêcher le cjUndre de dévier et de former une espèce de vase dans Vsquel on place l'émeri ; lorsque les globes sont destinés aux lampes astrales , on les coupe en deux à il rone.du graveur. Les globes sont souvent recouverts d'omemens travaillés à la roue.

615i. Les enveloppes translucides ont non-seulemeat l'avantage d'atténuer l'éclat de la lumière , mais dles produisent, sur les corps qu'elles éclairent et derrière eux , des pénombres très-larges , et quand les corps sont d'une petite épaisseur, l'ombre qu'ils ^jettent derrière eux ne s'étend qu'à une très-petite dîstfUice. Ces effets proviennent de ce que la lumière étant dispersée par l'enveloppe translucide , tout at passe comme si elle émanait de l'enveloppe elle- ^ème. Par conséquent toutes les pénombres doivent être très-larges, et, pour tous les corps d'un plus petit diamètre , l'ombre projetée derrière est finie , «t 4'autant plus courte que leur diamètre est plus petit.

51-6. C'est pour cette rakou qoe. Ton a donné le nom de sinombres aux lampes f fig. 61 , dont le globe, s'ëtendant au-dessous et au-dessus du réservoir , éclaire COL réservoir de manière que Tombre ne s'étend qu'à quelc[ues centimètres de sa circonférence extérieure.

517. Je suis étonné que Ton n'ait pas encore donné aux verres des cheminées , ou aux globes qui les entourent f une teinte verte ou bleuâtre pour affaiblir la teinte rougeâtre qui domine ordinairement dans la plupart des flammes; la lumière ainsi modifiée , fatiguerait beaucoup moins la vue , et n'aurait qu'un seul inconvénient y celui de diminuer l'éclat da teint, mais il est tellement grave, qu'il est peu probable que l'usage des enveloppes colorées devienne général.

618. Dans le premier chapitre nous avons examiné l'influence des miroirs sur la lumière; nous avons décrit les lois de la réflexion , et la direction des faisceaux réfléchis sur les principales formes de miroir qui sont employées ; nous allons maintenant examiner quelles sont , dans les différens cas , les formes de miroir les plus avantageuses.

519. Lorsqu'un bec est éclairé, la flamme rayonne de la lumière dans tous les sens ; et quel que soit l'appaveil qu'on emploie , on ne pourra jamais augmenter la somme totale de la lumière qu'elle envoie dans tous les sens ; mais s'il est nécessaire de propager seulement dé la lumière dans une certaine direction ou sur une étendue plus ou moins considérable , on peut renvoyer dans cette direction ou sur cet espace la lumière qui

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