‹ Traité de l'eclairageChapitre 75 sur 127 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

dans la première par le tuyau C, passe dans la seconde par le tuyau DE , et sort par le tuyau FG.

314. L'épuration par ce dernier procédé n'est jamais complète ; il y a toujours une certaine quantité d'hydrogène sulfuré qui échappe à l'action de la chaux. On peut facilement s'en convaincre en plongeant dans le gaz un morceau de papier imprégné d une dissolution d'acétate de plomb : le papier devient noir. Cette propriété est, comme on sait, un indice sûr de laprésence du gaz hydrogène sulfuré.

315. Dans son cours de chimie appliquée aux arts, M. Clément a indiqué la cascade chimique , ingénieux appareil de son invention , comme pouvant produire , sans pression sensible , une épuration plus complète que par les moyens employés jusqu'ici. Pour l'objet dont il est question , l'appareil consisterait en une tour en briques , remplie de boulets de fonte j on d'argile cuite , ou enfin de cailloux arrondis : à la partie supé*» rieure, qui est exactement fermée, se trouverait un réservoir de lait de chaux, et un tuyau par lequel il s'écoulerait continuellement sur les boulets. Ce liquide mouillerait toute leur surface et descendrait lentement jusqu'à la partie inférieure de la tour, d'où il sortirait par un tuyau plongeant dans dé l'eau renfermée dans un vase extérieur ; le gaz arriverait par la partie inférieure de la tour, au-dessus de l'ouverture par laquelle le lait de chaux s'écoule ; le gaz parcourrait la tour de bas en haut pour s'échapper par un tuyau placé près de son sommet ; dans ce trajet , le gaz se diviserait pour se répandre dans tous les espaces que les boulets laissent

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entre eux : son contact avec le lait de chaux aurait ainsi lieu par un grand nombre de surfaces; et par conséquent répuration se ferait très-facilement : d'autant plus que , vers la fin de sa course , lorsqu'il est près du sommet de la tour, où il ne renferme plus que de trèspetites quantités d'hydrogène sulfuré^ et où par conséquent ces dernières portions de gaz sont plus diffit^iles à enlever, il rencontrerait du lait de chaux neuf qui n'a rien perdu de sa force absorbante, et qui agit avec une très-grande énergie. L'emploi de cet appareil pourrait présenter deux inconvéniens ; la chaux n'é tant qu'eu suspension dans le lait de chaux, car l'eau ne dissout que 3-^0 ^^ ^^^ poids de chaux , cette substance se dépose facilement par le repos , par conséquent il faudrait que le liquide renfermé dans le réscr- Toîr supérieur fût sans cesse agité ; et comme dans sa chute une grande partie delà chaux se précipiterait, il serait fort à craindre que les petits espaces libres que les boulets laissent entre eux ne fussent bientôt obstrués ^ et que le passage du gaz ne fût continuellement diminué. On pourrait obvier à ces deux inccmvéniens en employant des dissolutions de soude ou de potasse , oaais la dépense qui en résulterait n'en permettrait pas l'usage. Au surplus l'essai de cet appareil n'ayant point encore été fait , je ne sais pas jusqu'à quel point les inconvéniens que j'ai signalés seraient importans.

316. On peut obtenir une épuration parfaite en évitant la pression, par un procédé qui probablement finira par être généralement adopté. Il consiste à as-

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