‹ Traité de l'eclairageChapitre 41 sur 127 · CHAPITRE 1U · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1U

sur toute sa surface; il exécute cette opération sur la suivante , et lorsqu'il est revenu à la première sur laquelle il a opéré , la cire est suffisamment durcie , et le cierge peut recevoir un second jet. Cette opération se continue jusqu'à ce que le cierge ait acquis la grosseur suffisante. Les premiers jets se font ordinairement avec des cires de qualités inférieures , telles que celles qui proviennent de la fusion des bouts de cierges , et des cires qui ne peuvent pas se blanchir complètement; on y ajoute même quelquefois un peu de suif de bouc ; ces cires impures portent le nom de commençailles ; les derniers ,^ets se font avec de la cire blanche.

162. Les cierges jetés sont ensuite mis entre deux lits de plume pendant plusieurs heures , afin que la température devienne uniforme dans toute leur masse. Après quoi on les roule sur une table unie et mouillée, à Taide d'un plateau de bois épais , sur lequel on appuie fortement. On les coupe par le cul avec un couteau de buis ; on les perce inférieurement avec une cheville ; et quand ils doivent être cannelés, on promène dans leur longeur un petit instrument de buis qu'on désigne sous le nom de gravoir. Quelquefois on foime à leurs surfaces des dessins à Taide de pinces cannelées, également en buis. Dans quelques provinces de France, on les rougit par le bas en les plongeant dans de la cire rouge en fusion, formée d'un mélange de cire blanche et de vermijilon.

163. Les bougies sont de deux espèces: les bougies filées et les bougies de table.

78 TRAITÉ DB l'Éclairage.

Page 1