CHAPITRE lT«t
et dont la suppression , diminuant la concavné de la surface du liquide , devait par conséquent diminuer l'action capillaire ; 3^ enfin Télasticité de la vapeur d'huile, qui y à l'instant de sa formation, exerce une pression dans tous les sens, et doit produire un effet analogue au recul des armes à feu. Dans le phénomène que }jatJL observé , la quantité d'huile volatilisée était extrêmement petite , par conséquent l'abaissement de niveau due à la consommation de l'huile pouvait être complètement négligée.
Mais quoi qu'il en soit de l'explication de ce fait, il est hors de doute que des phénomènes semblables doivent se manifester dans une mèche en combustion ; comment se fait-il cependant que la combustion se maintienne, puisque l'huile est refoulée dans les tubes capillaires? C'est que le refoulement effectif dépend jié cessairement de la pression exercée de bas en haut dan9 la colonne d'huile élevée , pression qui est proportio»» nelle à la différence entre la hauteur à laquelle l'haite s'élèverait dans le tube capillaire, et celle à lamelle elle est parvenue ; et par conséquent , si le tube est très étroit et que le liquide y soit à une petite hauteur, ce refoulement, qudle qu'en soit la cause, se détruit contre la pression en sens contraire, due à la capillarité^ et il n'y a point de refoulement effectif. Cette explication est d'accord avec quelques expériences que j'ai frites sur des tubes capillaires de différens diamètres , et dans lesquels l'abaissement du liquide m'a semble décroître à mesure que le diamètre était plus petit : à la vérité y dans tous j'ai observé un a1:>aissement réel ;
mais comme les espaces capillaires d'une mècbc sont incomparablement plus petits que ceux des tubes que j'ai observés , il est infiniment probable qu'il en est de tnème dans les mèches sur lesquelles le refoulement ne se manifeste pas.
11 résulte de tout cela qu'il est très important que la partie de la mèche dans laquelle se fait la combustion soit à une très petite distance du bain d'huile.
218. Ordinairement on met les niveaux des réseï^ Yoirs de 2 à 3 lignes au-dessous du sommet du bec; la capillarité du bec est alors suffisante pour élever l'huile jusqu'à son sommet , mais il faut , autant que possible y que cette distance reste constamment la même. Cette condition est toujours satisfaite dans les petits appareils de combustion connus sous le nom de veilleuses. La mèche , d'une très-petite longueur , est placée sur un flotteur qui, restant toujours à la surface de l'huile , conserve toujours la même distance entre lé sommet de la mèche et le réservoir.
219. Dans les lampes ordinaires , où le réservoir est toujours séparé du bec , et où ce dernier est fixe , cette disposition n'est point applicable. On a essayé différens moyens pour satisfaire à l'importante condition du niveau constant : nous allons les décrire successiyement.
; 220. Les premières dispositions qui ont été employées consistaient à donner au réservoir une grande largeur, de manière que le niveau de l'huilé ne baissant que d'une petite quantité , pendant plusieurs heures de combustion y l'intensité de la lumière n'éprouvait pas