‹ Traite de l'ecrasement lineaireChapitre 39 sur 112 · EXTIRPATION OU CANCER DU RECTUM · texte numérisé non relu

EXTIRPATION OU CANCER DU RECTUM

Nous espéroDs que le lecteur ne se méprendra pus sur le degré de valeur que nous entendons attacher à Tobservation qu on vient de lire. Nous sommes loin de la donner comme un exemple de guérison d*une tumeur cancéreuse du rectum par récrasement linéaire. Ce que nous avons voulu établir purement et simplement, c'est la possibilité de l'application clinique de Técrasement linéaire au traitement du cancer du rectum. Nous connaissons assez le sens qu'on doit attacher au langage, et nous avons trop le respect de nous-méme et de nos lecteurs pour présenter les faits sous un jour inexact. Nous ne donnons donc point comme guéri un malade qui est encore actuellement dans nos salles, et sur le sort duquel le temps n a point encore prononcé. Nous nous bqrnons à déclarer que ce malade a subi l'épreuve de l'écrasement linéaire, de manière à permettre l'ablation complète d'un cancer récidivé qui atteignait à une assez grande hauteur, et que l'opération n'a donné Heu à aucun des accidents immédiats que Ton redoute après l'ablation des cancers du rectum.

CONCLUSIONS

!• La dilatation proposée pour le traitement du cancer du rectum doit être envisagée sous un double point de vue : t* comme moyen de combattre les effets du rétrécissement de l'intestin; 2* comme moyen de traitement dirigé contre le cancer. Admissible dans une certaine mesure pour le premier cas, elle doit être formellement repoussée dans le second.

2* L'incision comme moyen de traitement du cancer du rectum constitue une pratique tout à fait déraisonnable. Elle expose en outre à des dangers graves et multipliés.

S* La cautérisation ne doit jamais être appliquée au traitement du cancer du rectum ; l'emploi du cautère actuel est insuffisant ou trop dangereux. Les causti([ues, ne pouvant être circonscrits dans leur action, peuvent compromettre l'état des organes voisins de la partie malade et n'ont aucune valeiir en tant que traitement curatif.

226 LIÇOKS àua lkchasement lim^aibe.

U'' I.e broiement en masse appliqué au traitemeut du cancer du rectum est im non-sens chirurgical et doit être rejeté complètement. Il en est de même de Parrachement.

5" Uuns les cas de cancer du rectum la ligature expose aux inconvénients les plus graves et doit être également repoussée.

60 Nous considérons comme contre indication formelle à Textirpation du cancer du rectum la nécessité où Ton pourrait être d'ouvrir le péritoine on d'intéresser la face postérieure de la vessie.

7'' TA'xiirpntion des cancers du rectum par Tinstrument tranchant est une opération extrêmement dangereuse. Elle a donné lieu entre les mains de chirurgiens habiles à une mortalité qui s'élève à la moitié et même aux deux tiers des sujets opérés.

J/liémorrliagie, la péritonite, les vastes suppurations du bassiti, la phlébite et TinFection purulente, constituent les dangers immédiats auxquels expose ce genre d'opération.

8" Le cancer du rectuni, sans en excepter celui qui a la forme annulaire et cylin:lroïdc, et alors même qu'il approche de la limite où il cesse d'être opérable par tout autre M:oyeo, peut être converti par une série de manœuvres que nous avons indiquées en une ou plusieurs tumeurs pédiculées, parfaitement attaquables par Técrasement liue'aire.

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