CHAPITRE 1Y
mimique avec les becs : la jonction des deux tubes est à baïonnette , et leurs extrémités sont disposées comme dans la fig. 63. Le réservoir est échancré pour faire place aux cheminées. La partie supérieure du réseiH Tôir reçoit une tige à laquelle est fixé le chapeau cd (fig. 75), contre lequel la fumée se dépose; la tigCi se bifurque ensuite et se termine par deux ci'ochelStf A ces crochets sont attachées deux cordes qui , aprèé avoir passé sur deux poulies fixes, soutiennent le contrepoids MM. L'appareil se place dans un globe de verre dépoli A f ouvert par les deux extrémités , dont Touver*^ ture inférieure se ferme par le godet ik^ qui est fixé au-dessous du système des becs. Ce globe est soutenu au moyen de deux chaînes fixées à la couronne gh. La couronne est supportée par deux cordons qui s'enrou<« lent sur deux poulies fixées dans la même chappe que les premières , et dont les extrémités sont fixées àa contre-poids NN. 11 résulte de cette disposition que Ton peut à volonté faire monter et descendre les becs et le globe, ou seulement les premiers, et que Y (m peut facilement enlever le système des becs sans touclter au globe ; mais il faut le remplacer pat un poids !$quiva« lent : alors le service de la lampe devient beaucoup phis facile , et se trouve sujet à beaucoup moins d'uoH convéniens que celui des lampes de suspension , qu'il faut remplir et nettoyer en place.
236. Dans tous les systèmes de lampes , où les réservoirs enveloppent les cheminées, les réservoirs sont sujets à s'échauffer, et Ton pourrait craindre que cet échauffement ne fit souvent dégorger TfauSe;
mais cet effet n*a point lieu , ou du moins est extrômement faible, quand la lampe a d'abord été bien garnie.
En effet, supposons le réservoir exactement plein d'huile y et examinons les phénomènes qui seront produits par la chaleur. L'huile , en s'échauffant , se dilatera ainsi que son enveloppe , et tout le volume provenant de l'excès de la dilatation de l'huile sur celle du métal se portera dans le bec/ où par conséquent le niveau de Thuile sera élevé d'une quantité qui dépendra à la fois de la température acquise par le réservoir, de la différence entre la dilatation de l'huile et celle du métal , et enfin du rapport des diamètres du bec et du réservoir ; mais à mesure que l'huile monte dans le bec par l'efTet de la dilatation , elle est consommée; et comme le volume d'huile brûlée est beai|coup plus grand dans un temps donné que l'efTet de la dilatation , il en résulte que l'air s'introduit successivement dans le réservoir, comme s'il ne s'échaulTait pas; les intermittences sont seulement un peu plus rares. Ainsi l'effet de la dilatation est détruit complètement à chaque intermittence, et par conséquent réchauffement du réservoir ne peut pas produire de dégorgement.
D'ailleurs réchauffement du réservoir est peu considérable, quoique placé dans le voisinage de la cheminée. C'est un fait que j'ai eu souvent occasion de vérifier ; mais j'ai voulu mesurer exactement cet échauf* fement , suivant les distances du bord intérieur du réservoir à la cheminée. Pour cela,j'ai placé un thermomètre très-sensible à différentes distances de la cheminée d'une lampe à mouvement , vers le tiers supérieur