B. PRINCIPES ORGANIQUES
Au point de vue de la chimie appliquée à la physiologie, on a divisé ces éléments en 1" Plastiques ou azotés, chargés de
produire et entretenir les tissus et les organes proprement dits; ce sont la fibrine, Talbumine et la caséine végétales et animales. 2** Respiratoires ou non azotés, chargés d'entretenir la respiration et de se convertir en graisse lorsqu'ils se trouvent en excès; ce sont comme principes tertiaires ou amylacés, le sucre, l'amidon, la fécule, la glucose, la pectine, etc., et comme principes gras ou carbonés, la stéarine, la margarine et l'oléine, la butyrine, la graisse animale, les huiles, etc.
Aucun des principes plastiques pris isolément ne saurait suffire à l'entretien de la vie 5 ils ne contiennent pas la proportion d'alcali nécessaire à la formation du sang. Les principes respiratoires donnés exclusivement ne sauraient pas davantage faire vivre un animal. Des chiens, des oies, des canards, nourris de sucre, débourre, d'amidon, d'huile et d'eau distillée moururent tous après un temps de quinze à quarante-cinq jours, présentant tous les phénomènes du marasme et de l'inanition, et même d'importantes lésions organiques.
Mais d'après cela, quelle est la proportion la plus rationnelle à établir entre ces deux principes selon les divers animaux et les différents buts qu'on veut atteindre ? Elle n'est pas , dit M. Baudement, rigoureusement proportionnelle au poids vif des animaux , et est plus considérable pour les animaux d'un poids moindre. Voici comment ce même auteur l'établit pour les chevaux, par 100 kilogr. de poids vif et par jour":