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CHAPITRE III

152* Nous n'examinerons point les différentes espèces de cire dont nous menons de faire l'énumëration , nous ne nous occuperons que de celle de l'abeille.

133. La cire d'abeille I telle qu'on la livre au commerce y est une matière solide , jaune , d'une odeur aromatique , fusible à la température de 68<>. Très-souvent elle est mêlée avec de la résine ou du suif; mais il est assez facile de reconnaître cette fraude ; la cassure est moins grenue y la température de la fusion est moins élevée : mâchée elle adhère aux dents ; brûlée elle répand plus de fumée et son odeur se distingue facilement de celle de la cire pure. Souvent la cire renferme une certaine quantité de fécule de pomme de terre. Dans ce cas, aucun des caractères précédens ne peuvent servir pour faire reconnaître la présence de cette substance étrangère ; mais il y a un moyen très-simple de constater la présence de la fécule; il faut faire chauffer une petite quantité de la cire que l'on veut examiner , dans de Tessence de térébenthine; la cire pure est dissoute , ainsi que les autres matières grasses , et la fécule reste intacte au fond du vase. C'est M. Delpech qui à découvert, ce dernier mode de falsification de la cire I et qui à indiqué le moyen de la reconnaître.

154. Pour certains usages oh pçut employer la cire telle que les agriculteurs la livrent au commerce ; mais d'autres exigent qu'elle ait été préalablement blanchie.

155. Toutes les cires ne se blanchissent pas également bien. Les cires de France qui sont les plus faciles à blanchir sont celles des anciennes provinces de SaintongCy d'Ângoumois , de Bretagne , du Gatinois et de

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la Beauce. Celles du Dauphiné , de la Bourgogne , du département de la Gironde , au contraire y présentent beaucoup de difficultés dans le blanchiment , et même ne peuvent pas atteindre le degré de blancheur des autres.

156. Parmi les cires étrangères^ celles de Russie et de Barbarie se blanchissent très-facilement; cependant les premières conservent toujours une petite nuance verte.

157. Le blanchiment de la cire s'exécute ainsi qu'il suit. On fait fondre la cire dans une chaudière de cuivre y OÙ l'on a mis une petite quantité d'eau , afin que la température de la cire n'excède pas 100<» ; on agite pendant la fusion , et quand la liquéfaction est complète , on verse dans la chaudière de la crème de tartre pulvérisée , environ 4 onces par quintal ; on agite et on fait écouler la cire dans un tonneau en bois épais, défoncé et de bout , ordinairement placé au-dessous de la chaudière , et dans lequel la cire arrive par un robinet placé près du fond de la chaudière. La cire étant écoulée , on ferme le tonneau avec son couvercle, et on l'environne avec des couvertures ou des emballages de coton , pour qu'il conserve sa chaleur le plus long-temps possible; la cire, maintenue en fusion et en repos , laisse déposer les matières étrangères qu'elle renfermait. Après un repos suffisant, la cire est soutirée au moyen d'un robinet placé à une distance du fond du tonneau plus grande que l'épaisseur du dépôt ; elle tombe dans un vase de cuivre ayant la forme d'un demi-cylindrtf très-allongé^ dont l'axe est horizontal ^ et

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