‹ Traité de l'eclairageChapitre 29 sur 127 · CHAPITRE II. &S · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. &S

inférieure , je crois qu'elle est due à une côtnliusiMii incomplète de la Tapeur , qui, tendant continuelièin^iit à monter et à rentrer dans Tintérieur, se soustrait continuellement à Taction de Vair; aussi la température en est peu éleyëe; elle a d'ailleurs la teinte que prend une flamme sur laquelle on dirige un courant d'air bien supérieur à celui qui est nécessaire pour la combustion; et sa disparition à l'endroit où la flamme s'élèye verticalement est aussi une conséquence nécessaire dé notre hypothèse: car alors son mouvement ascensionnel ne la soustrait plus à l'action de Vair; il l'acccmipagney et complette sa combustion. La flamme bleue , très-peu visible, qui entoure supérieurement la flamme blanche, a une température excessivement élevée , même beaucoup plus que celle de la flamme la plus brillante; car si on yplace un fil de platine il prend une incandescence beaucoup plus vive que dans la flamme proprement dite. Je serais très^disposé à croire que cette flamme est due à ce que Fhydrogène percarboné, ayant la propriété d'abandonner presque tout son carbone par Tac- '^ tion de la chaleur, et cette décomposition , ainsi que la combustion du carbone , ayant lieu dans la partie de la flamme la plus brillante , une certaine quantité d'hydrogène presque pur échappe à cette combustion, brûle i^n peu au-delà , et produit cette flamme si faible^ et qui l'est rendue encore davantage par l'aspect de celle qui est si brillante , mais qui d'ailleurs est à une température très-élevée.

111. Avant de terminer ces considérations particulières sur la flamme des bougies , nous donnerons quel-

iê TRAITl DI L ECLAIKACE.

^es détails sur la cause de raffaiblissement de rinten* ntté de la lumière des chandelles y à mesure que la mèche se charbonne. Cette Tariation est très-considérable, car dans l'espace d'une demi-heure la lumière tombe de 100 à 16. La portion de la mèche qui est chàrbonnée agit de plusieurs manières : 1^ elle intercepte une partie de la flamme ; 2^ pour chaque partie de 1^ flamme elle intercepte une portion de la chaleur rayonnée sur elle par les autres parties de la flamme , Zo elle conduit plus facilement la chaleur de haut en bas, sur,tout si son extrémité est plongée dans la surface extérieure de la flamme, car alors elle devient incandescente. Ainsi il y a plus de suif décomposé, parce que lamèche est plus chaude; les difierentes parties delà flamme sont à une plus basse température ; il y a une plus grande perte de chaleur par la mèche , et une partie de la lumière est interceptée. On voit d'après cela que toutes les circonstances sont réunies pour affaiblir l'intensité de la lumière et pour produire de la fumée.

. Le même phénomène n'a pas lieu dans les bougies , parce que les mèches sout beaucoup plus petites. Plus tard, nous verrons pourquoi les mèches employées à brûler le suif doivent être beaucçup plus considérables que celles qui sont destinées à brûler la cire.

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