CHAPITRE VII
n'y arriverait pas naturellement ; c'est seulement dans ces differens cas que les miroirs sont utiles. Ainsi les miroirs n'augmentent point la quantité absolue de lumière ; au contraire , ils en absorbent toujours une certaine quantité , mais ils renvoient , dans une direction déterminée , des rayons perdus ou qui éclaireraient des corps qui ne doivent pas l'être. Ils ont encore un avantage important , c'est de diminuer beaucoup i'aflaiblissement de la lumière par la distance^ en rendant les rayons parallèles. Tous les problèmes que Ton peut se proposer sur la réflexion peuvent se réduire à un très-petit nombre; on peut avoir pour objet f 1® de porter la lumière à la plus grande distance possible ; 2® de la réunir sur un corps d'une petite étendue; 3^ enfin y de la disséminer sur une surface d'une étendue plus ou moins considérable. Examinons successivement ces diflërens cas.
520. Pour que des rayons de lumière puissent être portés à une grande distance , sans perdre une grande partie de leur intensité, il faut que ces rayons soient parallèles y car s'ils sont inclinés , ils divergeront à mesure qu'ils s'éloigneront du foyer y et l'intensité de la lumière ira en décroissant suivant le carré de la distance. Pour rendre les rayons parallèles, on peut employer deux espèces de miroirs, les miroirs paraboliques et les miroirs spliériques ; dans les premiers , la flamme doit être placée au foyer du miroir ; dans les seconds, elle doit être placée à une distance du miroir égale à la moitié du rayon : dans les miroirs paraboliques, lefaisceau réfléchi est parallèle à l'axe, et dans les miroirs