‹ Traité de l'eclairageChapitre 54 sur 127 · CHAPITRE lY. lis · texte numérisé non relu

CHAPITRE lY. lis

lequel plonge le tube à air R S, dont Touverture infé^ rieure , qui règle le niveau d'écoulement , est de quelques lignes au-dessous du bec de la lampe. Dans la position de la clef du robinet ( fig. 71), Thuile renfermée dans le réservoir s'introduit dans la chambre N, en passant par les ouvertures B et B' du boisseau et de la clef, qui se rencontrent, et de là descend dans le réservoir P Q , d'où l'écoulement se fait d'une manière continue dans le bec de la lampe , comme si le niveau de l'huile étant en R , le réservoir était ouvert par la partie supérieure. Lorsque l'on veut remplir le réservoir d'huile, on tourne la clef du robinet par les deux oreilles j9 et 9 , de manière à faire rencontrer l'ouverture A avec l'ouverture A', quand cela arrive > l'ouverture B' est du côté opposé de l'ouverture B, 1a chambre N n'est plus en communication avec le réservoir d'huile , et l'espace P Q , d'où se fait l'écoulement dans le bec, cesse aussi par conséquent de communiquer avec ce réservoir; . alors, en versant de l'huile dans la chambre M de la clef, ^le se répand dans le réservoir annulaire. Quand ou veut ensuite allumer la lampe , on remet le robinet en sens contraire y dans la position indiquée par la figure. Afin que l'on puisse fixer facilement le robinet, aux points précis où les ouvertures A' et B' correspondent exactement aux ouvertures A et B du boisseau , les bords supérieurs de ce dernier renferment deux arrêts contre lesquels la clef vient buter dans les deux positions qu'elle doit avoir quand le bec est allumé et quand on introduit l'huile.

Mais cette disposition exige que le réservoir d'huile I. 8

114 TiiAiTi D« l'Éclairage.

soit beaucoup plus éleyé que les bords du bec , par conséquent le mécanisme de M. Caron n'est réellement applicable qu'aux lampes astrales de suspension.

234. En 1821 , M. Georget eut l'idée assez heureuse de faire y pour les lampes ordinaires, des résenroin annulaires étroits placés à une grande hauteur aadessus du bec, et à travers lesquels passe la cheminée, de manière que leur partie inférieure soit à la naissance du globe dépoli qui euTironne la flamme.(fig. 72 et 73). Le tuyau de descente qui fournit l'huile au bec est tmique, droit , vertical , et divisé en deux parties , dont celle qui est soudée au réservoir entre de quelques centimètres dans celle qui est inférieure ; la première est teraainée par une ouverture garnie d'une petite soupape semblable à celle que nous avons désignée par a dans la fig. 63. Cette ouverture sert à introduire l'huile ; la soupape se ferme quand on renverse le réservoir pour le mettre en place , et s'ouvre d'elle-même par un arrêt, lorsqu'il est dans la position qu'il doit conserver.

235. M. Milan aîné a fait récemment, aux lampes destinées à remplacer les lustres , et qui sont alimentées par des réservoirs supérieurs , une amélioration assez iaiportante. Nous décrirons cette lampe d'autant plus volontiers, que le mode de suspension qu'il a adopté, fX qui est connu depuis très-long-temps, doit fixer qudques inStans notre attention.

La disposition des becs et du réservoir est rmiftiaauée dans la fig. 74. Le réservoir est supérieur; il.est garni au centre d'un tube vertical a, qui sert à le remplir. Ce tobe s'emboîte dans un autre tube b^ qui oom-

Page 1