CHAPITRE IV
dans le bec sera deux fois plus petite dans ce cas que dans l'autre.
Pour éviter tous ces inconvéniens , il faut terminer le réservoir d*huilepar un petit prolongement de quelquea lignes ( fig. 78 ), au fond duquel est pratiquée la sou* pape Tespace qui environne ce tube étant très-grand , le niveau de Thuile en dehors se maintient exactement au niveau de l'orifice inférieur de ce tube; et si la hauteur de ce tube est de quelques lignes , le liquide ne s*é^ lèvera jamais assez haut pour atteindre l'espace capiU laire qui sépare le réservoir de son enveloppe, et cet es* pace sera toujours suffisant pour l'introduction de l'air. Cette disposition est pratiquée depuis long-temps , mais elle l'était uniquement afin de pouvoir , en échaneraat plus ou moins le tube, élever davantage la partie in-, férieure du réservoir ; mais on ne laissait jamais asseai d'espace entre la partie supérieure de cette échancrure et le fond du réservoir.
La disposition des réservoirs adoptés par M. Levasseur (fig. 68.), que nous avons décrits (231), obvie complètement à tous ces inconvéniens.
J'ai longuement insisté sur l'influence de la capillarité des tubes à air, parce que j'ai souvent rencontré des lampes qui brûlaient très-mal par les causes que j'ai signalées.
Réservoirs inférieurs au bec.
245. Lorsque le réservoir d'huile est placé au-dessous du bec, il faut que l'huile soit maintenue dans le bec, à la hauteur convenable, par une certaine force %
124 TRAITÉ DE L*iCLAIRAGE.
et comme Thuile doit arriver continuellement à mesure de sa consommation , ce mouvement ne peut être produit que par un autre équivalent; ainsi , dans tous ces appareils] il faut employer du mouvement pour faire monter l'huile. Ce mouvement est tantôt produit directement et par intervalle sur la tige du piston d'une pompe qui fait monter l'huile dans un petit réservoir placé au niveau du bec , et que Ton remplit de temps en temps; tantôt d'une manière continue parla chute d'un corps solide , par celle d'un corps liquide, ou par un ressort qui se débande et dont on règle l'action par le moyen d'un rouage et d'un volant.
246. Nous décrirons tous les différens systèmes qui ont été employés jusqu'à ce jour, mais nous insisterons particulièrement sur ceux qui ont été adoptés , ou qui peuvent l*élre avec avantage.
247. Réservoirs à pompe. Ces appareils, qui sont encore très-usités dans le midi de la France , ont le réservoir alimentaire placé dans le pied de la lampe , et un petit réservoir près de la partie supérieure du bec dans lequel on monte l'huile de temps en temps,au moyen d'une petite pompe foulante. La fig. 79 représente une lampe à pompe, à mèche plate ; elle a la forme d'un chandelier ordinaire avec sa bougie ; le pied de la lampe AB est creux, et sert de réservoir d*huile. La partie supérieure AC est forméed'un cylindre ordinairement en fer-blanc renfermant intérieurement un cylindre beaucoup plus petit, qui en enveloppe un autre d'un plus petit diamètre encore, qui est soudé sur la télé du piston de la pompe. Ce dernier s'élève jusque vers le point A ; le piston de