CHAPITRE II. &i
flamme sera d'autant plus grande que là- section de ta colonne de vapeur combustible sera plus étendue y et si on admettait que sa combustion s'effeetue toujours de la même manière , et sur une ëg^le épaisseur de la t||nche combustible, à quelque largeur qu'elle soit réduite , la hauteur'dela flamme serait proportionnelle au diamètre de la colonne de vapeurs combustibles*
107.' Supposons maintenant que le diamètre de la tranche combustible ne varie pas ainsi que sa vitesse, et supposons que le courant d'air soit à notre disposition et que nous puissions Taccélérer ou le retarder à volonté. Mais voyons d'abord comment nous pourrons nous y prendre pour produire cet effet. Quant à V accélération , la chose est facile; il suffit d'environner la bougie d'un tuyau de verre d'un diamètre un peu plus grand> et de faire varier sa hauteur. Pour diminuer la vitesse , il suffira de fermer hermétiquement la cheminée par la partie inférieure : il se formera alors deux courans , l'un d'air chaud qui s'élèvera , l'autre d'air froid qui descendra ; et comme ces deux oourans se communiquent de la chaleur par leur cour tact f leur différence de température sera d'autant moins grande que la cheminée sera plus longue, et par conséquent le courant d'air qui alimentera la flamme diminuera aussi à mesure que ce tuyau sera plus élevé. Mais il serait plus simple d'environner la bougie d'une cheminée ordinaire , et de diminuer l'espace par lequel l'air s'introduit.
108. Il est facile de prévoir ce qui arrivera quand.le co urant d'air augmentera de rapidité ; en effet i la coiiiT
Bnstion de chaque tranche de la colonne de vapeur fi'exÀîutera dans un temps plus court, et par conséquent la flamme diminuera de hauteur. Mais ce courant VLoCéléré a une autre influence qu'il est important de tïonnâttre; Tant que la quantité d'air qui vient tqgpher la flamme n'excède pas celle qui est nécessaire à la <^mbu8tion , le courant active la combustion , élève la température de la flamme , et la rend plus brillante, quoique d'une moindre étendue. Mais aussit6t que cette limite est dépassée , cet excès d'air qui vient lécher la «flamme et s'y échaufier inutilement, en -abaisse la température, elle devient moins lumineuse, fet prend une teinte bleuâtre ; il peut même arriver que la température soit tellement diminuée que la flamme s'éteigne.
109. Quant à rinfluence de la diminution du courant d*air, l'efifet est opposé; la flamme s'allonge, rougit; sa température diminue, et une partie des gaz échappe à la combustion.
' 110. Il -ne nous reste plus, pour terminer ce que nous «vôns à dire sur la flamme y qu'à rendre compte des différentes parties qu'on y observe. L'espace cotiîqiie noir qu'on apercevait au centre de la flamme est, comme nous le savons déjà, occupé par les vapeurs combustibles. L'enveloppe brillante qui entoure cet espace est le lieu où se fait la cottibustioni Mais Quelle est l'origine de cette flamme bleue qui est à la base de la flamme, et de cette enveloppe beaucoup fiioins brillante encore qui recouvre la partie supérieure delô flamnle It plus apparente? Quant:à la flamme bleue