‹ Traité de l'économie du bétailChapitre 36 sur 64 · DIVISIONS · texte numérisé non relu

DIVISIONS

de

40 jours chaque.

par jour, en sus

du pâturage.

d'os par jour.

à la fin de la période.

pendant la

période.

par jour.

l» 13 agneaux nourris au pâturage.

2o 13 agneaux nourris au pâturage.

ire période.

Ire période.

Kil.

Kil.

Kil.

Kil.

Kil.

Kil.

(KoLTz, la France agricole, 19 avril 1860. Emprunté à la feuille du Cultivateur,)

Les expériences, on le voit, n'ont point été concluantes ici, en faveur de la chaux; peut-être cela est-il dû à ce que l'organisme recevait, par le pâturage, cet élément en quantité suffisante"; ou bien à ce que l'estomac du mouton n'aurait point besoin de ce stimulant, ou enfin à ce que la proportion ajoutée à la ration, était trop forte. Le même auteur rapporte une autre expérience moins complète encore, faite sur une truie, par M. Breunlin à la ferme expérimentale de Schlan. Une truie de race croisée suffolk-schlanstadt, âgée de trois mois fut mise en box séparé. Poids initial au 1" décembre, 15 kilog. ; poids, final au 25 avril, c'est-à-dire après cinq mois, 110 kilog.; accroissement total 95 kilog., soit par jour 0''.530. Poids à deux ans et trois mois, après avoir fait trois portées, 1,270 kilog. Pendant la première période d^ cinq mois, du 1" décembre au 25 avril, cet animal consomma au total

300 kilos de pommes de terre , 110 — de farine d'avoine concassée , 370 — de lait écrémé , 16 — de poudre d'os.

L'accroissement moyen de 0^.530 par jour qui en résulta, ne nous paraît point assez remarquable pour qu'on en puisse conclure une évidente opportunité des sels calcaires. Cette proportion de 0^.106 de poudre d'os en moyenne, par jour, nous semble d'ailleurs beaucoup trop élevée. En tous cas il manque au moins à cette expérience la contre-épreuve d'un animal de même âge et de même poids, de même race enfin, soumis à un même régime moins la poudre d'os.

La chimie nous enseigne que les farines de féveroles et d'orge, comme renfermant les plus fortes proportions de sels calcaires

et se rapprochant le plus de la composition du lait de vache, sont les plus convenables à mêler ou à substituer au lait, après le sevrage des jeunes veaux. Pour les chevaux, ce serait le grain ou la farine de Tavoine dont la constitution se rapproche davantage de celle du lait de jument. On donne aux veaux d'engrais de la craie et des coquilles d'œufs dans le but de faciliter la digestion et rassimilation, en même temps que pour affiner et blanchir la viande. Sans doute, ici, ce principe agit en saturant les acides butyrique et lactique que renferme l'estomac, et aussi en stimulant le système nerveux.

La magnésie ne paraît pas, quoique dans une proportion moins élevée, pouvoir être sans danger, retranchée de Taliment des jeunes animaux surtout : des pigeons ayant été pourris exclusivement de blé pendant deux ans, par Liebigv tout le squelette disparut résorbé, sans doute à cause de la trop faible quantité de sels de chaux et de magnésie fournie à l'organisme par ce grain. Dans les expériences de M. Chaussât, des pigeons nourris aussi exclusivement de blé engraissèrent d'abord pendant les deux premiers mois, puis ils maigrirent et succombèrent le dixième , à la suite de diarrhées ; leurs os étaient devenus extrêmement minces. Ceci s'ej?phque lorsqu'on sait que la magnésie entre pour 2.05 à 3 7o dans la composition des os, suivant Berzélius et Johnston ; que la salive du cheval, d'après M. Blondlot, renferme 7.5 7o de carbonate de magnésie. Dans les expériences de M. Boussingault citées plus haut, le veau fixa en deqx jours 0^.007.1 de phosphate de magnésie, avec une ration de 8^666 de foin. C'est à l'état de carbonate et de phosphate surtout , qu'on la rencontre, soit dans les tissus, soit dans les liquides circulatoires, soit enfin dans les excrétions et les sécrétions. Le rôle qu'elle joue dans les fonctions organiques paraît différer très-peu de celui qu'y remplit la chaux

que, du reste, elle accompagne le plus souvent; aussi, pouvonsnous réunir les sels de magnésie à ceux de chaux dans le tableau suivant :

Sels de chaux. . ..... 1.76

Sels de magnésie 0.39

Orge.

Fèves.

Avoine.

Ensemble

On s'expliquera mieux encore maintenant, la convenance de l'avoine pour les jeunes chevaux; celle de Forge et des fèves pour le jeune bétail à cornes, lequel ne peut broyer assez complètement l'avoine pour la consommer sans perte et dont l'estomac n'est pas assez puissant pour en achever la digestion. Les bêtes à laine profitent bien mieux de ce grain , indispensable dans bien des cas à leur bonne santé , et toujours à la production des laines d'une grande finesse.

La soude est un des éléments le plus abondamment répandus dans les règnes animal et végétal. A l'état de chlorure, et de phosphate, elle entre dans la constitution des os, pour 3 à 3.45 7o- On la trouve dans le sang, dans les fibres musculaires et dans tous les produits de sécrétion, salive, sueur, lait, suint, laine, etc., dans les divers états de chlorure, lactate, phosphate, carbonate, acétate, etc. Ainsi le lait renferme 0.62 7o de chlorure de sodium , d'après Johnston , et le sperme 1 Vo d'après Vauquelin. Elle abonde dans les hquides circulatoires, sang, lymphe, chyle, dont elle semble avoir pour but principal d'entretenir la fluidité ; son excès est éliminé par les sécrétions et les excrétions.

Le chlorure de sodium est un condiment souvent employé dans l'hygiène du bétail. Après de longues discussions et des

expériences plus ou moins concluantes, on paraît avoir reconnu que le sel est un purgatif d'un effet à la fois efficace et bénin , lorsque le corps n'est point habitué à son usage, et qu'il joue à peu près le même rôle que le sulfate de soude ajouté par M. Demesmay à la ration de ses boeufs engraissés à la pulpe (0^.60 par tête et par jour). Employé constamment dans la ration , il excite l'appétit et surtout la soif, sans augmenter les forces assimilatrices et sans activer sensiblement la production du lait. C'est néanmoins un excellent correctif des pâturages humides et des fourrages avariés ou de qualité inférieure. Les bêtes à laine, surtout, semblent avoir besoin de ce condiment.

Les sels de potasse sont fort abondants aussi dans la nature , oii le plus souvent, ils accompagnent ceux de soude; ils semblent remplir un rôle à peu près identique. On les rencontre en; proportion notable et à l'état de chlorure, de carbonate et d'acétate, dans le suint des moutons (Vauquelin). L'urine des vaches, d'après Baude, renferme 0.190 de sulfate, 0.120 de carbonate , et environ 0.240 de muriate de potasse p. 0/0. Le lait n'en renferme qu'une proportion un peu inférieure à ceux de sodium. Enfin, à l'état de phosphate, il remplace le chlorure de soude dans le sang de certains granivores.

Si nous rassemblons dans un même tableau les proportions de ces diverses terres alcalines contenues dans les principaux aliments, nous verrons que ces proportions sont extrêmement variables entre aliments même de semblable genre, grains, fourrages secs ou racines :

SELS DE CHAVX. l

MAGNÉSIE. Il

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