‹ Traité de l'eclairageChapitre 123 sur 127 · DE LA. LUMIÈRE · texte numérisé non relu

DE LA. LUMIÈRE

&53. Ces appareils, qil'ondésigne ordmaîrtsdieittKnis le nom de briquets, sont employés pour se procnrer dn feu et par suite de la lumière : ib sont assez nombreaiy nous décrirons les plus usités.

554. Briquets ordinaires. Les briquets que Von emploie le plus généralement j sont formés d'une pierre siliceuse dure et compacte , sur laquelle on place on morceau d'amadou , et que l'on frappe vivement avec un morceau d'acier; il se dégage de brillantes étincelles qui y en tombant sur l'amadou , y mettent le feu, que l'on communique ensuite à une allumette en appU quant son extrémité soufrée sur la partie incandesoenie de l'amadou.

555. L'explication des phénomènes qui se passent dans la production de la chaleur et de la lumière an moyen du briquet ordinaire est très-simple. La pierre siliceuse employée est très-dure , beaucoup plus qne l'acier; par le choc il se détache des parcelles métalh' ques , et en même temps il se produit assez de chaleaf pour rendre ces parcelles incandescentes ; alors en traversant l'air elles se brûlent , augmentent encore beaucoup de température , et peuvent enflasn^

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Taniadou; c'est ce qu'il est facile de reconnattre en produisant ces chocs réitérés dans un espace. vide ou rempli d'un gaz qui ne peut point alimenter la combustion ; on y parvient facilement à l'aide d'un «ppareil à ressort qui se trouve^ dans tous les cabinets de physique ; on reconnaît que les étincelles sont d'un rouge obscur, et que les parcelles d*âcier détachées par le choc sont de l'acier non altéré; tandis que le choc du briquet dans l'air produit des étincelles scintillantes d'un éclat beaucoup plus grand, et les parcelles d'acier détachées que Ton pedBrecueillir sur une feuille de papier sont de l'oxide de fer.

556. On emploie, en Angleterre , une disposition trèsH^ommode pour faire mouvoir rapidement l'acier. L'appareil se compose d'un cylindre plat en acier> dont l'axe, terminé par deux points, se meut librement dans deux cavités qui les reçoivent. On détermine le mouvement de rotation au moyen d'un archet , et on pré- -sente à la circonférence le tranchant du silex recouvert d'amadou. Quelquefois on emploie un appareil semblable à une batterie de fusil : l'amadou est placée dans le bassinet.

&57. L'amadou est une substance d'un jaune brattâtre que l'on extrait d'un champignon volumineux qui croit sur le tronc des vieux chênes ^ des ormes ^ des bouleaux , des charmes , etc. ; on le désigne vulgairement sous le nom d'agaric amadouTier {èoUiuét ignarius ). L'agaric est commun dans les anciehnes forêts ; il se recueille au mois d'août ou de septembre. La matière spongieuse, et qui seule est employée

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