‹ Traité de l'eclairageChapitre 74 sur 127 · La fonte )a plus avantageuse pour les vases dis · texte numérisé non relu

La fonte )a plus avantageuse pour les vases dis

tiUatoires est la fonte grise : la fonte bbmche est trop

tMMsante^ k fonte grise au contraire est ductile , phu

tenace; que la première, et, se ^figeant moins vite dana

le moukge, forxoe des vases plus homogènes; la fonts

de seconde fusion convieiit mteux que celle de pre^

mière, parce qu'elle est mieux épurée. Les défauts

qu'on rencontre le plus ordinairem/ent danè les vases

distillatoires sont les soufflures et l^ê^ouUssJhmt^^ Les

IM imAinc mm. l BOLâiKjLCE.

lOMill i if c s soot des csiitcs plus oa moins grandes qui sefianMDt parlrcicgagaBaiidcsgaz dans lamassede liante an loicnt de la oonlée, on par TinterpositHm de qodqoes matières àrangères; les goattes froides sont des fissores prcsqoe invisibles qoi proricnnent de ce qne la sorCMe de la Ibnte s'est refroidie en certaiiis endroits assez rapidement poor ne pas fidrecrarps avec cdle qni a été superposée. On pent reconnaître les aoufflores en frappant tonte la surface dn cylindre avec nn petit marteaa : sur les soufflives cm entend nn son diSércnt. On peut reconnaitre les gouttes froides en remplissant le cylindre d^ean, fermant toutes les ouTCP' turcs j et con^primant ce liquide à l'aide d'ime pompe foulante : l'eau jaillit par les fissures»

307. La forme des Tases est un olqet d'une haute importance. Pour être la meilleure possible , die doit sattB&iBe à plusieurs conditions: !• la dilatation dmt se fidre le plus également possible; 3* eUe doit présenter une grande étendue an foyer. La première eonditiou exclut les Tases des formes anguleuses, parce que le métal est toujours plus qpais dans les an^es ; la seconde exclut les.Tases defofme cùrculairey parce que ce sont ceux qui , pour la même capacité 9 ont le moins de sur* foce.Les formes de Tases les plus généralonent employées sont des cylindres aplatis, dont la aecticm est représentée figure 100 : en Angleterre on leur donne la forme figure 101 $ h partie inficrieure est concaTe*

308» Ces cylindres sont formés par la partie inforieure et ouverts en aYaai{ cette ouTcrlnre doit rece-

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voir une plaque qui les ferme hermétiquement. Comme cette fermeture doit se faire aTec beaucoup d'exactitude y et que c'est seulement la partie inférieure du cylindre qui, étant seule exposée au feu, se détériore ', on applique à l'extrémité du cylindre un prolonge* ment qui doit recevoir la plaque , et sur lequel est placé le tuyau de dégagement des gaz. Cette tète du cylindre dure tres-long-temps , et se place sur de nouveaux cylindres quand les premiers sont mis hors de service. Les figures 102 et 103 représentent une coupé verticale et une coupe horizontale de la disposition la plus ordinaire de ces tètes de cylindres. La tête B , de même calibre que le cylindre A , se fixe sur lui aïk moyen de deux brides CD fortement serrées par des boulons : les fissures sont remplies de lut formé de limaille de fer, de soufre et de sel ammoniaque. Cette tète renferme le tuyau E par lequel les gaz se dégagent, et une plaque qui se serre contre son ouverture au moyen d'une vis P qui passe à travers un écrou Q i placé au milieu d'une tige MN mobile verticalement autour du point M, et qu'on maintient horizontale à l'aide de la clavette a. Pour décharger le fourneau ; on retire la clavette; on desserre la vis; la tige MN devient verticale , et l'ouverture du cylindre est libre. 309. Fourneaux. La figure 104 représente la coupe» et la figure 105 l'élévation, d'une des dispositions les plus commodes: Le fourneau renferme cinq cornues qui sont chauffées par trois foyers. L'espace occupé par ces cornues a la forme d'un four ; il est terminé supérieurement par une voûte; et le sol inférieur est percé

de canaux D, D, par lesquels la flamme s'introduit dans cet espace. Les cornues sont soutenues par les deux extrémités qui pénètrent dans les murs de devant et de derrière. B, B, B sont les trois foyers; C, C, C, les cendriers; J, la voûte du four, qui doit être en briques très-réfractaires ; I, I, I, des ouvreaux par lesquels la fumée du combustible se dégage ; F, le conduit de fumée qui passe sur la voûte du four pour en maintenir la température. Par cette disposition , on peut changer les cylindres en démolissant seulement le mur de devant du fourneau y et sans toucher à la voûte.

