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CHAPITRE II

core de l'acide carbonique et de la yapeur d'eau ; mais comme ces substances ne s'y ]*encontrent jamais qu'en petite quantité y qu'elles n'exercent aucune influence sur les phénomènes de' la combustion , nous ne nous en occuperons pas.

69. L'azote ne joue qu'un rôle passif dans tous les phénomènes de la combustion : il ne fait , en quelque sorte, que délayer l'oxigène et en diminuer l'énergie.

70. L'oxigène, au contraire, est un des agens les plus puissans de la nature ; c'est le principe nécessaire de la combustion et de la vie.

7 1 . L'oxigène jouit de la propriété remarquable de se combiner avec tous les corps simples , c'est-à-dire avec ceux dont on n'a pu extraire qu'une seule et même substance, tels que le charbon, le soufre , le phosphore , etc. , et avec un grand nombre de corps composés ; le fait même de cette coçibinaison a reçu le nom de combustion; les corps susceptibles de se combiner avec l'oxigène, celui de corps combustibles; et le résultat de la combinaison , le nom de corps brâlés,

72. La combustion est souvent accompagnée de chaleur et de lumière ; mais elle a quelquefois lieu sans dégagement sensible de chaleur et de lumière. Telle est, par exemple, la combustion lente du fer dans l'air humide.

73. D'après ce qui précède, le résultat de la combus^ tion doit être plus pesant que le corps combustible, de toute la quantité d'oxigène absorbé. Cependant le mot de combustion entraine avec lui , du moins dans l'acception vulgaire , l'idée de destruction du corps com-

H TRAiTif DB l'Éclairage.

bustible • Et en effet , la plupart des combustibles que nous employons disparaissent par le fait même de la combustion I ou du moins ne laissent que des résidus insensibles; caries combustibles employés pour réclairage se dissipent complètement, et ceux, que nous employons pour le chauffage ne laissent qu'un très-petit résidu , comparé à la masse de combustibles qui Ta produit.

74. Mais cette anomalie apparente est facile à expliquer. Les produits de la combustion peuvent être solides ou gazeux. Dans le premier cas ^ le résidu de la combustion en est tout le produit y et on reconnaît qu'en effet il y a augmentation de poids ; c'est ce qu'on peut fiicilement yérifier en Ëiisant brûler du plomb dans un vase exposé au feu ; le métal se transforme en une matière grise qui pèse beauccnip plus que le plomb em-^ ployé. Mttis si les produits de la combustion sont gazeux y ik se dégageront. à mesure qu'ils se produiront, et le résidtt de la combustion ne sera formé que des çubfitdncès solides et incombustibles qui existaient dans la. matière qaà a été brûlée : c'est ainsi qu'en brûlant 4u charbon, fl ne reste pour résidu qu'une matière grise y connue sous le nom de caidres , formée des substances qui existaient dans le charbon , et que la combustion du soufre pur ne laisse aucun résidu. Dans le premier cas , le produit de la combustion est une substance gazeuse connue sous le nom d'acide carbonique; et dans le second , une matière de même nature que l'on désigne sous le nom d'acide sulfureux. Ainsi il £uit bien distin|;uer les produits des résidus de

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