MATIÈRES
azotées.
respiiables.
M. BoussÎDgault.
M. Baudement.
Id.
oo a
O^.ooO
RatioD réglementaire.
Cavalerie de ligne, 400 kilogr..
Ait TKT
la.
— de réserve, ôOOkilog.
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M. Baudement.
Bœufs de 600 à 650 kilogr...
Id.
— de 700 à 750 — . .
Id,
— de 750 à 800 — . .
M. Boussingault.
Kuapp.
Homme, soldat de rÂlIemagoe.
Le rôle des principes azotés consiste, dit M. Bérard, dans son excellent cours de physiologie, dans « la formation des prince cipes immédiats du sang, la formation et la réparation des « tissus. Enfin, ils donnent un certain contingent qui subit ce l'action de l'oxygène. » Ces principes azot'és sont, nous l'avons vu, l'albumine, la caséine et la fibrine végétales qui jouissent des mêmes propriétés que l'albumine, la caséine et la fibrine animales dont la composition est à peu de chose près la même. L'albumine végétale qui prend dans certains cas le nom de légumine est soiuble dans l'eau et coagulable par la chaleur. Elle se rencontre surtout dans les semences mûres des plantes qui appartiennent à la famille des légumineuses. La caséine se dislingue de l'albumine en ce qu'elle ne se coagule pas par la chaleur, mais elle est comme elle, soiuble dans l'eau. Elle se rencontre surtout dans le péricarpe des semences , et plutôt dans celles des légumineuses que des graminées. La fibrine qui dans les semences des céréales porte le nom de gluten, est très-nourrissante, et ne doit être donnée seule qu'avec de grandes précautions. A Martinvast on s'est fort bien trouvé de
faire dessécher au four ces résidus d'amidonnerie et d'en former
des pains pulvérisés ensuite pour le bétail, et répandus sur le fourrage.
La valeur nutritive des aliments est , en théorie , considérée comme s'élevant en raison directe de la proportion de ces trois principes. Plus une substance est azotée , a dit la chimie moderne, et plus elle a de valeur nutritive : mais en cela, peut-être, la chimie a été trop loin. Elle ne pouvait tenir compte de la puissance relative de Testomac de nos divers animaux domestiques , de leur aptitude , ni du but à atteindre. Ainsi l'avoine si nutritive et si excitante pour le cheval, doit être à peu près abandonnée pour le bgeuf. Dans les climats chauds , c'est l'orge qui paraît avoir hérité des quahtés de l'avoine. Les jeunes animaux assimileront plus complètement d'ailleurs que ceux âgés, les races à large poitrine plus que celles à poitrine resserrée. M. Bérard donne très-judicieusement encore l'explication de cette fréquente discordance entre la théorie et la pratique : (( ce qu'on nomme pouvoir nutritif, dans un aliment, « dit-il, se résout en deux influences ou actions distinctes « 1° aptitude à être assimilé, 2** aptitude à subir l'action de ce l'oxygène, par la respiration, dans le sang. Nous refusons le <c premier mode d'influence aux aliments non azotés, mais « nous leur reconnaissons le second à un très-haut degré. Or, « comme cette dernière influence se He à la chaleur animale , « à Faction nerveuse, à la puissance contractile des muscles, à « l'activité du mouvement de la vie, il n'est pas étonnant qu'on «c ait dit que telle substance riche en fécule et peu riche en « azote était plus nutritive que telle autre substance non « azotée. » Nous nous réunirions, du reste, bien plus voloniers, à l'opinion exprimée par quelques chimistes, que ce n'est point l'azote pur qui serait nutritif, mais bien l'azote combiné d'une certaine manière et avec certains principes qui
le rendent assimilable. On jugera mieux de ces différences pratiques, sur le tableau suivant :