‹ Traité de l'eclairageChapitre 66 sur 127 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

à 10, et celui de Teau est à peu près 13 fois et demie plus petit que celui du mercure. Par conséquent, pour faire équilibre à une colonne de mercure de 5 millimètres , il faudrait une colonne d'eau 13 fois et demie plus élevée , ou de 67 millimètres et demi , et une colonne d'huile de 73 millimètres 2.

264. Nous venons de supposer que le tube e^ était très-long; mais il est très-court dans la lampe de Gérard : du moins il n'y a que quelques millimètres du niveau, de l'huile à ses bords supérieurs. Ainsi il y aura une certaine quantité d'huile qui s'extravasera par ses bords et tombera dans le réservoir : cette quantité sera égale à la dilatation que l'air éprouvera pour être ramené à la pression qu'il aurait si l'appareil n'ei!it pas éprouvé l'influence d'une pression plus considérable; et cet te. quanti té sera très-petite, car Taugnientation de volume est dans le rapport des nombres 7S5à760.

265. L'influence des variations de température est absolument semblable à celle des variations du baromètre. En eflet, quand la température augmente, l'air renfermé dans l'appareil augipente de force élastique, et il faut nécessairement que l'huile s'élève dans e/ à une grande hauteur , pour que le poids de cette colonne d'huile fasse équilibre à l'augmentation de force élastique de l'air intérieur, où qu'il s'extravase pour augmenter le volume de l'air intérieur. Quand au contraire la température baisse , l'air intérieur diminue de force élastique ; de l'air entre par mn, une partie du liquide de A s'écoule en B,

des colonnes de cette dissolution et d^huile qui se font équilibre sont entre elles , dans le rapport des nombres , 100 et 157 (1).

278. La figure 90 A , présente une.coupe delà lampe de M. Thilorier , qui laisse apercevoir tous les détails dont elle est composée. A est le réservoir de la dissolution de sulfate de zinc. B le réservoir d'huile. ab\e tube par lequel descend la dissolution de sulfate de zinc, cdle tube dans lequel l'huile s'élève, et qui se.termine parle bec de la lampe, hik est un tube qui conduit l'huile qui s'extravasc, dans le réservoir mobileM, dont la fig. 90 C représente la perspective, mn est le tube à air destiné à régler le niveau du liquide de A : la fig, 90 B en pré-

(i) On sait que la densîtë J^ud liquide est égale au nombre de fois que le poids d^uo Tolume quelconque de ce liquide contient celui

• d^un e'gal Yolume dVau. Par conséquent, pour dëtermitier la'densite d^un liquide , il suffit de peser successivement une même mesure de ce liquide et d'eau ; le rapport du premier au second poids sera

'la densité cherchée. Je me suis servi pour faire cette expërience d'un - flacon ferme d'un bouchon à IVmeri, le flacon yidepesait 90 grames: plein de dissolution de sulfate de zinc 1 33 s a et plein d'eau laosa. Par conséquent les poids des mêmes volumes d'eau et de dissolution étaient dans le rapport de 3o s a à 43 S a , ou dans le rapport de i i I, 43. Ce flacon ayant été ensuite rempli d'huile, il pesait 117, 5 , et en de'duisant le poids du flacon de 90 g, il restait 27*5 pour le poids de l'huile. La densité de ce dernier liquide rapportée à l'eaa était donc 27 g 5 divise par 3of a ou o^ 91, et la densité du sulfate de zinc comparé a l'huile était par la même raison égale à 43 S 3

* divisîé par 27 K 6 ou à i, 57.

J'ai encore vérifié ce dernier rapport au moyen d'un tube rtoourbé dans lequel j'ai placé l'huile d'un côté, et la dissolution de sulfate de zinc de Tautre , j'ai trouvé que les hauteurs de ces deux liquides étaient exactement dans les rapports de i à i, $7.

