BOUGIES DE BLAIIC DE BALEINE
1 67. Le blanc de baleine, qu'en désigne aussi sous les iMns de spérmorcetif dadipo-cire , est une matière qui environne le cerveau àupAyseier ntacroeephalus , espèce de cachalot. Elle forme une matière huileuse que l'action de Tair solidifie en partie , et dont Ton sépare la matière fiuide par la pression* Le blanc de baleine ,
ainsi purifié , est solide , blanc, fragile ; il entre en fusion à 45<> ; par le refroidissement , il se prend en une masse cristalline , composée de feuillets ou de fibres nacrés y onctueuK. et translucides lorsqu'ils sont trèsminces.
168. Cette matière est employée pour faire de la bougie y mais on y ajoute ordinairement de la cire y afin de s'opposer à sa cristallisation , pour lui donner plus de liant et diminuer sa fragilité.
169. Les bougies diaphanes y qui sont maintenant fort en usage , sont formées d'un mélange de parties égales de cire blanche et de blanc de baleine. On fait d'abord fondre le blanc de baleine à un très-petit feu , dans une chaudière bien étamée ; on ajoute successivement la cire^ et on coule le mélange dans des moules de verre.
.170. Dans le Dictionnaire technologique, à l'article cirier, on trouve une recette pour introduire dans les bougies une certaine quantité de fécule de marrons d'Inde. L'auteur la rapporte sans rien affirmer sur le résultat. Comme nous pensons qu^ serait avantageux de faire des expériences à ce sujet, nous ^citerons le passage de l'article.
171. On prend deux parties de marrons d'Inde bien épluchés , une partie d*huile d'olive , trois parties de blanc de baleine , et six parties de cire bien blanche. On pile fortement les marrons, on y ajoute petit à petit le blanc.de baleine , après avoir entouré le mortier de braise , pour entretenir une douce chaleur. Lorsque le tout est liquide , on y ajoute l'huile^ et l'on
ÎCHAPITRB Ill« 81
remue (oFtemcfnt jusqu'à ce que la totalité s(At floiâe; alors on la verse lentement dans la chaudière qA tient la cire en liquéfaction; on remu^ fortenlent pour bien mêler ces substances , et Ton coule dans des moules dé Terre. Pour extraire la bougie de' dedans l€8 moules, on les trempe pendant quelques instans dans un Tase plein d'eau chaude :' le mônle se dilate et la chandelle sort avec facilité. Ces bougies sont belles , assez transparentes; on les dit d'un très-bon usage et
économiques.
BOUGIES d'acides MARGAEIQUE ET STiARIQUE*
172. M. CheTreul, dans ses trai^ux sur les corpé gras, a découvert que ces matières se transformaient, par la saponification, en substances acides. Le suif et la graisse de porc saponifiés par la potasse , produisent les acides qui ont été désignés par les noms d'acides margarique , stéarique et oléique. Les deux premiers sont* solides, blancs, aiguillés, et fusibles , le premier à 70?, et le second à 60® ; le dernier est fluide. Tous trois dans le savon sont combinés avec la potasse.
173. Les deux première, étant séparés de la potasse et de l'acide oléique , sont très-propres à la fabrication des bougies. MM. Gay - Lussac et Chevreul ont pris pour cet objet un brevet d'invention.
174. Les bougies d'acides margarique et stéarique sont sèches; sans odeur désagréable, elles brûlent en consumant la mèche ; leur flamme est un peu plus
82 TRAiTi DB l'Éclairage.
!volttiaiii6U8e que celle des bougies de cire ordinaires; le9 mèch^ sont tressées.
. . 1 7 &* Pour .saponifier le suif , on 1q fait chaufiEer avec un quart de bon poids de potasse rehduecaustiquepar Ja chaux. On reconnaît que la saponification est complète lorsque la matière est homogène et entièremciat ^aoluble dans Teau. Pour séparer les acides gras, on diflsout le savon dans Teau , et on sature la potasse par des acides sulfurique ou bydrochlorique : les, acides gras viennent nager à la surface du liquide |. ou, sépara ensuite Tacide oléique en soumettant le mélange à une forte pression*
Ces bougies se febriquent par les mêmes procédés qfj^ le^ bougies d^ cire.
FLAKSKAUX.
176. Lçs flambeaux sont ^^iquemeqt employé^ dan^ l'éclairage extérieur et ambulant ; ils donnent pe^ de lumière et répandent beaucoup de fumée* On le^ &it avec de^ cordes d'étoupes que l'on réunit au nombre de quatre y et qu^ Von couvre d'une suite de jc^ts, d'abord de suif et de résine , et ensuite de cire. Us s^il^ ^iatçiuuit fort peu es^ \i$age«