PI. XXXVIII
La planche XKWIII représenlclo moment de Topératioii où le lambeau Dasal^ ayant été complètement disséqué, on procède à Taçrandissement de Tott^erture nasale antérieure, et où Ton commence par faire pénétrer d'une orbite dans l'autre un poinçon ou trépan perfuratif traçant la voie par laquelle Ta être conduite la scie à chaîne destinée à diviser les articulai tions fronialcidef os propres du nez et de Tapopliyse montante de Tos maxillaire. — AAA représentent trois des côtés d'un rectangle formé par la dissection du lambeto ; D, le manche du perforateur; R, la cloison ; G, le lambeau nasal renversé lor la joue droite.
Il s'agit alois, pour enlever Tespèce d'auvent que représente la voûte osseuse externe du nez, <)c faire partir de chacune des deux extrétnités du conduit interorbitaire qui vient d'être pratiqué, une section oblique qui va de chaque côté rejoindre le bord de Torificc cordiforme des fosses nasales, et de cette manière on ouvre une voie spacieuse, surtout lorsqu'on la
TRAITEMENT CHlhCRGiCAL DRS P0LYPE9 NASOPHARYNGIENS. Û58
complète porl;i section de quelques-unes des lamelles qui, sous le nom de cornets ou de cloisons, pourraient encore exister dans les fosses nasales. Cette voie, large et sûre, permet d atteindre avec le dernier degré de précision tous les points de la voûte nasale et de la voûte pharyngienne.
PI. xxxix.
La planche XXXIX représente le point où en est l'opération alors qne trois scies k chaîne sont placées pour Tablation de la TOÛte du nez. L'une d'elles occupe le canal interorbitaire artificiellement produit par le perforateur. Les deux antres ont été conduites de l'orbite vers la qavité nasale, à travers laquelle elles ontffté ramenées au dehors. Elles ont pour objet de sectionner la pnrtie latérale de la voûte du nez. Elles peuvent être remplacées par la cisaille de Liston, mais seulement chez les jeunes sujets.
Les lettres BH indiquent celle des deux scies à chaîne qui va de Torbite' droite dans la narine droite ; AB, celle qui va de l'orbite gauche dans la narine gaocbe; CD, celle qui passe d'une orbite dans l'autre pour sectionner len attaches frontales des os du nez et l'apophyse montante.
Les choses se présentent alors dans les conditions les plus favorables pour passer au troisième temps de Topération : celui qui consiste à engager la chaîne de Técraseur autour du pédicule du polype.
Pour contourner avec la chaîne de Técraseur les attaches pharyngiennes ou naso-pharyngiennes des polypes de la base (lu crâne, il est plusieurs procédés.
On peut, après avoir introduit Técraseur dans la cavité na-
U%k LEÇONS SUIl LKCRASEMENT LINÉAIRE.
sale, laisser pendre la cliaine de cet instrument dans le foud du pharynx . Deux doi^jts introduits par la bouche jusque dans la cavité pharyngienne étalent cette chaîne et lui fout former une anse que les mêmes doigts refoulent aussi haut que possible vers la base de la tumeur.
Il est encore un autre procédé que j'emploie pour passer un fil conducteur en arrière du pédicule du polype dans les cas où, par son volume et par ses embranchements multiples, il met obstacle à riutiallation delà chaîne d après le procédé ci-dessus indiqué. Je prends deux tubes exactement semblablés à la sonde qu'on emploie pour le catliétérisme de la trompe d'Eustache. Ces tubes ne diffèrent de la sonde en (|uesiion que par un diamètre sensiblement plus grand. De as deux tubes, Tun, plus petit que Tautre, est disposé dételle façon que lextrémité de la canule du plus petit lube peut eue facilement reçue dans l'extrémité de la canule du plus gros.
Les deux tubes sont placés sur les cl&és du pédicule et ^e regardant par leur concavité. ».
Lorsque les deux tubes viennent d'étr^mboités Tun dans lautre, il importe de s assurer de la cons^ation de leui'|>erniéabilité. Dans ce but, on souffle lortemcnt à travers le |i1ih petit lube, et, si le passage de lair se fait sans difficulté, ccsi la preuve (|ue Ton |)eut engager la bougie qui doit servir iK' conducteur au fil destiné à entraîner la chaîne de Técrascur.
On pourrait aussi, afin de prévenir Tengorgemeni des tubr^ par la pénétration dans leur intérieur de quelques parcelle^ du polype au moment où Ton cherche à les enguiner, les pourvoir d'un mandrin (pii ne serait retiré (|u au n)oment mêniG oii étant arrivés bout à bout, ils n'ont plus (jn'à être emboiiôs Tun dans lautre.
L'un de ces instruments est placé de manière à contourner la base du polype par un côtt*. L'autre tube, contournant le côté opposé de la base du polype, vient à la rencontre du premier. Les deux canules semboltent Tune dans Tautre, et vous avez alors un canal métalli(pie entourant tout le pc'dicule de la tumeur en arrière. Il snifit alors d'introduire par le tube le
TRAITEMENT CHIBUAGJCAL DES POLYPES NASO-PHAEYNGIENS. k%i
moins volumineux Tune de ces boujjics élastiques dites filiformes, d'une longueur assez considérable pour que cette bougie, quand elle est poussée à travers le plus petit des tubes, vienne sortir par un trajet récurrent jusqu'au pavillon du plus gros. On désemboîte les tubes, on les retire chacun de son côté. Ils laissent alors, sous forme danse, autour du collet de la tumeur, la bougie qui les a traversés. A lune des extrémités de la bougie on attache un fil qui entraine avec lui la chaîne de Técraseur, laquelle se trouve ainsi disposée autour de la base de la tumeur. Il ne s'agit plus que de réartîcuier avec la crémaillère celle des deux extrémités de la chaîne qui avait été attachée au fil conducteur, et Ion termine