DE LA. RÉFRACTION
86. Quand un rayoïf de lumière passe obliquement de l'àir dans un corps transparent , ou en général d'un corps transparent dans un autre , il est dévié de sa direction (fig. 2S), et cette déviation porte le nom de réfraction: si le rayon lumineux sort ensuite par la seconde surface du corps, il éprouve encore une nouvelle déviation , mais qui est en sens contraire de la première.
37. Si les deux surfaces d'entrée et de sortie du corps sont parallèles y les rayons émergenà sont parallèles aux rayons ihcidens (fig. 26 ) : par conséquent l'intérposition d'un corps^dont les faces sont parallèleis , dans * un faisceau de lumière, n'altère en aucune manière la disposition dés rayons.
36. Si le corps est terminé par deux faces planes inclinées (fig. 27 ) , les rayons émergens sont plus divergens (pie les rayons incidens , et il sont rejetés vers la base da prisme.
39. Si le cor'ps diaphane est termine par deux surfaces courbes qui se présentent leur convexité ( fig. 2S)f de manière qu'il soit plus mince au centre que veri les 'bords; il est évident que les rayons émergeiis seront beaucoup plus divergens que les rayons incidens, parce que ce corps peut être considéré comme étant composé d'un grand nombre de prismes tronqués dont les sommets sont dirigés vers le centre.
40. Enfin si le corps est terminé par deux surfaces courbes qui se présentent leur concavité, les rayons
émergens se rapprocheront, parce qu'on peut considérer ce corps comme étant composé de prismes tronqués .dont les bases sont dirigées yers le centre (34). Dans certains cas, les rayons se réunissent en un foyer ( fig. 29 ).
Ces corps portent le nom de lentilles ; celles qui sont ,plus minces au centre que vers les bords (fig. 28 )« portçint le nom de lentilles divergentes ; et celles qui au contraire sont plus épaisses au centre que vers les bords (fig. 29), portent le nom de lentilles convergentes. Comme M. Fresnel a récemment employé les lentilles sphériques convergentes dans la construction de ..ses nouveaux phares , nous décrirons, comme pour les miroirs sphériques , les di£férentes positions du foyer ,correspQndante3 à toutes les positions que peut avoir le point lumineux.
41. Soit AB (fig. 29) la coupe d'une lentille formée par une matière transparente, CD , Tai&e optique c'està-dire la ligne qui passe par le centre des deux sphères qui terminent la lentille. On désigne sous le noin de joyer principal celui qui est formé par des rayons incîdens parallèles. Sa position dépend du pouvoir réfringejQt du corps dont est formée la lentille , et des rayons 'dés sphères qui la terminent : nous pourrions ici donner la manière de le déterminer au moyen des élémens dont.il dépend; mais il est plus simple et plus conve^iiable à la nature de cet ouvrage , de décrire la manière de le trouver par l'expérience. Cette méthode est trèssimple, car il suffit d'exposer la lentille aux rayons solaires de manière que leur direction soit parallèle àVaxe de la lentille , et de chercher derrière elle^