310. Les fumées, à Tissue du fourneau, se rendent dans une cheminée très-élevée , et qui , autant qne possible , doit être commune à tous les fourneaux de l'usine. Il faut alors que cette dernière ait une section égale à la somme des sections de tous les conduits particuliers qui y aboutissent. A Glascow , il y a un établissement dans lequel les fourneaux sont disposés circulairement autour de la cheminée commune : cette disposition est très-commode et très-élégante.

SU. Condensateurs* La condensation des vapeurs aqueuses, ammcyiiacales et. du goudron se fait dans tout le trajet que parcourent les gaz depuis les cornues jusqu'aux épurateurs. Le tuyau qui conduit lc9 gaz s'élève d'abord verticalement, se recourbe^ et descend dans un grand cylindre horizontal M (fig. 105) qu'on désigne sous le nom de barillet. Ce cylindre rcn* ferme du liquide jusqu'à une hauteur déterminée^ et qui ne peut pas être dépassée , parce que le liquide excédant s'écoulerait par le tube recourbé O. Les tubei

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condacleurs m , m plongent dans ce liquide d'un ott deux pouces, afin que, la capacité des cylindres cessant de communiquer avec les réservoirs de gaz quand les cylindres sont ouverts ^ le gaz, qui est toujours soumis à une certaine pression dans le gazomètre, ne sorte pas par les cylindres. Le gaz , à l'issue du barillet I sort par le tuyau N, se promène dans de longs tuyaux de fonte dans lesquels la condensation s'opère ; les produits de cette condensation se réunissent dans une citerne; le barillet est quelquefois diq>osé d'une manière différente , et se trouve à l'origine des tuyaux de condensation. (Fig. 107.)

3 12. Epurateurs. L'épuration a pour objet, comme nous l'avons dit, d'enlever l'hydrogène sulfuré, l'acide carbonique et le reste des vapeurs ammoniacales. Cette oj)ération se pratiquait dans les premiers temps , en faisant passer les gaz successivement à travers du lait de chaux et de l'acide sulfurique étendu d'eau ; le pre* micr liquide étant renfermé dans un vase de fonte et le second dans un vase de plomb, le premier bain absorbait les acides hydrosulfurique et carbonique ; le second, l'ammoniaque. Mais ce mode d'épuration avait de grands inconvéniens ; il fallait sans cesse agiter le lait de chaux ; car , par le repos , la chaux se précipitait et cessait d'agir sur le gaz ; mais le plus grand était la pression qui en résultait ; les cornues se détérioraient promptement , et il se manifestait souvent des pertes , principalement par les plaques des cornues. On y a renoncé , pour y substituer un mode d'épuration plus simple, mais qui n'agit pas si efficacement. On ne

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fait plus agir que la cl^ux, et son action est moins immédiate que dans Tancien procédé. Par conséquent on ne peut absorber que Vacide carbonique et Thydrogène sulfuré; mais la petite quantité d'ammoniaque qui reste est tout-à*fait sans Influence.

313. On soumet le gaz à l'action de la chaux de plusieurs manières. A Stokport, en Angleterre, on faisait passer le gaz dans de grands vases de fonte remplis de chaux éteinte : cette matière étant très-légère , le gaz passait facilement au travers sans éprouver de pression sensible ; mais le gaz se frayait des chemins , tassait assez la chaux pour qu'elle ne s'éboulât pas , et les parois de ces canaux étant bientôt saturées d'acide hydrosulfurique, Tépuration cessait d'avoir lieu; il fallait alors agiter ou changer souvent la chaux. M. Bé< rard , directeur de l'usine royale de Paris , a eu l'heuireuse idée de remplir les vases épuratoires de foin humide non comprimé et saupoudré de chaux : la chaux se trouvant ainsi très-divisée ; le gaz la traverse facile^ ment, et il n'en résulte pas de pression sensible. Ce pro« cédé est maintenant généralement adopté. La fig. 106 représente cet appareil; il est composé de deux ou d'un plus grand nombre de vases en tôle ; la figure en contient deux , A et B ; ils sont fermés par . des cou-» yercles en tôle dont les bords entrent dans des rigoles latérales pleines d'eau, afin de fermer hermétique-» ment, et qui sont soutenus par des contre-poids; à quelques centimètres du fond se trouve une plaque percée d'un grand nombre d'ouvertures, et, au-dessus, du foin httinide saupoudré de chaux. Le gaz arrm

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