CHAPITRE I
ment satisfait toujours à deux conditions : !<> le rayon incident et le rayon réfléchi sont dans un même plan perpendiculaire à la surface réfléchissante ; 2® Tangle d'incidence est égal à Tangle de réflexion, ou, en" d'autres termes , les rayons incidens et réfléchis sont également inclinés sur la surface réfléchissante.
Si , par exemple , la surface réfléchissante est une surface plane MN ( fig. 8 ), le rayon réfléchi B C devra se trouver dans le plan mené par le rayon incident A B perpendiculairement à MN. L'angle I , forpié par le rayon incident avec le plan réfléchissant , porte le nom d'angle d'incidence, et Tangle R, formé par le rayon réfléchi avec la même surface , se désigne sous le nom d'angle de réflexion. La loi que nous avons énoncée exige alors que l'angle Isoit égal à l'angle R.
Si la surface réfléchissante était courbe ( fig. 9 ) , il faudrait au point d'incidence B concevoir un plan qui toucherait la surface , plan qu'on désigne ordinairement sous le nom de plan tangent , et considérer ce plan comme la surface réfléchissante elle-même; la construction serait alors la même que précédemment.
14. Disposition des rayons réfléchis par une surface pUme. Soit MN (fig. 10 ) une surface plane polie , A un point lumineux : pour trouver la direction de tous les rayons qui se réfléchissent sur cette surface , il faut du point lumineux A abaisser sur le plan M N la perpendiculaire AX , et la prolonger d'une quantité égale XA' ; tous les rayons réfléchis, étant prolongés au-dessous du miroir, iront passer par le point A'. Si l'on voulait, par exemple , trpuyer }e rayon réfléchi correspondant
au rayon incident AC , il faudrait joindre le point C elle point A'; et la Iig;ne CD, prolongement de CA', serait le rayon cherché. Ou voit d'après cela que si on joint les quatre angles du miroir avec le point A', on formera une pyramide quadrangulaire dans laquelle se trouveront compris tous les rayons réfléchis sur la surface M N ; de sorte que si un observateur se trouvait en dehors de cette pyramide il ne recevrait aucun rayon réfléchi.
Dans la figure 10 nous avons supposé que le pied de la perpendiculaire abaissée du point lumineux rencontrait le miroir ; s'il n'en était pas ainsi , il faudrait concevoir le miroir prolon^çé jusqu'à ce qu'il rencontrât cette perpendiculaire ( fig. 11.)
11 est évident que si le miroir était circulaire , les rayons réfléchis seraient renfermés dans un cône qui aurait son sommet au point A^ , et qu'en général ils seront renfermés par les lignes qui passeraient par le point A"" et par tous les points du contour du miroir.
15. Dans ce qui précède nous avons supposé que l'objet lumineux était réduit à un seul point ; mais il n'en est jamais ainsi , car le foyer de lumière a toujours des dimensions plus ou moins étendues : il est cependant facile de ramener ce cas général à celui dont nous nous sommes occupé , car il sufKt de faire pour chaque point du corps lumineux la construction que nous avons indiquée.
1 6. Lorsque l'œil reçoit un faisceau de lumière , l'image est toujours vue au point de concours des rayons ; par conséquent dans un miroir plan ^ c|ueUe que soit la