CHAPITRB IV. 145.

sente une coupe sur une plus grande éehelle; eh le soulevant j on met en communication Tair de A avec Tair atmosphérique ; on peut le maintenir soulevé au mioyen d'une petite tige / a , qui est fixée ad tube \ et qu'on appuie contre les bords de la douille xy^ \otsi^ qu'on veut arrêter cette communication , on tourne le tube jusqu'à ce que la tige lu se trouve en regard d'una rainure pratiquée dans la douille; alors le tube s'en» fonce et ferme toutes les issues qui se trouvaient autoii^ de lui. '

279. Pour placer^ une fois pour toutes, le sulfate dé zinc dans le réservoir A , et pour remplir journellement la lampe , on se sert d'un entonnoir PQ ( fig. 9 1 ) , dont la partie inférieure est circulaire- et garnie en dedàiii de cercles àtcxiirpq; il doit entrer à frotteoiait libre sur le bec N , et on doit l'enfoncer jusqu'à t;e que la petite plaque circulaire r, garnie d'un cuir et fixée dam rintérieur de l'entonnoir , vienne s'aj^uyer sur les bords du cylindre intérieur dubec, 'qu'elle ferme exa^ tement. L'entonnoir étant ainsi placé , sa capacité b^ commiunique qu'avec Jl'intiervalle qui sépare Jes deux surfaces cylindriques du- bec. Alors on soulève le tube à sûr, et on fait r^oser latige tu (fig. 90 B) sur legs bords de la douille dans laquelle passe le tube; cm* verse en* suite ht dissolution de sulfate de zinc; ell^ paèse à travers l'épaisseur du bec , et arrive dans le r&0rvoir B v dont l'air se dégage par le tube à air m;i^etpar Tintervallequi le sépare de sa douille ; ensuite on verse l'buile jusqu'à ce que l'entonnoir reste plein et n en débite

146 TRAITE DE L £CLAinAGE.

^ plus ; à cet instant tout le sulfate de zinc est refoulé dans le vase A. En effet , si le niveau de Thuile était fX^e^ elle ferait équilibre à une colonne de sulfate d^ fine dont le sommet serait en^; et si on élèye le niveaii de l'huile d'une quantité suffisante pour que cet excédant de pression soutienne la colonne de sulfate de zinc nz^ il est évident que ce liquide sera refoulé jusqu'en u Or (a h^tuteur de Ventonnoir est déterminée de naanièfe h produire cet eifet. Lorsque l'huile cesse de s'écouler, on replace le tube à air, et on soulève doucement Tea- 1;0niioir de manière à ne déboucher que le tuyau central 4vi t^ec; la plus grande partie de l'huile reliée dam l'wtonnqir $' écoule par le centre du hec , et passe fV^jT ie tijiyau hH dans le réservoir M ; on efilève ensuite Q^tièreo^wt Ventonnoir, et le reste de l'hiule s'^ulf pfii^ les bords extérieurs du bec , et ii^rive d^ Qpiéine àièm le réacirvoîr M.

. '290* Cet»,a|^pàreil se recouvre d'une chembe au ^e ^ue l'on, fixe.aii moyen d'un arrêt à baîouBelle; on place è U naîs3^ce.dû bec une gorge à jour-, et sur le ^0c un porte-mëçhe à* chariot qui renferme une g^kr ipie : ponc pbizer. ia . doiéminée , et à aa btae nu .aupport iUf lequel rep036 le globe dépoli q^i eavircmm h flMnme.;> la.ls^xi^ a alors l'aspect de la figoie 92. • '/ â8i • Lorque ^près a'étreservi de ht lani^ ou reut U jrageruir d'huile^ coi «oulève la chemise pour preuchre If ;!ré4€9ryoir M , que l'on remet en place après Tavoir .vidé) on enlève la gorge et le chariot du beC| ou place l'entonnoir PQ j fig. 9 1 » on soulève le bouton du tube

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