CHAPITRE II. S
la combustion. Les produits sont toujours une combinaison d'oxigène et du corps combustible , dont le poids excède toujours celui du corps combustible , mais qui restent ayec le résidu ou se dégagent , suivant qu'ils sont solides ou gazeux. Aussi , si on brûlait du charbon ou du soufre y de manière à recueillir Tacide carbonique ou Tacide sulfureux , on trouverait que cet gaz pèsent plus que le combustible consommé.
7â. La grande chaleur , et par conséquent la lumière qui se dégage dans la combinaison de la plupart des corps combustibles avec l'oxigène , n'a point en«core été expliquée d'une manière satisfaisante. On avait pensé d'abord que les corps gazeux ne devant cet état qu'à une grande quantité de chaleur qui est insensible au thermomètre, et dont l'effet unique est d'écarter lef molécules les unes des autres ; quand ces gaz forment des combinaisons solides, ceite grande cpiantité de chaleur devait se dégager^ On explique bien par ce raisonnement la chaleur qui se produit dans les combus* tions dont les produits sont solides ; mais quand le produit est gazeux , cette explication n'est plus admise sible. Il paratt que l'électricité joue un grand rôle dans le phénomène dont il s'agit.
76. Les corps combustiMes sont très -nombreux. Mais ceux qu'on emploie pour se procurer de la chaleur ou de la lumière le sont très-peu , parce que , pour être employés , ils doivent satisfaire à plusieurs conditions importantes qui en 'excluent un grand nombre.
l"" Us doivent être facilement brMés dans l'air at-
36 TRAITE DE l'ÉGLAIRAGE.
mosphërique , et la chaleur dégagée par la combustion ioit être suffisante pour la maintenir et la propager ; ^u , en d'autres termes , la chaleur dégagée par la combustion doit être supérieure ^ ou au moins égale à celle qui est nécessaire pour la produire. Le soufre et le charbon satisfont à cette condition ; mais le fer , le plomb , quoique des matières très-combustibles , n'y satisfont point , du moins dans les circonstances ordinaires. Car^ qu^nd ces métaux sont en combustion, si on les enlève du foyer où il a été nécessaire de les placer y la combustion s'arrête. 11 serait possible que 6et effet f&t dû à dé que le corps brûlé qui se forme , étant solide , forme autour du métal une croûte qui le soustrait a l'action de l'air ; cette raison devient plus probable lorsqu'on remarque que dans l'oxigène pur la combustion du fer se soutient , car alors la température est assez élevée pour fondre et faire couler l'oxide de fer à mesure qu'il se produit. Quoi qu'il en soit, il y a des corps dans lesquels la combustion ne se propage pas d'elle-même dans les circonstances ordinaires , et ceux-là ne peuvent être d'aucune utilité pour produire dans les arts de la chaleur ou de la lumière.
2* Ils doivent être abondans , et leurs prix ne doivent point être trop élevés.
3* Les produits de la combustion doivent être de nature à ne pas aUérer les corps qui reçoivent l'action de la chaleur , et à ne pas porter dans l'air des gaz qui pourraient avoir une action ^uisible sur l'économie animale ou végétale.