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CHAPITRE XIV

APPLiCATÎON DE Ê'ëCRASEMENT LINÉAIRE A l' ABLATION DES TUMEURS SOUS-CUTANÉES.

Une fois quil fut bien établi dans notre esprit, parTobservatioti de faits sufBsamment nombreux, que lé tfaùmatistbe dû à Técrasement linéaire était d'une itieilleure tiature qiie lé trauîilàtisme par l'instrument traùfcbant, rïods dùrties naturèllenierit rechercher toutes les occasions qui podvaieNt perrhett^e là siibstitdtion du premier de ces diodes opératoires Bu second. Il nous fut facile de voir qu'un grand nôhibré de tumeurs sdus-ctitânées comportaient Femplôi deTécrdsedient.

Nôds ne songeâmes d*abord qu'à celles de ces tumeurs qui éCaiênt naturellement pédiculées, et ce n'est que ])lus tard que nous osâmes attaquer des tumeurs sessilès.

De cette manière, il nous a été possible d'appli(|ùer Técrasemènt dans des cas de lipomes, de cancei*du sein, de kystes athérotnateux, d'éléphantiasis> d'esthiomènes, de tubercules sous-cutanés douloureux. Nous n'avons encore fait aucune application de l'écrasement linéaire, au goitre, à l'extirpation des gadglionsducou,au spina-biHda, aux tumeurs de la lèvfe^ toutes opérations pour lesquelles il est permis d'attehdrë dc$ ré!tultats heureux par la méthode de l'écrasemeht. Nous atirods donc à faire codnattre quelques-uns des faits que nous avGftis observés, et à indiquer le procédé opératoire, tel qu'il doit être mis en usage, soit pour des tumeurs pédiculées, stAt petit des iudiedrs sëssiles.

Lorsque les tumeurs sont pédiculées, la première questidn

392 LEÇONS SUR l'Écrasement liméaime.

qui se présente comme ayant directement trait au procédé

opératoire, c'est celle-ci.

La tumeur est-elle récidivable par la moindre parcelle de sa substance qui aurait échappé à Tablation? est-elle dénature à ne pas faire craindre de récidive?

Dans ce dernier cas, le procédé opératoire est des plus simples ; car il suffit de placer sur le pédicule de la tumeur une ligature fortement serrée qui trace le sillon de Técraseuieot. Si aiicontraire on a quelque raison de craindre que la tumear ne soit exposée à répulluler, il faut que Técrasement sattaque nou«seulement au pédicule lui-même, mais encore à la portion des téguments sur laquelle la tumeur prend son origine.

Pour atteindre ce but d'une manière sûre, on a recours à une sorte de clievillage qui consiste en ceci : La tumeur étant soulevée et le pédicule tendu, on vient faire faire aux téguments qui portent le pédicule un pli qu'on embroche avec deux ou trois fortes aiguilles. Au-dessous de ces aiguilles^ on pédiculise le tégument au moyen d'une ligature solide. Il suffit alors d'appliquer l'appareil à écrasement sur le pédicule qu'on vient de former. On est ainsi parfaitement sûr d avoir enlevé la totalité de la tumeur, puis(|u'on a emporte avec elle le tissu tégumentaire à la surface duquel elle prenait naissance.

Pour les tumeurs sessiles, pour l'amputation d'un sein par exemple, voici le procédé opératoire que nous adoptons.

Au moyen d'un trocart lancéolé et à gaîne plate, nous pratiquons une transBxion qui passe au-dessous de la glande dans les parties saines et qui nous sert à conduire la cliaine d'un écraseur, ou même, si l'on veut opérer simultanément sur les deux moitiés du sein, la chaîne de deux ccraseurs. Quand les deux chaînes ont été conduites à travers la canule de manière à déborder celle-ci à ses deux extrémités, on retire la canule, on articule les deux chnines avec leurs crémaillères respectives, et l'on pratique l'écrasement suivant le mode accoutumé.

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