‹ Traité de l'eclairageChapitre 69 sur 127 · LAMPES A MOUTEMEHS DE PENDULE · texte numérisé non relu

LAMPES A MOUTEMEHS DE PENDULE

286. Ces lampes; qui versent continuellement sur la inècke une quantité d'huile supérieure à celle qui est consommée, ont un grand avantage sur les autres , car elles brûlent Thuile d'une maniera bien plus productive, et rintensité de la lumière est beaucoup plus constante.

287. Ce sont MM. CaMcl et Carreau qui eurent les premiers Tidée de cett^^ftigénieuse application des mouvemens d'horlogerie. Depuis, MM. Gagneau, Gotr ten et plusieurs autres, ont employé de& mécanismes plus ou moins ingénieux pour produire le même effet..

288. Dans toutes ces lampes ,1a partie inférieure da pied de la lampe est occupée par la machine motrice; immédiatement au-dessus, se trouvele réservoir d'huile au fond duquel se trouve un système de pompe , oa une machine équivalente qui est mise eu mouvement par le moteur placé .aurdessous , et qui fait monter l'huile dans un petit tuyau qui aboutit à la partie inférieure du bec; l'huile en excès retombe par les bords extérieurs du bec dans le réservoir.

289. Ces lampes sont susceptibles de recevoir des f(H*mes très-élégantes, parce que, le cylindre creux qui les supporte ne devant renfermer qu'un très-petit tuyau, on lui donne les dimensions que l'on veut; il n'en est point ainsi des lampes à pompes , et des différentes lampes hydrostatiques. Les formes qui sont

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maintenant le plus généralement employées sont représentées dans les fig. 95 et 96.

290. Le mé<^nisme~de M, Careel consiste en une pompe à piston horizontal et à double eâbt ; celui dé M. Gagneau est un appareil iflnTeau; celui de M^ Ootteâ est la pompe connue sous le nom de pompe des prêtres. Nous décrirons seulement la pompe de M. Careel ^ et Tappareil complet de M. Gagnau.

291 . La pompe employée par M* Careel consiste en un vase quadrangulaire (fig. 96) au centre duquel se trouTe un corps de pompe y parcouru par le piston M ç au-deSsus du corps de pompe se troure un espace N, Communiquant aTec uli tuyau d'ascenision TU qui aboiitit aubec; la paroi commune au eoi^s de pompe et- à tM espace est percée à ses extrémités de deux oUVértntHsi ë et 6 y garnies de soupapes qui s'ouvrent de bas en hauè; Au-dessous du corps de pompe se tfôutent deux autres chambres P et Qi ne communiquant pas entre elles ; ht paroi supérieure de ces deux chambres est peréée dé deux ouvertures libres eeid; enfin , là p&roiinférleui^é de ces deut dernières chambres est percée de dent ouvertures e et/f garnies de soupapes qui s'ôtnfèiit de bas en haut. Le piston M est mis enmouveâielitplii^Qifte tige of y y qui passe à travers une boite à cuir fisée dans la paroi AC. Cet appareil est placé dans le réservoii* d'huile, au-dessus de Tespace occupé par le mouvement d'horlogerie ; ce dernier communique un mou- ▼ement de rotation à une manivelle horizontale ^ à Vextrémité de laquelle est fixée l'extrémité jp de la tige du piston : k partie extérieure de cette tige

étant à charnière , la rotation de la manivelle imprime au piston un mouvement alternatif* Quand le piston se meut de A en B y l'huile qui est en S ne pouvant pas pénétrer dans la chambre P gui est pleine , et dont la soupapey est fermée par lafkssion même que le liquide éprouve, soulève la soupape by et passe dans la chambre N ; en même temps le vide que tend à produire en R le mouvement du piston fait fermer la soupape a et ouvrir la soupape e, par laquelle les chambres Q et R se remplissent. Quand le piston retourne , la soupape a se lève , et l'huile de la chambre R passe en N. Ainsi l'introduction de l'huile en N et dans le tuyau d'ascension a JUeu pendant les deux mouvemens du piston ; et par conséquent l'ascension de l'huile a lieu sans intermittence. Dans ces lampes > le remontoir est placé sous la Ifunpe.

292. Lampe de Gagneau. Cette lampe, que son au- ^ur a désignée sous le nom d'aglaphos , est disposée comme celle de Carcel; mais le mécanisme qui produit l'ascension de l'huile est très-di£Pérent. Comme il est simple et très-ingénieux , nous en donnerons une description détaillée , puisée dans les Annales de l'industrie nationale et étrangère , tome 4.

293. La fig. 97 représente la coupe du mécanisme intérieur, indépendamment du système de rouage qui le^met en mouvement. ABCD est la partie supérieure du fûit de la colonne , qui constitue le réservoir d'huile; EF est un petit réservoir d'air; I, I sont deux cylindres d'une petite hauteur , fixés à la partie inférieure du réservoir d'huile et d*air » qui sont fermés

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