‹ Traité de l'eclairageChapitre 49 sur 127 · CHAPITRE IV. i · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. i

de diminution très-sensible. Les figures 57, 58,59/ 60 et 61 représentent différentes formes de lampes dont les réservoirs sont construits d'après ce principe.^ La première a été employée dans les temps les plusr reculés; la seconde , construite en verre, est très^ répandue dans le midi de la 'France; la troisième est la lampe à mèche plate à réservoir laitéral; là qûà^ trième est désignée sous le nom de lampe astrale , et la dernière sous celui de lampe sinombre. Les deux pre^ mières n'ont pas besoin d'explication.

221. Les trois dernières formes de réservoirs sont fondées sur une propriété générale des liquides^ qui consiste en ce qu'un liquide renfermé dans deux vasesr communiquans se tient toujours- au même niveau dans chacun d'eux, quelles que soient d'ailleurs leur forme et leur capacité ; à moins cependant qu'un des deux ne* soit capillaire , car, dans ce cas> le liquidé s'élèverait ou s'abaisserait dans le tube étroit, suivant que ses pà-* rois seraient ou ne seraient pas mouillées par lui, et cela d'autant plus que ce tube aurait un plus petit diamètre.

222. Pour que le niveau s'établisse , il est nécessaire que les deux vases soient ouverts., et que l'air atmosphérique y ait un libre accès. En effet , si levase^ À ( fig. 62 ) était exactement plein de liquide et fermé , la pression de l'air, qui s'exerce de haut en bas sur le liquide renfermé dans le vase B, se transmettrait de bas en haut sur le liquide renfermé dans A : alors , si on enlevait du liquide du vase B celui -qui est renfermé dans le vase A ne descendrait pas pour le remplacer ^'

106 TnAiii PS l'kclairace.

à moins cependant que le poids total du liquide renfermé dans A ne fàt plus grand que le poids de Tatmosphère : si, par exemple , le liquide était de Feau^ il fiaudraitpour cela que le yase A. eût pin» de 32 pieds de hauteur ; si le liquide était de Tliuile , comme ce liquide est plus léger que l'eau, il faudrait enciMre une bien plus grande hauteur de ce fluide : au-dessous de cette limite , il ne tomberait pas une seule goutte de liquide de À ; ce ne serait qu'autant que Fair pourrait s*introduire en dessons et gagner la surface supérieure du liquide , que celui-ci pourrait s'écouler.

223» Si le réservoir A renfermait originairement une certaine quantité d'air, à mesure que Ton enlèf erait du liquide de B, une portion de cdui de A descendrait pour le remplacer ; maisleniTeau ne se maintiendrait pas dans B , et son abaissement irait toujours en augmentant; parce quq Tair situé au-dessus. du liquide de A, en se dilatant, perdrait continuellement de sa force élastique , tandis que la pression de Tatmosphère , qui se manifeste tout entière sur la surface du liquide de B et qui se transmet sans altération sur le liquide de A, mais qui agit sur lui de bas en haut , acquerrait une prépKiaidéranee toujours croissante sur la pression de l'air renfermé dans A , qpi pousse le liquide de haut en bas.

224. Tous les réservoirs dont nous venoiis de parler ^ et qu'on désigne sous le nom de réserroirs à niveau mort , sont garnis supérieurement de deux petites tubulures qui, dans les figures 69 , 60 et 61 , sont représentées par les lettres a et b. La première est destinée à.VintroduQtiou de Thuile ; elle est fermée par un

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