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CHAPITRE III

qui ifit percé dans sa parlie la pins basse d'une rangée de trous capillaires; la cire s'en échappe en filets déliés, et tombe sur un cylindre de bois allongé. , dont Taxe est horizontal, et que Ton fait tourner rapidement dans une auge pleine d'eau dont le niveau s'élève à la hauteur de l'axe du cylindre ; la cire , en tombant sur ce cylindre humide , s'aplatit et forme un ruban très-mince qui s'en détache par le mouvement. Sous cette forme , la cire présente une très-grande surface , une très^tite épaisseur, et se trouve dans un état favorable au blanchiment. Les rubans sont alors étalés sur de grandes tables bien aérées et exposées au soleil. Chaque soir la cire est remuée afin de renouveller les surfaces. Lorsque l'on s'aperçoit que le blanchiment ne fait plus de progrès , on refond la cire pour la mettre de nouveau en rubans, et l'on répète cette opération jusqu'à ce quelle ait acquis le degré de blancheur suffisant ; après quoi on refond de nouveau la cire , et on la coule dans des cavités cylindriques peu profondes pratiquées dans des planches de chêne, pourl a mouler en tablettes. Dans le nord , les tables sont de grands châssis en bois fixés sur des pieux , entre lesquels on tend une toile grossière j pour préserver la cire de l'action du vent, on recouvre souvent les tables d'un filet très-léger. Dans le midi , où les vents sont souvent d'une violence extrême , ces tables légères ne pourraient point résister; on les construit en maçonnerie, et on les recouvre de briques vernissées ; la cire n'est point mise en ruban , mais en grains : pour cela on laisse tomber les filets de cire dans l'auge dont l'eau

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est constamment agitée : ces grains ont la forme A*ane petite calotte sphérique creuse.

158. Les résidus sont fondus et pressés ; on en extrait de la cire de seconde qualité , qui ne peut jamais prendre un beau blanc : et les crasses sont employées dans les ports pour former ayec le goudron une matière plus liante , qui sert ayantageusement pour enduire les cordages.

159. La cire s'emploie à l'éclairage sous la forme de bougie et de cierge. Nous commencerons par décrire la fabrication des cierges.

160. Les cierges sont uniquement employés dans les cérémonies religieuses. En Espagne ^ tous sont fabriqués avec de la cire jaune; en France, il le sont ayec^de la cire blanche; quelquefois, mais rarement, ayec de la cire jaune ou yerte.

161. On prépare les mèches comme pour les chandelles ; laprès quoi on les accroche à la circonférence d'un plateau de bois suspendu au plancher dans une position horizontale , et qui peut facilement tourner sur lui-même : cet appareil porte le nom de tour. Audessous se trouye une bassine large et peu profonde dans laquelle ou maintient la cire en fusion , à l'aide d'un brasier plein de charbons ardens ; l'ouyrier placé à côté de la bassine, sur un escabot qu'il peut monter ou descendre à yolonté , prend dans la bassine de la cire fondue ayec une cuillère dont le 'manche est placé perpeniliculairement à sa direction , et il la verse sur la mèche dont il tient le collet entre deux doigts , et qu'il fait tourner, afin que la mèche soit baignée de cire

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