‹ Traité de l'eclairageChapitre 65 sur 127 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

la hauteur du baromètre était de mètre 755 millimètres, il s'élève à mètre 760 millimètres ; par conséquent que la variation soit de 5 millimètres, c'est une variation très-grande ^ et qui se manifeste rarement, dans le court intervalle que la lampe reste remplie/ où qu'elle brûle , mais pour fixer les idées admet-' tons -la; et supposons en outre que leà réservoirs Â, B et C renferment de Vair et de Thuile, c*est le cas ordinaire. La pression extérieure se manifestera sur rhuile qui ekiste dans le tube e f el dans le tube f» n^ et ne se manifestera qtie là, puisqu'Qft sont ouverts et que ce sont les seuls. Ces pressibns feront monter de Tair dans le vase A, et descen-^ dre une certaine quantité d*huile dans le vase B, et en même temps une certaine quantité d'air paissera de B en C; ces mouvemens intérieurs cesseront quand la force élastique de l'air de A, de B et de C sera devenue suffisante; ainsi il y aura introduction d'une certaine quantité d'air dans Aj de liquide dans B et d'air dans C ; sans que le niveau de l'huile dans ej^ change. C'est ce que l'on peut d'ailleurs reconnaître ^'nne autre manière ; en effet , lorsque la pression dé l'air extérieur augmente , celle dél'aîr intérieur devient trop petite : or , l'air de B ne peut être comprimé que par la chute de l'huile qui en diminue le volume , et celui qui est dans les réservoirs A et C ne peut augmenter de force élastique que par une nouvelle introduction d'air, puisque aucune portion de liquide ne peut s'y introduire , et qu'au contraire l'air extérieur peut entrer dans A, et l'air de B dans C. Lorsque, par

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ces mouvemens de Tair et du liquide , les pressions sont devenues ce qu'elles auraient été si l'appareil eût été rempli sous la pression barométrique nouvelle , il est évident que la hauteur du liquide dans ^y au-dessus du points sera la même qu'avant, puisque cette hauteur est égale à la distance np. Ainsi , pap l'élévation du baromètre , le niveau de Thuile dans ^y*ne change pas , il y a seulement une portion d'huile du vase A qui s'écoule infructueusement dans le vaseB, et cette quantité est très-petite; car les volumes de l'air et des gaz étant en raison inverse des forces qui les compriment, l'air renfermé dans le vase B ne diminuera de volume que dans le rapport des nombres 760 à 755, et celui du vase A augmentera dans le même rapport.

263. Mais si la pression barométrique, après avoir été plus grande qu'elle n'était d'abord , s'abaissait , les conséquences ne seraient plus les mêmes , et le niveau de l'huile dans le tube ^^s'élèverait nécessairement ; car l'air des vases A, B et C est tout-à-fait sans issue ; et il ne peut se dilater dans le premier qu'en refoulant de l'huile dans B ; dans le second, qu'en faisant passer de l'air dans Ç, et dans ce dernier, qu'en faisant monter de Thuile dans <?y*. Si on considère la capacité du tube ^/comme U'ès-petite, relativement à celle des réservoirs, et si le tube e^ est très-long , son niveau devra s'élever jusqu'à ce que le poids de l'huile fasse équilibre à la diflerence entre la pression extérieure et la pression intérieure, c'est-à-dire jusqu'à ce qu*elle fasse équilibre à une colonne de mercure de 5 millimètres. Or, le poids de l'huile est à peu près à celui de l'eau comme 9 est

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